11 novembre 2009
Les soeurs Corbi ---- Corbasson
MD et MC Corbi sont deux sœurs jumelles célibataires et
totalement parisiennes, qui ont atteint la soixantaine et qui vivent ensemble.
Elles sont très économes et trouvent toujours plein de petits trucs pour
économiser mais par contre, elles ne limitent pas le temps passé à aider leur
prochain dans différentes associations caritatives. Mais elles vont
s'improviser détectives le jour où leur voisine meurt brusquement …
Tout de suite charmée par le dessin crayonné très rétro et par les couleurs douces de l'album, je ne m'étais pas vraiment souciée de l'histoire qu'il allait aborder. Mais là, grosse déception : le scénario est creux, sans surprise, et si les dessins sont pourtant très réussis, je n'ai jamais réussi à penser que ces deux sœurs avaient la soixantaine ! On dirait plutôt des mannequins d'une trentaine d'années … et encore !!! L'idée de départ, d'avoir des héroïnes mûres, était pourtant excellente mais elle a été mal exploitée. Quant aux rebondissements de l'histoire, ils n'ont pas de quoi tenir en haleine et tous les personnages même les méchants sont bien gentillets et fades. Néanmoins, j'ai aimé le petit côté suranné de l'ensemble et la qualité graphique mais cela n'efface pas le manque de consistance et la banalité d'une histoire qui a eu du mal à maintenir mon attention.
10 novembre 2009
Albert le magnifique ---- Daniel Blancou
Albert est un employé modèle qui mène une vie tranquille
entre son travail et sa femme. Il essaie toujours d'atteindre la perfection, de
soigner son apparence et de ne jamais faire d'erreurs au boulot. La clé de son
succès semble résider dans des petites pilules qu'il avale quotidiennement mais
le drame survient quand leur fabrication est arrêtée pour cause de risques médicaux
…
Je m'attendais totalement à autre chose quand j'ai emprunté cet album à la biblio car je n'avais feuilleté que les premières pages et que le dessin tout simple me plaisait bien. Je pensais que l'histoire allait parler du travail de bureau mais ce n'est pas du tout ça ! Tout d'abord, l'ambiance très bureaucratisée et déshumanisée m'a fait penser au film "Brazil" (de Terry Gilliam, excellent film pour ceux qui ne le connaissent pas). Les gens ne sont là que pour travailler, la moindre erreur signe leur renvoi. Autant dire que cela ne donne pas envie de vivre dans un tel monde. Et pourtant, Albert va tout faire pour y rester intégré même si une profonde transformation (thème principal de l'album) va lui mettre des bâtons dans les roues. Mais autant le début m'a plu, autant l'évolution de cette mutation m'a déçue, me rappelant trop le premier album de cet auteur, que je n'avais que moyennement apprécié (voir Le roi de la savane). Pourtant, la réflexion sur l'attitude des hommes, qu'ils soient simples employés, passants dans la rue, écologistes militants, policiers, est plutôt bien rendue et provoque la réflexion. Néanmoins, j'ai presque trouvé plus de plaisir à lire les petites annonces en début et fin d'album qu'à lire l'histoire d'Albert proprement dite !
09 novembre 2009
Le chant du pluvier ---- Laprun, Béhé et Surcouf
Guilhèm, qui vit et travaille au Groenland, rentre dans le
Béarn, sa région d'origine pour l'enterrement de sa mère, morte des suites
d'une longue maladie. Son père, qui élève des volailles, n'est pas très bavard
et Marilis, la sœur de Guilhèm, dirige la maison. La tension entre eux est
palpable et le jeune homme invite son père, qui n'a pourtant jamais quitté sa
région, à venir passer quelques semaines au Groenland, histoire de lui changer
les idées. Le vieil homme décide d'y aller, à la plus grande surprise de tous …
Cet album au graphisme simple mais agréable décrit la vie d'une famille qui essaie de se reconstruire après le décès de la mère. Guilhèm ne sent pas proche de son père, ni de sa sœur et il se sent souvent en trop mais il décide malgré tout d'effectuer une tentative de rapprochement vers son père, peu loquace et peu démonstratif. Un voyage dépaysant semble donc logique et cela donne aussi l'occasion à la sœur restée seule au pays de pouvoir se créer une vie propre. De plus, les auteurs décrivent le Groenland d'une façon qui sonne très juste car ils sont allés sur place et cela se ressent dans les dessins et les détails. Les personnages sont bien décrits, même si je ne les ai pas trouvés très attachants. Pourtant, on comprend leur attitude, la distance qu'ils créent pour se protéger, les difficultés de partager leurs sentiments avec les gens qui leur sont chers. Au fil de l'histoire, qui alterne entre le Groenland, le Béarn et le passé (et les auteurs ont utilisé brillamment des alternances de couleurs) , on découvre un secret de famille qui vient peser sur les relations entre les trois protagonistes. Cela donne un album à la fois intimiste et généraliste (on y aborde aussi des thèmes comme l'écologie, le réchauffement climatique ou l'ethnologie), qui se lit avec plaisir et facilité.
Pour compléter cette lecture, les auteurs ont créé un joli site : Le chant du pluvier.
05 novembre 2009
Fatherland ---- Robert Harris
L'Allemagne d'Hitler a gagné la guerre et l'Europe est
sous l'égémonie teutone. Seul le front de l'Est, situé des milliers de
kilomètres après Moscou, est source de conflits. En 1964, le président
américain Jospeh Kennedy doit rencontrer le Fürher pour signer un traité
d'entente pacifique. Mais quelques jours avant, le corps d'un haut dignitaire SS
à la retraite est découvert noyé à Berlin. Xavier March, inspecteur de police
divorcé, se charge de l'enquête mais la Gestapo vient s'intéresser à l'affaire,
qui ne semble pas être un évènement isolé …
Je suis une fan des uchronies et cela faisait un petit moment que ce titre me faisait de l'œil. L'auteur réussit à créer un monde dominé par les nazis allemands et cela donne une atmosphère glaciale et effrayante, pas vraiment différente de celle de l'URSS de Staline, avec les délations et la méfiance de tous envers tout le monde. Mais c'est aussi une façon d'aborder une part de l'Histoire d'une autre façon et cela donne à réfléchir sur l'attitude et la réaction des personnages. D'ailleurs, l'auteur utilise plusieurs personnalités ayant vraiment existé dans le roman pour le rendre plus crédible et monte ainsi une enquête à rebondissements, émaillée de quelques faits ou documents réels. J'ai eu un peu de mal avec le style que j'ai trouvé assez vieillot (et pourtant le livre date des années 1990) et le début un peu long mais les personnages sont bien campés et font oublier les autres petits défauts. La fin m'a particulièrement plu car elle est très crédible. Dans le même genre, il y a aussi "K" de Daniel Easterman que j'ai quand même préféré au roman de Robert Harris mais "Fatherland" reste un très bon livre à lire !
02 novembre 2009
Tag tag tag ...
Me
revoilà taguée par mon amie Charlie Bobine ... cela faisait vraiment très longtemps que je
n'avais pas participé à ces petits questionnaires sympathiques mais
bon, comme vous l'avez sûrement remarqué ;), je suis complètement
larguée en ce moment (j'accumule les retards partout !)
1. Si on vous proposait d'écrire votre biographie, vous prendriez qui pour nègre ? (eh oui, tout le monde n'a pas un don pour la littérature)
Je ne vois vraiment pas qui ma biographie pourrait intéresser !!! Enfin quoi, je n'ai pas une vie si palpitante que ça ;) mdr ! Je crois que je ne chercherai pas un nègre pour l'écrire mais j'essaierai plutôt de dissuader une telle production !
2. Vous êtes en train de lire le tout dernier chapitre d'un livre, celui qui vous a fait passer une nuit blanche, la fin qui vous fait saliver (notez le jeu de mots siouplé) depuis une centaines de pages... Lorsque survient un homme, torse nu. On va dire qu'il s'appelle... Daniel Craig. Il a l'air chagrin. Il a une petite douleur à l'épaule, et est persuadé qu'un petit massage lui ferait le plus grand bien. Que faites-vous ? (PS pour les garçons : à la place de Daniel Craig, merci de comprendre... Allez, soyons fous, Scarlett Johansson, mais en bikini, pas torse nu !)
Bon, Daniel Craig n'aurait aucune chance de me sortir d'un livre ou de quoi que ce soit d'autre (je crois que je préfèrerais même continuer à faire ... tiens, le ménage et pourtant, je n'aime pas ça ! mdr !). Mais disons que pour l'amour du jeu, un homme qui me plairait arriverait chez moi pour son massage ... et bien, il a intérêt à savoir me convaincre car je ne suis pas à sa botte ! Quoi, ce monsieur, que je ne connais pas, se radine en voulant un massage ... manque pas de culot, celui-là ! Maintenant, ce serait mon chéri, bien sûr que je m'arrêterai de lire pour le masser mais un inconnu, pff, il n'a aucune chance que je me plie à ses 4 volontés ... ce sera d'abord à lui de me masser pendant que je finis tranquillement mon livre ... et après, on verra ;)
3. C'est la fin du monde. Quel livre mettriez-vous dans la capsule qui sauvegardera une trace de l'humanité ? (voudriez-vous vraiment que ce soit Orgueil et Préjugés ?)
Un livre, qui plus est un roman, serait-il vraiment représentatif de l'humanité ? Je ne pense pas, à moins que ce soit un dictionnaire ou une encyclopédie, avec les bons et les mauvais côtés de l'Homme !
4. Quelle est pour vous la pause lecture idéale ?
Un roman sans prise de tête, avec une bonne histoire et des personnages attachants qu'on aurait envie de connaitre. Quant aux conditions de lecture, au chaud, dans un lit de préférence (mais pas obligatoirement), avec les minettes à proximité (pour me tenir encore plus chaud ! mdr !) et mon chéri pas loin non plus (mais bon, lui ne lit pas vraiment alors probablement qu'il serait en train de dormir !). Mais je ne suis pas difficile, je peux lire n'importe où n'importe quand !
5. Si vous aviez le pouvoir de trucider/effacer un personnage de roman, ce serait qui ?
Aucune idée ! Les méchants ont toujours un côté fascinant alors je pense que je serais encline à trucider un personnage pompeux ou bien celui d'une fille écervelée (pour ne pas dire décérébrée !) mais aucun nom ne me vient à l'esprit !
6. Sauveriez-vous Voldemort, juste pour avoir un huitième tome ?
Non. Il vaut mieux terminer une série quand elle est au top plutôt que de la voir se casser la figure en la traînant en longueur pour des raisons pécunières.
7. Jusqu'où êtes-vous allé pour un livre ?
Comme Charlie Bobine, je suis allée jusqu'à mentir à mon chéri sur mes achats de livres (pas vraiment sur les prix mais sur les quantités) ! Mais je suis devenue beaucoup plus raisonnable maintenant ;) mdr !
8. Si vous pouviez retourner dans le passé rencontrer un auteur. Ce serait qui ? Quelles seraient vos toutes premières paroles ?
Je
ne suis pas très fan des rencontres avec les auteurs ! Si c'est pour une conférence où ils parlent de leurs livres, ça va mais sinon, je ne sais jamais quoi leur dire vraiment ! Ma première parole serait probablement "bonjour" :) Mais après ça, je calerai sûrement !
9. Décrivez la bibliothèque (personnelle ou pas) de vos rêves.
Basiquement, ce serait ma bibliothèque actuelle mais en beaucoup plus grand pour pouvoir correctement ranger mes livres sur les étagères (et pas en piles comme c'est le cas !) et puis aussi un fauteuil ou un canapé confortable (la porte de ma biblio n'est pas assez large pour en laisser passer un !!!). J'aimerais aussi une table pour y poser mon ordinateur (qui comporterait l'inventaire de la biblio !). Mais je ne vais pas trop me plaindre car j'ai quand même une pièce de ma maison dédiée aux livres et c'est déjà bien :)
10. Vous retournez dans le passé (décidément, bande de veinards !), en pleine 2ème guerre mondiale. Quel livre donneriez-vous à Hitler pour qu'il arrête de cramer des bouquins ?
Je ne donnerais pas de livre à Hitler ... j'essaierais de trouver un bon gros pavé bien lourd et je le frapperais avec jusqu'à ce qu'il ne se relève plus jamais !!!
Bon, je pense que beaucoup ont déjà répondu à ces questions mais il me semble que Sylire y a échappé alors je lui passe le relais si elle a le temps de s'y mettre :)
31 octobre 2009
La promesse des ténèbres ---- Maxime Chattam
New York,
décembre 2000. Brady est journaliste indépendant et est marié à Annabel,
une inspectrice de la police de la Grosse Pomme. Leurs vies semblent bien
rangées et normales jusqu'au jour où Brady est mis en contact avec Rubis, une
jeune actrice de porno trash, qui se suicide devant ses yeux. Brady veut alors
comprendre pourquoi cette jeune femme triste en est arrivée là et il va plonger
au cœur des ténèbres et du monde souterrain s'étendant sous la mégapole …
Pour les fans de Maxime Chattam, ce roman se situe avant la Trilogie du
Mal car on y retrouve Annabel et son collègue flic Jack qui apparaissaient dans
"In tenebris", que j'avais beaucoup aimé à l'époque (mais pas de
billet dessus malheureusement). Pour ce nouvel opus, l'histoire se concentre
sur le personnage du mari d'Annabel, Brady, que j'ai trouvé fade et peu
attachant. Je dois dire que je me suis peu souciée de ce qui pouvait lui
arriver et j'ai même eu un certain plaisir à la fin (sans révéler celle-ci,
bien sûr !), qui m'a semblé très méritée ! Les thèmes abordés (porno trash,
snuff movies, violence et sexe, SDF …) sont néanmoins intéressants à défaut
d'être originaux mais la partie sur le peuple-taupe vivant dans les souterrains
de New York est passionnante et donne envie d'en savoir plus (je me rappelle
avoir vu un reportage là-dessus, qui m'avait déjà fasciné à l'époque). Sinon,
comme pour les autres romans de l'auteur, on flirte toujours un peu avec le
fantastique et la violence est omniprésente (alors âmes sensibles s'abstenir !)
mais je ne me suis pas jetée sur le livre dès que j'avais un moment.
D'ailleurs, il m'a fallu plusieurs jours pour en venir à bout, ce qui n'est pas
très bon signe pour un thriller, du moins à mes yeux ! J'ai aussi été irritée
par certaines tournures de phrases (du style "en montant les yeux" au
lieu de "en levant les yeux") qui laissent à penser qu'il serait
peut-être temps pour Chattam de produire moins souvent mais mieux, défauts que
j'ai aussi trouvés dans mes dernières lectures de cet auteur. Donc, pour moi,
un roman qui, malgré son titre, n'a pas tenu ses promesses !
L'avis de La liseuse.
28 octobre 2009
La chorale des maîtres bouchers ---- Louise Erdrich
Dans l'Allemagne vaincue de 1918, Fidelis Waldvogel, fils
de boucher et tireur d'élite, a survécu au conflit. Ayant épousé Eva, la
fiancée enceinte de son meilleur ami qui a été tué à la guerre, Fidelis décide
alors d'aller tenter sa chance en Amérique où il part avec une valise pleine de
saucisses et son jeu de couteaux professionnels. Pensant aller jusqu'à Seattle,
le jeune homme s'arrête finalement à Argus, une petite bourgade du Dakota du
Nord et ouvre une boucherie. Il fait alors venir sa femme et son fils et crée
une chorale où les belles voix masculines d'Argus se réunissent. Roy,
l'alcoolique notoire de la ville, en fait partie et sa fille Delphine, qui
vient de revenir à Argus depuis peu, aide à la boucherie et à la vie
quotidienne des Waldvogel car elle s'est liée d'amitié avec Eva …
Cela ne fut pas facile de faire un résumé de ce roman tant il est complexe. Au vu du titre et de la 4ème de couverture, on pourrait penser que la musique, la chanson, les bouchers et Fidelis vont être très présents mais je n'ai pas trouvé que c'était le cas. Pour moi, c'est surtout l'histoire de Delphine qui est racontée ici et celle-ci est intimement liée à la famille Waldvogel mais l'auteure s'est focalisée sur la jeune femme qui revient dans sa ville d'enfance et qui essaie de trouver un équilibre dans sa vie. J'ai eu un peu de mal pendant les cinquante premières pages car on découvre Fidelis, puis Delphine sans comprendre ni voir où tout cela va aller (j'ai même eu la sensation de lire deux livres totalement différents par moments). Ensuite, j'ai été charmée par la direction que l'histoire prenait, Delphine étant un personnage attachant et très fouillé. Ses relations avec les différents personnages du roman, qui sont eux aussi très réussis, sont variées, riches et complexes. Par contre, j'ai vraiment été déçue par la fin : le livre se termine sur une révélation qui arrive un peu comme un cheveu sur la soupe et je n'ai pas trouvé qu'elle apportait une nouvelle dimension au roman. Par contre, certaines choses sont laissées dans le flou alors que j'aurais aimé en savoir plus (sur le destin de certains personnages entre autres). L'ensemble est rempli d'anecdotes (apparemment, l'auteure s'est inspirée un peu de son histoire familiale), d'émotion et même parfois d'humour mais avec cette fin que j'ai trouvée décevante, cela fut une lecture un peu mitigée pour moi !
Les avis de Papillon et Kathel.
27 octobre 2009
Les équilibres instables ---- Loïc Dauvillier et Clokta
Les apparences sont souvent trompeuses et ce que l'on voit
n'est pas toujours ce qui est. Ces petites histoires l'illustrent parfaitement
: pourquoi ce jeune homme suit-il une femme jusque dans un café ou bien comment
réagir lors d'une opération de télémarketing …
Cinq petites histoires composent cet album un peu trop vite lu à mon goût. Le dessin ressemble à ceux que l'on peut voir sur certains blogs graphiques mais j'aime beaucoup ce style sans fioriture et plutôt moderne. Pas de couleurs, hormis le noir et blanc et un dégradé de tons rosés, que j'ai trouvé très reposants pour les yeux. Les chutes des histoires en font leur richesse et on ne s'y attend pas toujours ! Les auteurs partent de situations banales et les transforment en histoires originales, souvent avec une pointe d'émotion ou d'ironie. J'ai bien aimé mais je pense qu'il y avait encore matière à ajouter 3 ou 4 histoires de plus à l'album !
26 octobre 2009
La bicyclette rouge (tomes 1 à 3) ---- Kim Dong Hwa
Tome 2 : Les roses trémières
Tome 3 : Les mères
Dans la région imaginaire de Yahwarin, le facteur distribue le courrier au fil des saisons. Sur sa bicyclette rouge, il va de maisons en maisons, toutes à des adresses pleines de poésie et c'est l'occasion de découvrir la vie des habitants du coin, des familles, des paysans, des couples qui se chamaillent parfois mais qui s'aiment malgré tout …
Ce manhwa (manga coréen) est signé du même auteur que "Histoire couleur terre" ou "La mal aimée" et là encore, on découvre une Corée paisible et tournée vers la nature. Les habitants restent simples mais très humains, avec leurs défauts et leurs qualités, leurs petits problèmes (comme le départ des enfants devenus grands qui vont travailler en ville). L'ensemble est rempli de poésie, le rythme est lent (comme une promenade en bicyclette) et permet de rêver, de détailler les dessins tout simples mais magnifiques, avec des couleurs très claires. Les petites histoires racontées au fil des tournées sont remplies d'émotion ou d'humour (surtout dans le tome 3 où un couple âgé n'arrête pas de s'envoyer des piques … je les ai beaucoup appréciés !). Voilà une lecture paisible qui apporte un bien-être et une sérénité qui font du bien !
L'avis d'Hélène, de Jean-François et de Michel.
21 octobre 2009
Little bird ---- Craig Johnson
Dans le comté d'Absaroka, dans le Wyoming, le shérif Walt
Longmire fait régner l'ordre depuis une vingtaine d'années. En général, tout se
passe bien et les relations entre les différentes communautés sont tranquilles
mais deux ans auparavant, une jeune Indienne, Melissa Little Bird, avait été
violée par quatre jeunes adolescents blancs. Le procès avait été décevant car
les accusés n'avaient écopé que de petites peines avec sursis et les tensions
en avaient découlé. Alors, quand le corps de Cody Pritchard, un des jeunes
coupables, est retrouvé près de la réserve cheyenne, Walt a peur de se retrouver
face à une vengeance …
Me revoilà avec un roman policier car je suis dans l'humeur d'en lire en
ce moment ! Cette fois-ci encore, ce fut une bonne pioche car j'ai trouvé ce
roman, premier d'une série avec le shérif Walt Longmire, passionnant. Tout
d'abord, c'est exceptionnel mais je n'ai pas trouvé rapidement le coupable et
ça, ça a le mérite d'être souligné ! Le mélange de deux communautés est assez
intéressant, même si on survole assez la partie indienne, et cela donne une
autre dimension au roman, qui aurait pu être relativement banal autrement. Les
grands espaces du Wyoming tiennent aussi une grande place dans le livre,
surtout la météo qui va se "mettre en travers" de l'enquête si je
peux dire ainsi car un blizzard va sévir. Mais ce qui m'a complètement charmée,
ce sont les personnages et particulièrement celui de Walt, très bourru mais
très attachant et avec un humour que j'adore. Son ami Henry Standing Bear n'est
pas mal non plus et le reste est à l'avenant. Par contre, je conseille aux lecteurs
intéressés de ne pas trop mettre de temps lors de cette lecture pour ne pas
risquer d'oublier les noms des personnages car ils sont assez nombreux. De
toute façon, vu l'histoire, moi, j'ai eu du mal à poser ce livre en fin de
journée alors je ne pense pas qu'on puisse mettre longtemps pour le lire ! mdr
! Maintenant, comme beaucoup de blogueurs et de blogueuses, j'attends avec
impatience la sortie du prochain volume avec Walt Longmire !
Les avis d'Amanda, Emeraude, Cuné, Papillon, Brize, InColdBlood et Cathulu.







