La bibliothèque du dolmen

20 novembre 2018

Bunny suicides (3 tomes) ---- Andy Riley

Bunnysuicides1

Bunnysuicides2

Bunnysuicides3

 

 

 

 

Tome 1 : The book of bunny suicides
Tome 2 : Return of the bunny suicides
Tome 3 : Dawn of the bunny suicides

Certains lapins sont dépressifs et veulent en finir avec la vie. Mais pourquoi partir de façon banale alors qu’il existe tant de manières de se suicider ? Il y a des moyens sportifs, tel le javelot ou le rugby, des moyens qui nécessitent de la patience, d’autres qui ont recours à la nature (et aux insectes par exemple), certains ont besoin d’objets du quotidien (comme un tire-bouchon ou un grille-pain), d’autres nécessitent de voyager …

Je ne vais énumérer tous les moyens d’en finir avec la vie que ces pauvres lapins inventent. Et on peut dire qu’ils ont une imagination débordante ! Quasiment aucun texte dans ces trois albums mais le sujet n’a besoin qu’un visuel, parfois même un seul dessin alors que d’autres fois, il y a plusieurs vignettes qui illustrent le déroulement du moment fatal. Je me suis d’ailleurs posé la question : pourquoi certains suicides sont juste suggérés alors que d’autres sont très détaillés ? Ils sont en général pourtant assez simples à comprendre mais néanmoins, certains ne sont pas très clairs : le problème, c’est que ce n’est pas forcément ceux-là qui bénéficient de plusieurs vignettes explicatives ! Le graphisme noir et blanc est simple et épuré (heureusement qu’il n’y a pas de couleurs sinon ce serait vraiment horrible !). Mais c’est une lecture qui m’a laissée un peu perplexe. D’accord, j’aime bien les lapins, c’est mignon et j’avoue que je ne mange jamais de lapin (ni de canard ni de homard ni de cheval) mais je ne suis pas facilement mise mal à l’aise par ce genre de sujet (regarder un film d’horreur ne m’effraie pas ni ne me traumatise pas). Pourtant, je me suis demandée quel était l’intérêt de ce défilé de moyens d’en finir. Certes, je suis admirative devant l’inventivité de ces lapins mais comme ils ne sont pas forcément à la fête dans la vie réelle, cela m’a un peu gênée (le pire c’est qu’actuellement dans ma région, il y a un tueur de lapins qui sévit chez les particuliers, tuant les pauvres lapins en clapier … c’est horrible !). En plus, je ne peux pas dire que j’ai beaucoup ri lors de cette lecture : il y a quelques moments savoureux (souvent en rapport avec des films connus comme Liaison fatale) mais ils sont trop peu nombreux pour que je qualifie l’ensemble de réussite d’humour noir (pourtant, c’est un style que j’affectionne). L’avantage, c’est que c’est vite lu mais c’est aussi vite oublié !

*Lu en anglais*

Les titres français de ces 3 albums sont dans l'ordre : Le coup du lapin : adieu monde cruel !  et Le coup du lapin 2 : les lapins suicidaires les plus drôles du Royaume-Uni sont de retour ! et Le coup du lapin 3 : morts 100% inédites !

L'avis de Canel.

Posté par sassenach à 05:15 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


19 novembre 2018

Comment écrire un polar suédois sans se fatiguer ---- Henrik Lange

CommentecrireunpolarsuedoisLes polars suédois ont la côte depuis quelques années. Mais comment font les écrivains de ce pays pour créer autant d’histoires à succès. C’est simple, voici la recette : il y a un mort et quelqu’un doit découvrir pourquoi et qui l’a éventuellement tué. Tout le reste n’est que remplissage ! Il faut tout de suite rentrer dans le vif de l’action en plaçant le mort dans les premières pages, créer une ambiance (avec une météo bien particulière), choisir un lieu (histoire d’y faire progresser le tourisme une fois le polar publié), avoir un flic  subissant des problèmes familiaux …

Vous vous doutez bien que je n’allais pas vous donner tous les ingrédients de la recette du polar suédois dans mon résumé ! Cet album est à mi-chemin entre le livre classique car il y a du texte et la BD car il y a des dessins noir et blanc pour illustrer ce texte (souvent expliqués par plein de petites légendes les détaillant). Le graphisme est assez foncé (disons qu’il y a plus de noir que de blanc) et peut un peu rebuter au départ (il y a aussi un petit côté brouillon dans le dessin qui ne facilite pas au premier abord). Mais je m’y suis vite habituée car il est bien dans le ton du texte, en ayant beaucoup d’aspects amusants. L’auteur aborde en détail toutes les petites choses qui font un polar : les préfaces et les références en 4ème de couverture ou sur les bandeaux publicitaires, la mise en place de l’histoire, la création des personnages, le développement en courts chapitres, les rebondissements et retournements de situation nécessaires, et j’en oublie, le tout avec beaucoup d’humour, d‘ironie et de justesse. Parce quand on y réflechit, ce qu’il raconte, c’est vraiment ce qu’on retrouve dans les polars. De temps en temps, son étude est entrecoupée par l’analyse en quelques vignettes (et une seule page) d’un polar suédois publié. J’en avais lu certains et donc j’ai bien ri de les voir simplifiés ainsi ! Alors quand on aime les polars (suédois ou non !) et qu’on aime la BD, c’est tout à fait le genre d’album qu’on se doit de lire pour passer un bon moment ! En tout cas, l’auteur m’a convaincue par sa bonne analyse du genre et j’ai beaucoup apprécié son humour !

Les avis de Niki, Jostein.

Posté par sassenach à 06:06 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

18 novembre 2018

La griffe du chat ---- Sophie Chabanel

LagriffeduchatChabanelUn homme a été retrouvé mort dans un bar à chats de Lille. Il s’agit du propriétaire des lieux, Nicolas Peyrard, bientôt quarante ans, et marié à Solange, qui a découvert le corps juste après la fermeture, alors qu’elle remontait de la cave où elle était allé mettre la recette du jour dans le coffre. Mais la veuve semble plus contrariée par la disparition de son chat vedette, Ruru, qui semble avoir pris la poudre d’escampette par la porte laissée ouverte, que par la perte de son époux. La commissaire Romano et son équipe sont mis sur l’enquête et ce qui semblait être de prime abord un suicide pourrait se révéler être un meurtre et le chat Ruru victime d’un enlèvement …

Comme vous pouvez vous en douter, c’est le titre faisant référence à un chat qui m’a poussée vers ce polar. Et parfois, le hasard fait bien les choses car je me suis beaucoup amusée lors de cette lecture. Dès le début, le ton est donné : la commissaire Romano n’a pas la langue dans sa poche, a des idées bien arrêtées et n’est pas tendre avec quiconque sauf son équipe qu’elle a tendance à materner (bien qu’elle se refuse à fonder une quelconque famille). En plus, cerise sur le gâteau, le crime a eu lieu dans un bar à chats mais au final, la présence des félins est plutôt anecdotique. L’enquête est menée tambour battant, avec des moments hauts en couleur et plutôt amusants. Franchement, je ne m’attendais pas du tout à ce genre de polar mais l’auteure a la plume piquante et enlevée et les pages se dévorent à toute vitesse. Pour les gens qui connaissent la région de Lille, ce doit être aussi un petit plus de voir citer certains lieux mais comme de mon côté, je ne connais pas du tout, cela ne m’a pas vraiment interpellé. Mais ça change de Paris, une ville qui est parfois un peu trop présente dans les romans (et que je connais pas beaucoup non plus). Je me suis très rapidement attachée à la commissaire Romano et j’ai trouvé qu’elle avait des réflexions actuelles (sur la place des femmes par exemple … on prend souvent ses adjoints pour le commissaire car pour certains, il est impensable que ce poste revienne à une femme). Le suspense est présent et il y a un peu d’action et des rebondissements et il n’est pas forcément évident de deviner le coupable, ce qui est une bonne chose ! C’est un polar qui, avec un autre titre, aurait pu passer inaperçu sur mon radar à livres mais que je suis très contente d’avoir lu car j’ai passé un excellent moment. Si l’auteure veut continuer les aventures policières du commissaire Romane, nul doute que je la suivrai !

Posté par sassenach à 05:45 - - Commentaires [2] - Permalien [#]

17 novembre 2018

La vérité sur les chats (La vérité sur ... tome 18) ---- Monsieur B.

LaveritesurleschatsLe chat est l’animal de compagnie préféré des Français et il est très à la mode : on le voit partout sur Internet, des émissions de télé sont faites autour de lui. Mais le connaît-on vraiment si bien que ça ? C’est quoi un chat ? Comment est sa relation avec les humains, avec des autres chats, avec les chiens ? Quelle est sa personnalité, quelles sont ses activités ? Voilà toute une série de questions auxquelles l’album va s’efforcer de répondre …

Eh oui, encore un album sur les chats me direz-vous ! Bon, c’est juste que j’avais l’occasion de le lire sinon, je n’aurais pas fait de détour pour aller dénicher cet album. Pourtant, j’ai lu un autre titre de Monsieur B. que j’avais assez apprécié (C’était mieux hier ?). C’est juste que cette série « La vérité sur … » avec ses multiples tomes (celui sur les chats est quand même le 18ème mais n'est pas récent ... 2004)  ne m’attire pas vraiment. L’album se décompose sous la forme d’un sujet par page, introduit par une citation soit-disant attribuée à des personnes connues et qui sont parfois limite mauvais goût. Les cinq vignettes illustrent donc différents cas : la personnalité du chat, ses réflexes, son alimentation, ses peurs, ses activités et j’en passe. C’est assez basique, pas franchement amusant et en plus, il y a de nombreuses coquilles dans le texte ! Le dessin est moderne, bien dans le ton de l’humour et assez vivant mais sans grand caractère (je suppose que c’est voulu pour qu’il y ait une sorte d’unité dans les différents tomes de la série vu qu’il y a parfois (2 ou 3 fois maximum) un autre dessinateur aux commandes. Disons que je trouve le style graphique typique de ces séries d’humour telles que Les femmes en blanc, Pierre Tombal et autres. Au final, ce fut une lecture mitigée car décevante : je n’ai rien appris de plus et en plus, je n’ai pas souvent ri !

Posté par sassenach à 05:39 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

16 novembre 2018

50 nuances de Grecs tome 1 ---- Jul et Charles Pépin

50nuancesdegrecs1La mythologie grecque est riche en Dieux, héros, monstres et aventures en tous genres : il y a Zeus et ses nombreuses conquêtes, la jalousie de sa femme Héra, les humains en charge de mission, comme Jason et ses Argonautes, les luttes de pouvoir pour se débarrasser des Titans, le cas d’Hercule et ses travaux et bien d’autres …

Après avoir lu les albums sur les philosophes (La planète des sages et Platon La Gaffe) de ces mêmes auteurs, me voilà plongée dans la mythologie grecque avec un titre qui annonce la couleur : il y aura de nombreux thèmes abordés et l’humour sera forcément présent, que ce soit avec des jeux de mots ou des réflexions ironiques. Et bien sûr, ce sera chaud aussi car Zeus ne dit jamais non à une belle femme ! Comme pour les autres albums, chaque sujet est présenté sur la forme d’une ou deux planches de dessins très amusants et colorés et on y reconnaît bien le style de Jul. Ensuite vient un texte sur une ou deux pages rédigé de façon subtile et cocasse par Charles Pépin, qui connaît bien le sujet et sait le présenter de façon abordable qui donne envie d’en apprendre plus. On voit aussi que les réactions et les motivations de tous ces Grecs, Dieux ou non, ne sont pas très différentes de celles du commun des mortels de notre époque … à part que certains ont des super-pouvoirs contrairement à nous. Il faut un certain temps pour lire l’album car il est assez dense et en plus, il se savoure. C’est une lecture qui allie érudition et humour et les deux font bon ménage. Vivement le tome 2 ! 

L'avis de Canel.

Posté par sassenach à 05:05 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


15 novembre 2018

Only human (Trop humains) (Themis Files tome 3) ---- Sylvain Neuvel

OnlyhumanDix ans ont passé depuis les derniers évènements tragiques qui ont secoué la Terre entière. Les Etats-Unis ont profité du chaos et de la peur générale pour étendre leur hégémonie sur de nombreux pays, s’imposant après avoir réparé un des robots géants qui avait été laissé pour mort par ceux qui l’avaient envoyé. Pendant ce temps, le docteur Rose Franklin, Vincent Couture et sa fille Eva et le général Eugène Govender, qui fêtaient leur victoire à bord de Themis se sont vus transportés à l’intérieur du robot vers une planète inconnue et lointaine, Esat Ekt. Celle-ci est habitée par des êtres similaires aux humains mais au comportement totalement différent : leurs connaissances sont infiniment supérieures, ce sont eux qui ont créé et envoyé les robots sur Terre et ils ne veulent surtout pas influencer la vie sur les autres planètes. Pour Rose et ses amis, c’est l’occasion de découvrir de nouvelles choses et d’essayer de s’adapter et de comprendre ce peuple mais il est aussi tentant d’essayer de retourner sur Terre …

Dernier tome de cette excellente trilogie, je n’ai pas attendu pour me plonger dans cette lecture (en fait, j’ai enchainé la lecture des trois tomes à la suite) car j’avais très envie de voir où l’histoire allait nous mener. Comme plusieurs années ont passé entre le tome 2 et le 3, l’auteur a pu faire évoluer ses personnages et créer un contexte totalement différent des deux premiers opus. L’ordre mondial a été chamboulé et franchement, ce qui en est ressorti ne donne pas vraiment envie de vivre dans un tel monde. Parallèlement, on découvre la vie des personnages auxquels je me suis attachée installés sur une autre planète. La société de celle-ci est très différente de la Terre mais si certains côtés sont sympathiques, tout est loin d’être parfait. D’ailleurs, l’auteur met bien cela en valeur en comparant les ressentis de Rose, qui est fascinée par ce nouvel environnement, et de Vincent, qui pense surtout à retourner sur Terre. Quant à Eva, comme elle arrive sur Esat Ekt en tant qu’enfant, elle va grandir et s’adapter sans problème et considère cette planète comme la sienne. Malgré une évolution très poussée des habitants, les Ekt, on voit aussi qu’ils ne sont pas à l’abri des mêmes problèmes que les humains : tensions, difficulté d’intégration des non-Ekt, révolte et manipulation des pouvoirs en place. Tout cela permet d’aborder des questions variées et de provoquer la réflexion. Mais l’action n’est pas en reste, de même que l’humour qui reste toujours bien présent. La fin est assez étonnante et ne manque de piquant et d’ironie. Elle est aussi à la hauteur de l’ensemble car elle reste très humaine dans son imperfection. Voilà donc une trilogie vraiment intéressante et originale, qui mélange différents genres, science-fiction, technologie, action, réflexions sociologique et philosophique, humour, relations humaines, suspense, de façon très réussie. En tout cas, je me suis régalée lors la lecture de ces trois tomes et je suis un peu triste de quitter Rose, Vincent et compagnie !

*Lu en anglais*

Titre français : Trop humains - Les dossiers Themis tome 3

Posté par sassenach à 06:23 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

14 novembre 2018

The cabin at the end of the world ---- Paul Tremblay

ThecabinattheendoftheworldWen, bientôt huit ans, est occupée par une belle après-midi d’été à ramasser des sauterelles dans le but de les étudier. Elle a eu l’autorisation de sortir dans le champ jouxtant la maison de vacances louée au bord d’un lac du New-Hampshire et isolée de la civilisation. En effet, le premier voisin est à plusieurs miles et seule la nature se manifeste par son activité estivale. Andrew et Eric, ses deux papas qui l’ont adoptée peu après sa naissance en Chine, sont restés dans le chalet, à l’abri de la chaleur. Quand un jeune homme très grand apparaît au bord du terrain, prêt à entamer une conversation avec Wen, la petite fille ne sait plus ce qu’elle doit faire : elle ne doit pas parler aux étrangers mais elle n’ose pas rentrer non plus et le garçon lui propose de l’aider à capturer les insectes. Mais il lui annonce aussi qu’il n’est pas là par hasard. Lui et ses compagnons, armés d’armes faites maison, sont en mission et il a une proposition à faire aux papas de Wen : il faut qu’ils choisissent de sacrifier un membre de leur famille sinon la fin du monde aura lieu de façon horrible et elle a même déjà commencée …

Je suis dans une phase « livres fantastiques et histoires d’horreur » et après ma déception avec le roman d’Adam Nevill, j’avais vu que ce titre de Paul Tremblay avait reçu de bons avis. Comme je ne connais pas cet auteur, je me suis dit que ce serait bien de le découvrir. Le début est assez lent : Wen est plongée dans sa « récolte » de sauterelles, l’été ralentit tout et la petite fille, à travers ses réflexions personnelles, présente sa vie et sa famille. Et puis, voilà qu’un étranger arrive ! Il semble gentil et poli mais on se doute qu’il y a anguille sous roche. Tout à coup, la tension monte, la cabane est prise d’assaut par ce groupe étrange, aux tenues assorties et aux armes bricolées mais à l’apparence efficace. Avec la mise en place de la proposition complètement folle faite à Andrew et Eric, je me suis demandée dans quelle direction allait se diriger l’histoire : est-ce un groupe de fous ? disent-ils la vérité, avec donc un côté un peu fantastique à l’ensemble ? Forcément, en tant que lecteur, on se met du côté d’Andrew et Eric, qui ne veulent qu’une seule chose : mener leur vie tranquillement et en paix et on comprend qu’ils ne peuvent pas prendre la décision de sacrifier quelqu’un qui leur est proche. Pendant un bon moment, avec les informations lentement distillées, j’ai hésité mais malgré l’atmosphère lourde et angoissante, je n’avais pas tissé de liens avec les personnages (au mieux avec Wen, et encore, pas tant que ça). Après un rebondissement important et un second événement majeur et traumatisant (de mon côté, j’y suis restée assez indifférente), il m’a semblé que le roman commençait à s’enliser, avec une répétition du même genre de phénomènes. La narration alterne entre les différents protagonistes : Wen, Andrew, Eric, Leonard (le jeune homme qui semble diriger le groupe d’assaillants) et les autres membres ayant reçu des visions d’apocalypse. Cela aurait pu avoir un côté intéressant d’avoir le point de vue de tout le monde mais il m’a manqué une certaine profondeur de réflexion. Bien sûr, on peut se dire que dans une situation pareille, on n’a pas vraiment le temps de philosopher ! C’est pour ça que j’ai continué à m’accrocher, espérant voir arriver une étincelle qui allait relancer mon intérêt. Malheureusement, ce petit coup de pouce n’est jamais arrivé et le pire, c’est que la fin ne m’a pas du tout convenu … ça finit en queue de poisson, sans qu’on en sache plus qu’au début … à croire que l’auteur ne savait plus comment se dépatouiller de cette histoire et qu’il s’est arrêté brusquement, comme si lui aussi, s’était lassé du contexte et des personnages. Décidément, je n’ai pas eu de chance avec ce titre-là non plus ! Comme quoi, faire un bon roman effrayant, ce n’est pas franchement si facile que ça !

*Lu en anglais*

Non traduit à ce jour

Posté par sassenach à 06:20 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

13 novembre 2018

Waking Gods (L'éveil des Dieux) (Themis Files tome 2) + File N°1743 des Lost Files ---- Sylvain Neuvel

WakinggodsLondres se réveille en découvrant un gigantesque robot métallique en plein cœur de la ville. Celui-ci ne bouge pas, ne fait rien mais cela inquiète le monde entier. Cela fait dix ans que Themis, le robot reconstitué par une équipe de scientifiques américains a été placée sous la responsabilité de l’EDC, l’Armée de Défense de la Terre (the Earth Defense Corps) qui regroupe de nombreux pays. Et le nouveau robot est encore plus grand que Themis, dont la puissance est tous les jours un sujet d’étonnement et de découverte. Rose pense qu’il est peut-être envoyé sur Terre pour récupérer Themis mais le gouvernement anglais devient nerveux qu’à la présence de ce qu’il considère comme un envahisseur …

Bon, si vous n’avez pas lu le tome 1, vous risquez peut-être quelques spoilers en lisant ce billet, même si je fais attention d’en révéler le moins possible sur les évènements précédents. Mais c’est difficile de parler de ce tome sans en référer aux évènements de l’opus précédent. Themis, le robot découvert précédemment, est devenu partie intégrante du monde depuis une dizaine d’années quand ce tome début. On a appris certaines choses le concernant et comment l’utiliser mais on est loin de le maitriser complètement. Et là, voilà qu’un nouveau robot, encore plus grand (et mâle … Themis est, elle, une femme) apparaît soudainement en plein centre de Londres. Pourquoi est-il là ? Les choses vont forcément vite se gâter vu qu’on a toujours tendance à être agressif quand on a peur. On retrouve la même construction (des chapitres sous forme de dossiers avec un dossier « File N°1743 » en extra sur Internet) et plus ou moins les mêmes personnages avec quelques petits nouveaux. C’est donc un plaisir de se plonger dans cette lecture et de retrouver ceux qu’on aimait bien (et aussi ceux qu’on aime détester !). Le rythme est toujours soutenu, avec de l’action et des moments amusants, d’autres plus tragiques mais ce tome m’est apparu plus sombre que le précédent. Par contre, des thèmes très intéressants sont de mieux en mieux développés : le concept de la différence, de la religion, le vivre ensemble, la tolérance, la famille, la façon de diriger un pays … beaucoup de sujets qui nous touchent tous sont abordés de façon intelligente et originale. C’est étonnant de voir que cette trilogie mélange science-fiction, thriller, sociologie et j’en oublie ! Alors, forcément, arrivée à la dernière page, je ne peux que me jeter sur le troisième et dernier tome ! Je sens que cette trilogie fera partie de mes favoris de l’année !

*Lu en anglais*

Titre français : L'éveil des Dieux - Les dossiers Themis tome 2

Le dossier supplémentaire des Lost Files n'est disponible qu'en anglais

Posté par sassenach à 06:11 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

12 novembre 2018

Derniers jours ---- Adam Nevill

DerniersjoursKyle Freeman est un jeune réalisateur anglais underground spécialisé dans les documentaires en marge : les groupes européens de black metal, les pratiques de sorcellerie à l’université, la disparition de randonneurs près du cercle polaire. Il a réussi à obtenir des succès d’estime mais l’argent ne rentre pas facilement et il est souvent contraint d’accepter des petits boulots. Alors, quand Max Solomon, dirigeant fortuné de Révélation Productions l’engage pour tourner un documentaire sur une secte en activité dans les années 1970 et dont le gourou, Sœur Katherine, a été retrouvée morte en compagnie de plusieurs de ses disciples dans un désert de l’Ouest américain, Kyle est heureux de pouvoir enfin payer ses factures tout en faisant ce qu’il aime le plus : enquêter sur des phénomènes peu courants et qui ont provoqué de nombreuses rumeurs. Avec l’aide de Dan, son ami et collègue, Kyle étudie l’énorme dossier bien documenté fourni par Max et commence par interviewer une ancienne disciple dans la maison londonienne où la secte s’est formée. L’atmosphère est étrange et lourde et le soir venu, Kyle et Dan sont témoins de manifestations inexplicables dans la demeure …

C’est le deuxième roman de cet auteur anglais que je lis (le premier était Apartment 16, que j’avais lu en anglais mais qui est maintenant traduit). A chaque fois, le thème du roman me tente énormément (maison hantée pour le premier, secte et gourou manipulateur dans celui-ci) et si le début du livre est intéressant, l’ensemble tourne vite court en trainant en longueur sans être effrayant. On suit Kyle dans sa rencontre avec les anciens disciples de la secte et effectivement, il se passe quelques petites choses mais franchement, rien qui m’empêcherait de dormir (cette lecture avait même l’effet inverse : je m’endormais dessus) ! Je comprends que l’angoisse peut provenir de choses qu’on ne fait qu’entrepercevoir, de petits bruits, de comportements passés bizarres mais les quelques évènements censés donner froid dans le dos sont noyés au milieu d’une narration générale sur la vie de Kyle et les détails du quotidien. Là aussi, je peux comprendre que l’auteur ait eu envie de provoquer de l’empathie pour Kyle de la part des lecteurs mais trop, c’est trop et ça finit par devenir lassant et répétitif. On voyage pas mal dans le roman : Londres, la campagne normande, le désert américain de l’Arizona mais aussi Seattle ou bien Anvers en Belgique. Là dessus, rien à redire : l’histoire n’est pas statique. Et pourtant, quel que soit l’endroit, j’y ai retrouvé le même ennui de lecture. Certes Kyle est sympathique au départ mais il a fini par me taper sur les nerfs, à se poser les mauvaises questions et à être trop centré sur lui-même. Il y a quelques rebondissements et révélations mais ceux-ci ne sont vraiment pas suffisants pour relancer l’histoire. L’horreur, dans ce livre, ce serait plutôt de voir qu’il me restait encore tant de pages à lire alors que j’avais la sensation que cela faisait des jours et des jours que j’étais plongée dans ce roman ! C’est dommage car, comme je suis intéressée par le résumé, je trouve cette lecture d’autant plus frustrante qu’elle ne tient pas ses promesses. Toutefois, il me semble que j’ai préféré ce titre-là au précédent, même si cette préférence reste toute relative et avec beaucoup de bémols.

Posté par sassenach à 06:05 - - Commentaires [3] - Permalien [#]

11 novembre 2018

Relectures

Comme j'ai dorénavant l'occasion de relire quelques livres dans le cadre de mes différents clubs de lecture (et surtout pour le club lecture de mon village) ou parfois pour le simple plaisir de me replonger dans des livres bien aimés, j'ai décidé de faire un petit billet qui résumera ces relectures de l'année. Je le mettrai à jour à chaque relecture ... je ne pense pas qu'elles dépassent une dizaine de titres au maximum !

Lechatdemathilde

Le chat de Mathilde d'Emily Gravett : je craque à chaque fois devant cet album qui montre un adorable chat qui me rappelle les miens !

 

 

 

 

Legrandtourbillondelavie

Le grand tourbillon de la vie de Voutch : je ris toujours autant devant les absurdités qu'on peut trouver dans notre société actuelle.

 

 

 

 

 

Chroniquesdejerusalem

Chroniques de Jérusalem de Guy Delisle : c'est une lecture qui nous montre une région riche en Histoire et en variété humaine et qui n'est jamais compliquée. En plus, il y a des touches d'humour et j'ai autant apprécié que la première fois.

 

 

 

 

 

Crevesaucisse

Crève saucisse de Pascal Rabaté et Simon Hureau : je me rappelais d'une partie de l'histoire (et particulièrement de ce qui m'avait gênée dans la crédibilité) mais j'avais un peu oublié la fin ! Toujours est-il que j'ai pris du plaisir à relire cet album !

 

 

 

 

 

Unoceandamour

Un océan d'amour de Lupano et Panaccione : pour cette relecture, je dois dire que je me rappelais de beaucoup de chosesn même si cela faisait trois ans depuis ma première lecture ! Il faut dire que j'avais énormément aimé ... donc ça reste bien en mémoire. Je suis toujours aussi fan (et particulièrement de la mouette) !

 

 

 

 

Stationeleven

Station eleven d'Emily St John Mandel : j'avoue que j'étais impatiente de faire cette relecture dans le cadre du club lecture de mon village et je n'ai pas été déçue. J'ai trouvé ce roman aussi excellent que lors ma découverte, voire même peut-être encore mieux car j'ai pu savourer tous les petits détails et les personnages, n'étant pas soumise à la pression de savoir ce qui allait arriver. Je crois que je ne me lasserai jamais de ce livre !

 

 

 

 

Chansondouce

Chanson douce de Leïla Slimani : je me rappelais assez bien ce roman mais cette fois, relu lui aussi dans le cadre du club lecture de mon village, j'ai prêté une double attention aux comportements des parents et de la nounou. Je reste finalement sur mes premières impressions : les parents m'ont profondément agacée et la nounou peut être effrayante mais son histoire et sa psychologie expliquent en partie ses actes. En tout cas, je l'ai toujours trouvé tout aussi bon !

 

 

 

 

Lapetitefilledemonsieurlinh

La petite fille de Monsieur Linh de Philippe Claudel : j'ai, là aussi, relu ce titre dans le cadre du club lecture de mon village. Pourtant, à l'origine, je n'avais pas prévu de le relire, ayant été moyennement convaincue lors ma première lecture. Mais comme je sais qu'il plait à beaucoup, j'ai essayé de voir les choses d'un oeil neuf. Mais malgré toute ma bonne volonté, je suis à nouveau restée assez indifférente au destin de Monsieur Linh ... je reconnais qu'il y a de jolis passages et le sujet a tout pour émouvoir mais je ne sais vraiment pas pourquoi cela ne fonctionne pas avec moi, qui suis pourtant en général bon public.

 

 

 

 

Laveritesurlaffaireharryquebert

La vérité sur l'affaire Harry Quebert de Joël Dicker : relu dans le cadre du club lecture de mon village, je me suis aperçue que je ne me souvenais pas de grand chose de l'histoire et encore moins de la résolution de celle-ci. Du coup, cela a presque été comme une première lecture ! J'ai à nouveau trouvé l'histoire d'amour entre Harry et Nola complètement nunuche (à peine digne d'un Harlequin !) et les multiples rebondissements et retournements de situation de dernière minute peuvent un peu lasser. Mais au final, j'ai encore passé un plutôt bon moment !

 

 

 

 

Viestranchees

Vies tranchées de Collectif : relu dans le cadre d'un de mes clubs lecture de la médiathèque, qui revenait sur le thème de la Première Guerre Mondiale, j'ai encore eu un peu de mal avec les sauts entre les différents cas de soldats. On en suit surtout un mais comme son histoire est entrecoupée par les autres récits, j'ai trouvé qu'il était difficile de bien conserver le fil et de suivre l'évolution de son cas, pourtant un des plus attachants. Cela perd en puissance émotionnelle mais cela reste néanmoins une lecture intéressante et éducative.

Posté par sassenach à 06:16 - - Commentaires [1] - Permalien [#]