04 janvier 2007

La hache, le koto et le chrysanthème ---- Seishi Yokomizo

LahachelekotoDans le Japon d’après-guerre, le détective Kindaichi Kosuke est appelé à résoudre une tragédie familiale alors que celle-ci n’a pas encore eu lieu. En effet, le courrier qu’il a reçu précise que la famille du vieux Inugami Sahee, patriarche très riche qui vient de mourir, risquent de s’entretuer après la lecture du testament de Sahee. Effectivement, il laisse 3 filles qui sont prêtes à tout pour récupérer l’héritage pour leurs fils uniques respectifs. Celui qui possèdera la hache, le koto et le chrysanthème, le blason de la famille, sera à la tête du trust mais ces symboles deviennent le fil conducteur de meurtres plus sanglants les uns que les autres …

Je n’ai pas vraiment l’habitude de lire des auteurs japonais (cela doit être la 2ème fois) mais mon club de lecture avait ce thème pour le mois de février alors j’ai sélectionné ce livre un peu par hasard. N’étant que très peu attirée par la culture japonaise, je craignais le pire mais dans l’ensemble, j’ai été agréablement surprise ! Policier dans le style d’Agatha Christie, l’histoire est basée sur la psychologie des protagonistes, sur l’observation et la déduction mais est très bien développée et suffisamment intéressante pour pousser le lecteur à tourner les pages. La famille Inugami est vraiment très dysfonctionnelle et horrible mais une partie de leur attitude est, je pense, typique du Japon d’après-guerre (fierté exacerbée, perception de soi vis à vis des autres, dureté envers les éventuelles menaces, maîtrise de soi …). Autre étonnement de ma part, malgré le fait que l’histoire se passe juste après la démobilisation des soldats et qu’elle ait été écrite en 1976, on ne ressent pas vraiment de décalage avec notre époque. J’ai trouvé le roman très moderne dans son écriture et sa construction. Je ne suis pas sûre que ce soit un roman réellement typiquement japonais (je ne sais pas, j’aurais vu cela plus « lyrique ») mais j’ai apprécié ma lecture.

*Livre lu en 2006*

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Anges tome 2 : Psaumes ---- Dieter et Boiscommun

Anges2Nos 2 anges gardiens Yesod et Beliel, accompagnés de Om, jeune et jolie ange gardien femelle relativement nouvelle dans ce travail, ont été affectés à Notre-Dame à Paris à la fin du 1er tome. La guerre anges-diables fait rage et les combats sont nombreux dans les tourelles de la cathédrale. Mais au vu de leurs talents, l’archange Uriel leur demande de rejoindre un pensionnat de jeunes filles en Bretagne, où il se passe d’étranges évènements …

On retrouve nos 2 héros dans le 2ème volume de leurs aventures. Ce qui avait commencé comme un duo d’anges devient à présent un trio bien affirmé. Le dessin est toujours le même mais l’humour pointe à présent régulièrement son nez dans l’histoire. On sent aussi qu’au moins un des auteurs connaît bien la Bretagne où l’histoire se passe, et décrit très bien l’atmosphère de cette région bien que l’époque ne semble pas être l’époque actuelle. L’histoire se laisse lire avec plaisir bien que l’on sache dès le départ ce qui va se passer et comment cela va se terminer mais il y a quand même une ou deux surprises en réserve !

*Livre lu en 2006*

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Anges tome 1 ---- Dieter et Boiscommun

Anges1Yesod et Beliel sont 2 anges gardiens en poste dans une petite église et doivent s’occuper de l’âme du curé et de ses paroissiens. Hors, depuis quelque temps, l’archange Uriel reçoit de mauvaises nouvelles concernant ceux-ci. Il semblerait que les ouailles du prêtre ne soient pas aussi vertueuses qu’elles le devraient. Et cela empire quand Yesod découvre que des diables ont pris le contrôle du curé dans le but de les aider à ramener un démon sur terre …

Premier tome d’une série originale, les dessins sont dans l’ensemble très simples et peu détaillés, avec une sorte de flou ou de pas fini que je n’aime que moyennement. Mais les couleurs utilisées sont agréables et l’histoire, bien que simple, est facile à lire et intéressante. C’est une façon peu commune de découvrir la vie des anges gardiens, qui ont fort à faire dans cette aventure.

*Livre lu en 2006*

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Un homme presque parfait ---- Richard Russo

UnhommepresqueparfaitHEARTS2


Sully, au chômage depuis un accident de travail le laissant handicapé au niveau du genou, essaie d’obtenir une pension d’invalidité. Enfant mal aimé d’un père violent et alcoolique, divorcé depuis longtemps, il n’est pas riche : son pick-up est au bout du rouleau, il lui faut payer son loyer, ses repas et malgré la douleur légèrement soulagée par les pilules inconnues et variées fournies par le pharmacien Jocko, il va voir son ex-patron, l’homme le plus chanceux de North Bath, pour obtenir des petits boulots au noir sur divers chantiers. Il se fait aider par l’idiot de la ville, Rub, mal-aimé de tous et qui voit en Sully un héros. Wirf, avocat alcoolique et unijambiste, l’aide à lui obtenir sa pension et à le sortir de tous les mauvaises situations dans lesquelles le mauvais caractère de Sully l’amène. Miss Béryl, sa propriétaire et ancien professeur, l’apprécie beaucoup car malgré ses dehors bourrus et brusques, Sully s’inquiète toujours pour elle. Le retour de son fils Peter, dont il ne s’est jamais occupé, dans la petite ville en pleine crise économique, va peu à peu changer sa vie …

Ceci est le 2ème roman de Richard Russo que je lis. Comme pour le précédent, ici, pas d’action échevelée, pas de rebondissements, l’auteur écrit juste sur la vie de tous les jours de personnes banales vivant dans une petite ville américaine à l’écart du monde prospère habituel. Il décrit minutieusement leurs vies, leurs pensées, leurs sentiments, bons ou mauvais, les difficultés et les bons moments et tous ses personnages sont touchants d’humanité, même les plus irritants. Le débuts des romans de Russo sont toujours assez difficiles car il présente les différents protagonistes mais une fois le décor mis en place, je suis rentrée dans la vie de Sully et de tous ses amis ou ennemis, tout en sachant qu’il n’y aurait pas de grande révélation ou coup de théâtre. Au final, les 780 pages sont passées facilement.

*Livre lu en 2006*

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La princesse noire ---- Serge Brussolo

LaprincessenoireInga, jeune fille de 16 ans, est capturée par des pillards vikings et vendue comme esclave à la Princesse Noire, étrange châtelaine vivant dans un forteresse battue par les vents dans une île où les superstitions et les anciennes croyances sont encore très fortes. Sa nouvelle maîtresse, femme solitaire et crainte, recueille des enfants infirmes qui ont été abandonnés par leurs parents. Mais ces enfants sont plus ou moins livrés à eux-mêmes dans l’enceinte du château. Et d’étranges histoires circulent parmi eux : quel est le monstre circulant dans les souterrains et qui vient régulièrement tuer les enfants ? Et au village, les paysans sont eux aussi effrayés par un autre monstre : une sorte de dragon volant qui plane régulièrement sur la lande pour prélever son tribut en moutons …

A mi-chemin entre fantasy, thriller et mythologie, ce roman se laisse lire facilement. Les mythes vikings ne m’étaient pas très connus et j’ai apprécié la découverte plus détaillée de ceux servant de trame au livre. Je reproche néanmoins à l’auteur de ne pas rendre ses personnages attachants mais c’est toujours le cas dans les romans de Brussolo : les histoires sont très intéressantes mais les personnages ne servent qu’à véhiculer celles-ci et ne sont pas là pour qu’on s’inquiète pour eux ! Je pense que ce problème récurrent est beaucoup du à la longueur des livres, ceux-ci étant assez courts dans l’ensemble et ne permettant donc pas un développement extérieur à l’histoire même. La fin est aussi un peu décevante : pas de réelle surprise, plutôt rapidement envoyée, elle laisse le lecteur un peu sur sa faim.

*Livre lu en 2006*

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Astérix et la rentrée gauloise ---- Gosciny et Uderzo

AsterixetlarentreeEn 14 histoires, on découvre et redécouvre l’univers d’Astérix : sa naissance, ses tentatives d’exportation vers les Etats-Unis, les parutions de mini-histoires dans des magazines comme « Elle », la promotion de la candidature de Paris pour les jeux olympiques (… de 1992 !), les délires de ses créateurs … Cet album était déjà paru sous forme de 10 histoires pour ceux qui achetaient les premières vidéos des adaptations en dessins animés d’Astérix.

Comme toujours, l’humour est présent et je retrouve avec plaisir ces irréductibles Gaulois. Certaines histoires sont excellentes, surtout celle sur le latin omniprésent dans la façon de parler des Gaulois au même titre que notre franglais actuel. Cela permet aussi de découvrir des facettes inconnues de nos héros, ainsi que de leurs créateurs. Le seul reproche que je pourrais faire est que certaines de ces histoires auraient pu mériter un album complet sur leur thème.

*Livre lu en 2006*

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Collection d'automne ---- Jonathan Carroll

CollectiondautomneRecueil de 17 nouvelles fantastiques, l’auteur explore tous les thèmes : Dieu, la mort, le changement, l’amour, l’enfer … Que ce passerait-il si Dieu décidait de se faire engager comme femme de ménage dans une famille ? Comment réagiriez-vous si votre chien était un détecteur de loup-garous ? Quelle peut être la vision de l’enfer pour certains ? Comment se comportera un maitre ayant sacrifié sa jambe pour son sauver son chien quand celui-ci se mettra à lui envoyer des messages sur l’avenir ?

Comme tout recueil de nouvelles, la qualité globale du livre est inégale : certaines nouvelles sont excellentes, d’autres moyennes et d’autres franchement incompréhensibles, voire même du niveau d’un lycéen moyen ! L’avantage est d’avoir une vision variée de l’auteur et de vite finir une histoire quand celle-ci est moyenne. Au vu de ce recueil, je ne suis pas vraiment sûre de lire autre chose de cet écrivain. J’ai pourtant bien aimé « Ménage en grand » avec un Dieu nettoyeur, la meilleure nouvelle du livre à mes yeux, ainsi que « Coup de foudre », une histoire de maison très attachante. Dans l’ensemble, on en ressort avec une image un peu triste, beaucoup de ces histoires ayant un rapport étroit avec la mort ou la mélancolie.

*Livre lu en 2006*

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Microserfs ---- Douglas Coupland

MicroserfsHEARTS2


Dan est informaticien chez Microsoft. Toutes ses journées sont passées a taper du code, à déboguer. Sa vie privée à l’extérieur du travail avoisine le zéro absolu. Il partage une maison avec d’autres programmeurs, tous aussi absorbés dans leur travail et tous plus bizarres les uns que les autres. Mais certaines questions existentielles commencent à pointer leur nez : pourquoi vivre quand le travail absorbe tout le temps disponible ? Un informaticien du groupe décide d’ouvrir sa propre firme dans la Silicon Valley, entraînant les autres dans son sillage. Serait-il possible de changer le monde …. ou tout au moins leur monde ?

J’ai adoré ce roman ! Ces personnages correspondent à ma génération et toutes les références de pop-culture américaine me parlent. Cet aspect du roman, ainsi que l’omniprésence de l’informatique, pourrait déplaire à certains lecteurs mais je me suis reconnue dans ces personnages, même si je n’ai jamais été informaticienne. On peut voir l’évolution du narrateur car le roman est sous forme de journal intime. Peu à peu, on voit celui-ci mûrir, devenir adulte, moins « geek ». Avec peu de choses, Coupland a créé des personnages forts et attachants. Je pense qu’ils resteront longtemps avec moi.

*Livre lu en 2006*

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La maison des morts ---- Linda Fairstein

LamaisondesmortsAlexandra Cooper, procureur adjoint de la ville de New York avait commencé à s’occuper de l’affaire de sévices domestiques sur le professeur d’université Lola Dakota, quand celle-ci s’adresse finalement au bureau du New Jersey pour que la police locale se fasse passer pour des tueurs à gage, employés par son mari pour la tuer. Le simulacre réussit et permet l’arrestation du mari mais quelques heures après, alors que celui-ci est toujours au poste de police, Lola est retrouvée morte … cette fois, réellement. L’enquête revient à nouveau à Alexandra, aidée par son ami, l’inspecteur Chapman. Celle-ci les entraîne dans le milieu universitaire où tout ne semble pas très rose et dans les méandres du projet de Lola et d’un groupe de professeurs et d’élèves sur une île au large de Manhattan. Roosevelt Island est un lieu étrange où les ruines d’un passé cruel et sombre parlent de maladies, de prisonniers et de fous …

Roman policier d’honnête facture, j’ai lu assez rapidement ce livre qui m’a diverti tout en me faisant découvrir une petite partie de l’histoire de la ville de New York et plus précisément de Roosevelt Island. L’histoire se tient mais la fin me paraît trop rapide, un peu bâclée et donne l’impression que la vraie conclusion aura peut-être lieu dans un autre roman d’Alexandra Cooper. Effectivement, ce roman n’est pas le premier ayant pour héroïne Alex mais c’est le premier que je lis de cet auteur. Certaines allusions à des évènements précédents apparaissent régulièrement mais ne gênent pas vraiment la compréhension de l’histoire car elles ne sont là que pour l’évolution des personnages sur une grande échelle. J’aime beaucoup l’inspecteur Mike Chapman mais le personnage d’Alex me paraît un peu plat, comme en 2 dimensions. Est-ce parce que je n’ai pas lu toute la série, mais je n’arrive pas vraiment à me faire une image de celle-ci. Elle ne me paraît pas réelle. Cela m’a gâché un peu ma lecture (ainsi que la fin en queue de poisson !) d’où ma note finale.

*Livre lu en 2006*

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Imprimatur ---- Rita Monaldi et Francesco Sorti

ImprimaturA Rome en 1683, un groupe de personnes de tous milieux se retrouvent en quarantaine dans une auberge car un client est retrouvé mort et les autorités pensent à la peste. Mais Atto Melani, abbé et castrat, lui aussi résident de l’auberge, soupçonne que la disparition de ce vieux noble français tient peut-être plus à un meurtre qu’à la maladie. Il demande à l’apprenti de l’aubergiste de l’aider dans l’enquête. Il se révèle peu à peu que Melani est plus que ce qu’il paraît et que le pape, les turcs qui assiègent Vienne et Louis XIV ont pu jouer un rôle lointain dans les évènements qui vont se succéder …

J’ai eu énormément de mal à noter ce pavé. L’écriture, qui se veut typique de l’époque, est très ampoulée, les descriptions interminables et peu utiles à l’histoire, ce qui rend le roman assez indigeste et très lourd à lire. L’histoire est néanmoins intéressante et certains personnages, comme les pilleurs de tombe, sont très attachants malgré leurs bizarreries. La fin est assez décevante, peu grandiose et finalement, je n’ai rien appris que je ne pensais déjà !!! Peut-être suis-je trop blasée quant aux humains et à leurs travers … Pour le style et la facilité de lecture, j’aurais eu tendance à mettre 2/5 mais l’histoire et les personnages restent longtemps après avoir fermé le livre donc j’ai opté finalement pour lui donner la moyenne.

*Livre lu en 2006*

Posté par sassenach à 06:32 - - Commentaires [4] - Rétroliens [0]


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