Même mes chats aiment les livres !
Il suffit que je prenne un livre pour que mes chats viennent voir ce que je suis en train de faire ! Mais eux, ils préfèrent les livres en tant que coussins ! Et comment je fais, moi, maintenant ????
Désolée pour la mauvaise qualité de la photo mais je n'avais que mon téléphone portable sous la main pour prendre la photo !
Je fais partie des LCA !!!!
Et c'est fièrement que je l'annonce :) Pourquoi s'en cacher ? Tous ceux qui me connaissent le savent !
Ma pile de livres à lire dépasse allègrement les 900, je continue néanmoins à fréquenter assidument la bibliothèque et emprunte le maximum de livres autorisé (au cas où cela pourrait me freiner dans mes achats dans les librairies ... apparemment, cela ne fonctionne pas très bien ! mdr).
Ma liste de livres à lire comporte exactement 1253 titres à ce jour mais je continue d'acheter des livres qui ne font pas partie de cette liste (alors que cela devrait être ma "priorité").
Mon mari me regarde d'un oeil noir à chaque fois que je regarde un livre dans un magasin.
Je suis le cauchemar des déménageurs (et je fais aussi le bonheur des médecins qui les soignent pour le mal de dos que je leur ai provoqué). Je viens de faire plusieurs déménagements récemment et les premiers cartons que j'ai ouverts ont été ceux de livres.
Quand je pars en vacances (pour 2 semaines), je n'emmène qu'une vingtaine de livres ... pour avoir du choix mais cela ne m'empêche pas de visiter les librairies locales ... et encore, si je me contentais d'une visite ... non, je dépense aussi !
Mon lieu favori sur terre est le village gallois de Hay-on-Wye où il y a plus d'une trentaine de librairies (neuf ou occasion) ! En 2 heures, j'arrive à remplir le coffre de ma voiture pour une somme relativement raisonnable.
Quand je pars en voyage, j'emporte une valise vide pour les souvenirs et je suis TOUJOURS obligée d'acheter un énorme sac de sport pour transporter les livres que j'achète.
Je suis irrémédiablement perdue, je le sais mais les plaisirs que la lecture m'apporte valent bien tout cela :)
Ma bibliothèque
J'ai décidé de m'attaquer à une tâche titanesque : la réorganisation de ma bibliothèque et le pointage de tous mes livres et bandes dessinées dans un fichier. Pour cela, j'utilise l'excellent BookCat, un programme de gestion de livres. L'adresse de leur site (pour les personnes intéressées ou simplement curieuses) est : http://www.fnprg.com/bookcat/
La tâche qui m'attend est énorme et va m'occuper longtemps (j'ai plus de 2000 livres et 600 bandes dessinées). Je détaille énormément chaque livre pointé donc cela prend du temps. J'arrive à en rentrer une quinzaine les meilleurs jours, c'est dire ! Mais qu'est-ce que ça va être chouette, une fois que ce sera fini ! mdr.
Pour les curieux et les amis, voilà des photos de la pièce envahie par les livres, en pleine réorganisation :

Bonne nuit, doux prince ---- Pierre Charras
L’auteur raconte la vie de son père, né en 1911 dans une
famille modeste. Petit à petit, on découvre l’enfance de cet homme effacé et
peu bavard, le premier travail, l’armée, la rencontre avec celle qui deviendra
sa femme et la mère de l’auteur et la vie de famille qu’ils ont eu tous
ensemble, il évoque le père et l’époux, l’homme malade qu’il est devenu vers la
fin …
J’ai été beaucoup touchée par ce roman, tout en subtilité et tendresse pour ce père disparu. L’auteur y évoque tous les non-dits, toutes les occasions manquées d’avouer son amour, son bonheur et qu’on regrette tant de ne pas avoir saisies tant que le parent était toujours là. Pas de mièvrerie, pas d’exagération, l’histoire est celle de Pierre Charras et de son père mais touche tous les cœurs. Un superbe hymne à l’amour filial, tout en pudeur et émotion.
Courir dans les bois sans désemparer ---- Sylvie Aymard
La narratrice vit toute seule dans une grande maison qui
lui est prêtée pour un temps. Elle se promène dans les bois alentours,
cherchant en vain un but à sa vie et une raison d’avancer. Elle raconte les
évènements qui l’ont amenée là, son enfance et son adolescence, ses parents,
son métier de secrétaire, ses amis et surtout Nathan …
C’est encore un roman nominé pour le prix Inter-Comités d’entreprise CEZAM 2007 mais il est loin de faire partie de mes favoris ! Il y a un je-ne-sais-quoi de déplaisant dans la narratrice, un laisser-aller, un apitoiement sur son sort, une espèce de mauvaise humeur ou de mauvaise volonté permanente qui m’a laissée de marbre sur le sujet pourtant douloureux qui est de se reconstruire et de continuer à vivre après un deuil. Cela paraît pourtant logique qu’une personne s’apitoie sur elle-même dans des circonstances pareilles mais dans le cas de la narratrice, les pleurnicheries commencent dès le départ de sa vie, ou du moins, dès ses premiers souvenirs. Il y a quelques beaux moments poétiques dans ce court roman, quelques moments forts mais l’ensemble ne m’a pas séduite ni touchée. Un grand « bof » !!!
L'avis plus enthousiaste de Sylire.
Délire d'amour ---- Ian McEwan
Joe Rose est un écrivain scientifique qui partage une vie
tranquille et heureuse avec Clarissa, une jeune femme étudiant le poète Keats.
Mais un jour, en allant pique-niquer en campagne, ils sont tous les deux
témoins d’un accident d’aérostat. Joe tente d’aider en compagnie d’autres
personnes mais la chose tourne au cauchemar quand une personne est tuée. Mais
lors de cette tentative désespérée, Joe fait la connaissance de Jed, un jeune
homme ordinaire qui tombe amoureux de lui immédiatement. Jed, convaincu que son
amour est partagé, commence à harceler Joe, essayant par la même occasion de
l’amener à Dieu …
Après avoir lu (en anglais) son dernier roman (« Samedi »), j’ai décidé de tenter un nouvel essai de cet auteur. Cette fois, l’histoire est nettement plus rapide à démarrer mais très rapidement, je me suis retrouvée enlisée dans le livre, saturant au bout d’une quarantaine de pages lues à chaque fois, alors que j’aurais du vouloir tourner les pages rapidement pour savoir ce qui allait se passer. Les personnages sont peu attachants, ce qui peut expliquer mon manque d’intérêt. Et cette histoire de persécution, sensée être effrayante pour le lecteur, ne m’a pas franchement marquée. Cela fait donc la deuxième fois où l’impact du roman me passe complètement à côté. Je me demande d’ailleurs pourquoi cet auteur a hérité du surnom « Macabre Ian ». En tout cas, ses livres ne m’empêcheront pas de dormir (ce serait même plutôt l’inverse) !
Bleu blanc vert ---- Maïssa Bey
En 1962, lors de l’indépendance de l’Algérie, Lilas et Ali
quittent l’enfance et rentrent au collège. La jeune fille est rêveuse et aime
visiter les appartements abandonnés dans la précipitation par les Français qui
ont quitté le pays. Ali, lui, observe l’élan patriotique qui habite le peuple
et s’étonne des changements. Chacun a sa vie dans le même immeuble, se croisant
sans se voir mais l’adolescence va les faire se découvrir et s’aimer dans une
Algérie libre et heureuse. Malheureusement le temps passe et la belle
démocratie algérienne balbutiante du début de l’indépendance commence à changer
…
C’est là encore un roman nominé pour le prix Inter-Comités d’entreprise CEZAM 2007 (et oui, il y en a dix de nominés et il serait dommage de ne pas les lire tous avant de voter) ! Je pense que j’ai lu ce livre à un moment où j’étais trop occupée pour bien me concentrer sur l’histoire alors cela risque de s’en ressentir dans ma critique. Je ne peux pas dire que je n’ai pas aimé ce roman mais je l’ai trouvé assez long malgré ses petites 284 pages, ce qu’on ne peut franchement pas appeler un pavé ! Ce livre, à travers la fiction des 2 protagonistes principaux, raconte l’histoire d’un pays, avec des hauts et des bas, des instants de bonheur et des moments très durs. L’histoire était intéressante, l’écriture facile à lire, avec un peu de poésie disséminée ça et là mais comme j’ai traîné pour lire ce roman, je n’ai pas réussi à m’attacher aux personnages. Du coup, je suis sûrement passée à côté de l’essentiel et n’ai pas été touchée par l’histoire comme j’aurais pu l’être à un autre moment.
Sylire a rencontré l'auteur lors d'une conférence pour le prix CEZAM.
Amérique, notre histoire ---- Russell Banks
L’histoire des Etats-Unis est à la base de la mentalité
américaine et peut servir à comprendre et à analyser le comportement et la
politique actuels de ce pays. Ce livre, basé sur des entretiens avec l’auteur
américain Russell Banks et couvrant toute l’histoire des Etats-Unis de 1620 aux
années 1970, voire même à nos jours, tente de déchiffrer comment les évènements
du passé peuvent influer sur le présent et bâtir une conscience américaine,
comment les américains perçoivent l’Europe et inversement. Ce compte-rendu est
dérivé du documentaire du même nom, diffusé et produit par la chaîne de
télévision Arte et que Russell Banks et Jim Harrison commentaient, mais qui
traitait plus spécialement du lien du cinéma à l’histoire des Etats-Unis et
comment les films avaient pu modifier ou modeler la perception que les
américains ont de leur histoire. Ce petit livre, lui, se concentre plus sur les
réflexions générales de Russell Banks sur l’histoire américaine globale, sans
entrer dans le milieu du cinéma …
J’avais vu le documentaire à la télévision et j’avais été très intéressée par l’analyse qui avait été faite de l’histoire américaine à travers les films et l’influence qui avait résulté de ces films sur la conscience des américains. Dans ce livre, qui est un complément au documentaire, c’est uniquement la vision de Russell Banks sur l’histoire de son pays que l’on découvre. Il essaie de décrypter la mentalité de ses concitoyens et comment les Etats-Unis en sont rendus là où ils sont. Mais j’avoue que la complexité de certaines phrases m’a un peu rebutée et que j’ai parfois un peu survolé le livre, décrochant à certains passages aux réflexions particulièrement rébarbatives. Mais l’ensemble est reste néanmoins instructif, permettant de découvrir l’avis d’un américain sur son propre pays et sur ses actions à toutes les époques.
Le chien tchétchène ---- Michel Maisonneuve
Dans une cité marseillaise, une vieille dame, Mémé
Oumaraq, a été torturée et assassinée et son appartement mis à sac. Ses
voisins, Dachi le sage et Patipoulos l’ébéniste grec retraité, héritent de son
chien, un beagle nommé Hassan. Tout au coup, des hommes louches apparaissent
dans la cité. Ce sont des russes et ils surveillent et prennent en filature
toutes les personnes en relation avec Mémé Oumaraq. Mais ils sont eux-même
surveillés par Hocine et sa bande, les petits voyous du quartier qui sont au
courant de tous les évènements de leur quartier. Hocine prévient Dachi qui
semble une cible de choix pour ces russes à la mine patibulaire. Effectivement,
Dachi ne croit pas au crime crapuleux : il est convaincu qu’il existe une
raison plus grave au meurtre de la vieille dame et les évènements risquent de
lui donner raison …
Voilà encore un roman nominé pour le prix Inter-Comités d’entreprise CEZAM 2007 ! J’ai d’abord été un peu inquiète à cause du titre. J’avais peur que ce soit un roman traitant d’évènements dont je connais au final très peu de choses. Mais ce n’est pas le cas du tout ! Ce livre est un petit polar noir, truffé de pointes d’humour et d’ironie mais aussi de tendresse. Les personnages sont tous très hauts en couleurs et savoureux. L’écriture s’adapte un peu à la vie des cités mais reste lisible et fluide. Les rebondissements de l’histoire m’ont entraînée à travers le livre, faisant de cette lecture un vrai moment de plaisir.
L'avis plus mitigé de Sylire.















