06 juin 2008

Rencontre avec Pierre Bordage

PorteursdamesMercredi 21 mai à 15h, je suis allée à une nouvelle rencontre d'auteur dans le cadre du prix Inter-Comités d'Entreprises CEZAM 2008 (il était temps que je rédige ce billet, vous ne trouvez pas ?). Cette rencontre avait lieu, cette fois, dans une des bibliothèques de quartier de ma médiathèque habituelle. L'auteur invité était Pierre Bordage pour son livre "Porteurs d'âmes" que j'ai lu et adoré (voir mon billet ici).

Comme l'auteur est relativement connu, il y avait un bon nombre de personnes et j'ai remarqué aussi, que pour une fois, les hommes étaient bien représentés ! Cela s'explique par le style de l'auteur et les thèmes traités qui attirent en général la gent masculine :)

Pour commencer la rencontre, la présentation de l'auteur était de rigueur ! Il est donc né en Vendée en 1955 et après des études en faculté de lettres modernes à Nantes, il a suivi un atelier d'écriture qui lui a fait découvrir Ray Bradbury et ses "Chroniques martiennes", qui fut une véritable révélation.

ConferencePierreBordage1Après divers boulots, il s'installe dans le Gers et en 1985, il se lance dans l'écriture avec "Les guerriers du silence", qu'il propose sans succès à différents éditeurs. Mais il ne se décourage pas (heureusement !) et en 1992, la série "Rohel le conquérant" sera publiée, faisant enfin connaître l'auteur dans le monde de la littérature. Fort de son succès, le livre "Les guerriers du silence", qui avait été refusé partout, est publié en 1993 et trouve son public sans aucun problème. Depuis, Pierre Bordage est devenu écrivain à temps complet. On n'a d'ailleurs pas de mal à le comprendre quand on voit son palmarès : 37 romans publiés, une quarantaine de nouvelles à son actif, gagnant de nombreux prix littéraires (comme Le Grand Prix de l'Imaginaire et Le prix Cosmos entre autres), il est aussi l'auteur de plusieurs scénarios et officie depuis 2001 comme président du Festival de Science-Fiction de Nantes "Utopia". Il vit actuellement en Loire-Atlantique avec sa famille.

La présentation du roman a alors suivi mais sans révéler d'éléments essentiels car il ne faut pas oublier que le suspense est un élément essentiel du livre et que certaines personnes présentes ne l'avaient pas encore lu (et cela n'est pas toujours facile de parler d'un livre en étant obligé de se contenir !).

L'histoire tourne autour de trois personnages principaux : Léonie, une jeune libérienne, vendue à 8 ans à une tante pour prostitution et qui vient juste d'échapper à ses geôliers, Edmé, un flic désabusé et écœuré par le monde qui découvre un charnier dans la Marne et qui décide d'enquêter sur cette affaire malgré des supérieurs peu motivés, et Cyrian, un jeune homme promis à un brillant avenir mais qui ne rêve que d'intégrer une société secrète qui a des branches à l'université où il étudie. Ces trois personnages vont donc se retrouver autour d'une machine infernale, le "translateur", qui va entraîner bien des convoitises et des évènements.

L'auteur a choisi cette narration multiple pour donner un effet "puzzle" à l'histoire et c'est un style qu'il affectionne particulièrement. Cela lui permet d'illustrer de différentes façons le monde qu'il veut représenter et de donner plusieurs points de vue. L'idée du livre lui est venue après avoir regardé le film "Dans la peau de John Malkovich" (que j'ai vu et que j'ai trouvé très original mais cela ne m'a pas donné d'idée de roman, à moi !). Le point de départ du livre a donc été : "peut-on voir le monde à travers les yeux d'un autre et comment réagirions-nous ?". Les questions suivantes ont vite été : "quelle personne serait susceptible de prêter son corps pour une telle expérience ?" et "qui accepterait de tenter l'expérience et de rentrer dans un autre corps ?". Le roman était alors lancé !

Léonie a été la première à s'imposer à l'auteur : c'est une clandestine et elle a besoin d'argent. Elle se porte donc cobaye pour des essais médicaux, qui vont entraîner l'apparition de "voix" dans la tête de Léonie. Quant à Edmé, c'était la première fois que Pierre Bordage utilisait un lieutenant de police dans un de ses romans. Pour être crédible, il a assisté à des conférences de la brigade criminelle et a appris à connaître ce milieu qui lui était totalement inconnu.

L'histoire est légèrement décalée dans le futur, futur qui se révèle un peu plus dur que notre présent mais qui reste proche de ce que nous connaissons et cela donne un ton actuel à l'ensemble. Les nombreux affrontements sociaux qui émaillent le livre a permis à l'auteur de créer une confrontation de milieux extrêmes comme ceux de Léonie et de Cyrian et va permettre aux deux personnages de se rencontrer.

ConferencePierreBordage2Une des questions posée par l'assistance a concerné la violence omniprésente dans le roman, avec un nombre de morts relativement élevés et un lecteur se posait la question de cette nécessité. Pierre Bordage considère qu'il n'a pas eu de complaisance en utilisant ce procédé car il a la sensation qu'on va vers un monde tel que celui décrit dans son livre. Pour lui, plus on va vers une dérégulation, plus il y aura de violence et d'affrontements entre les différents milieux sociaux. Il a pu noter des exemples de cette dérive lors des deux années où il a vécu à Kansas City car la dérégulation est très présente aux Etats-Unis. Mais actuellement, en France, la dérégulation existe (avec les réformes qui se profilent à l'horizon, qui nous font reculer d'un siècle et qui permettront peut-être l'exploitation des personnes) et qui dit dérégulation massive dit loi du plus fort. Qui plus est, cette violence illustre aussi les batailles de pouvoir qui ont lieu autour du translateur qui attire toutes les convoitises.

Tout écrivain espère toucher et changer quelque chose chez ses lecteurs. Il a utilisé Edmé, le flic désabusé, pour donner un électrochoc au lecteur : pour réveiller Edmé et le sortir de son écœurement généralisé, il fallait qu'il plonge très profondément dans la mort et la noirceur.

Les rapports entre hommes et femmes sont aussi très violents dans le roman : Léonie est utilisée comme objet sexuel par exemple. Mais dans les situations extrêmes et les conflits, ce sont souvent les femmes qui souffrent le plus (les enfants aussi d'ailleurs). Par exemple, en Afrique, le viol est recommandé par certaines factions car s'emparer du ventre des femmes est une forme de destruction de l'ennemi. La barbarie n'est jamais loin et n'attend qu'un prétexte pour ressurgir, on en a des exemples régulièrement. Mais cela n'a pas empêché à Pierre Bordage de glisser des histoires d'amour dans son roman car ce sentiment est indispensable à l'être humain. Il est essentiel, fait avancer le monde et permet parfois le rétablissement moral des personnes (on peut le noter dans le cas d'Edmé).

L'ambiance est donc très noire mais les personnages sont très humains et très attachants (on parle des gentils, bien sûr ! mdr !). Pierre Bordage espère montrer dans son livre que l'individu peut prendre conscience de sa situation et qu'il peut se sortir d'un mécanisme social qui broie les personnes. Le seul espace de liberté est nos pensées et le rêve de beaucoup de dirigeants ou de puissants est de pouvoir prendre le contrôle des esprits (on le voit déjà avec la publicité) mais l'individu a toujours la liberté intérieure de résister.

Le translateur a donc un côté totalitaire car il autorise de contrôler les personnes. Mais il a aussi un côté positif : il permet de s'ouvrir à l'autre en voyant le monde à travers les yeux de l'hôte. Le voyage vers l'autre est la seule possibilité de sortir de notre propre état. Il dépend énormément de l'état d'esprit de la personne qui l'utilise : cela peut être très bénéfique ou très mauvais. Dans le cas de Cyrian, qui découvre le monde à travers les yeux d'une clandestine, trouve l'expérience exotique mais est suffisamment ouvert d'esprit et éprouve de l'empathie, ce qui développe la partie positive de l'histoire.

Le translateur a aussi un côté médical et religieux : il représente la quête de l'immortalité, immortalité de l'esprit ou bien de l'âme selon du côté où on se place. Mais le côté spirituel semble plus présent ici. L'auteur s'est inspiré des expériences de mort imminente pour décrire ce qui se passe lors des translations.

On est donc dans un roman d'anticipation car l'auteur a utilisé des choses qui n'existent pas (du moins, pour l'instant !) et cette utilisation sert à décrire des situations qu'on n'aurait pas pu développer autrement. Mais le livre est au final composé de deux histoires très réalistes (la vie de clandestine de Léonie et le travail de flic d'Edmé) et d'une histoire très irréaliste (avec le translateur). Il existe d'ailleurs de plus en plus de romans de ce genre, que l'on appelle des transfictions.

La rédaction de ces transfictions est plus difficile que celle d'un roman classique, où le monde ressemble à notre monde actuel. Toute fiction est par essence un mensonge et c'est le travail de l'auteur de faire croire à ce mensonge. S'il réussit, l'univers créé va sembler réel au lecteur et pour cela, il faut donner de la matière pour créer ce nouveau monde et le rendre réaliste. Il faut donc inventer donner des détails très concrets pour donner du crédit aux idées développées. Dans le livre, ces détails sont par exemple la description précise et réelle de Paris, où se déroule l'histoire.

Pierre Bordage envisage une suite possible à "Porteurs d'âmes" car le translateur a encore de nombreuses possibilités inexploitées (par exemple, cela pourrait développer une paranoïa chez les utilisateurs). Le personnage d'Edmé serait aussi de la partie car il a beaucoup été apprécié par les lecteurs.

Une des questions posées a été de savoir où classer les romans de Bordage dans sa bibliothèque. L'auteur est maintenant estampillé "science-fiction" et il est très difficile de sortir du genre une fois qu'on y est entré, même s'il crée un roman d'un autre genre. Il a d'ailleurs donné un exemple d'un de ses livres sorti en littérature générale et n'a trouvé qu'un succès très mitigé mais dès qu'il est ressorti sous la catégorie "fantasy", la réussite fut au rendez-vous et les ventes ont nettement augmenté. Pourtant, "Porteurs d'âmes" pourrait aussi être considéré comme un thriller mais l'auteur n'aime pas trop cette appellation car elle est en passe de devenir trop formatée et trop commerciale.

ConferencePierreBordage3Pierre Bordage est donc un écrivain reconnu de science-fiction, qui s'inspire souvent de la mythologie et des évènements actuels pour créer ses romans. Il trouve que ce genre est souvent dénigré et considéré  comme de la sous-littérature alors qu'il n'y a aucune raison pour cela. Il aime énormément ce genre car il permet une grande variété. Une des raisons principales pour lesquelles il a choisi cette voie a été l'invitation au voyage que les romans de ce genre offrent : le lecteur est projeté dans un ailleurs temporel et/ou dans l'espace, comme sur une autre planète par exemple. Cela donne un effet de vertige et de merveilleux. Une des autres raisons est qu'un roman de science-fiction permet à l'auteur de devenir sentinelle et d'avertir les lecteurs en posant les problèmes éthiques qu'on peut trouver dans une société, en captant et en montrant les dérives actuelles. On a pour exemple les deux excellents romans très connus que sont "1984" de George Orwell, qui dénonce le totalitarisme, et "Le meilleur des mondes" d'Aldous Huxley qui met en évidence les dérives pouvant découler de la biotechnologie. Enfin, le roman de science-fiction permet de poser des interrogations philosophiques et métaphysiques : qu'est-ce que l'homme ? quelle est sa nature ? quelle est sa place dans l'univers ? L'écrivain et philosophe Michel Cazenave a d'ailleurs dit que la science-fiction était la seule littérature philosophique moderne.

Le mot "science-fiction" est apparu en 1927 aux USA et devait représenter le roman scientifique. Mais le développement de ce genre littéraire est devenu bien plus important que prévu et le roman scientifique est devenu un sous-genre de la SF appelé "hard science fiction". Le nombre de sous-catégories littéraires dans la science-fiction est d'ailleurs impressionnant ! On peut citer le roman d'anticipation, le roman post-apocalyptique, le roman de voyage dans le temps, le roman d'uchronie (on part dans un évènement du passé pour le modifier et créer un nouveau présent), le roman cyber-punk (où l'informatique est dominante et la déliquescence du monde omniprésente), le roman steam-punk (qui se passe à l'ère des machines à vapeur), le space opera (qui concerne les voyages dans l'espace d'une planète à l'autre) pour ne donner que quelques exemples.

"Porteurs d'âmes" est paru en 2007 aux éditions Au diable Vauvert. Cette maison d'édition indépendante a été créée il y a 8 ans par Marion Mazauric (le nom provient du fait que la maison d'édition a été créée dans la petite ville de Vauvert dans le Gard, qui est à une grosse vingtaine de kilomètres de la ville où je suis née !). Cette maison essaie de promouvoir les transfictions et a un catalogue d'auteurs français et étrangers très riche et éclectique.

Pierre Bordage travaille aussi avec les éditions Atalante, un éditeur de Nantes plus axé science-fiction. Dans l'ensemble, l'auteur préfère travailler avec des petites maisons d'édition indépendantes car l'ambiance est meilleure et les gens se connaissent. Il sait ainsi que les manuscrits seront bien lus et qu'un vrai travail d'édition sera effectué avant la parution.

ConferencePierreBordage4L'écrivain écrit entre 2 et 3 livres par an. Pour lui, le roman est un travail de construction et il n'attend donc pas l'inspiration. Il considère que le travail d'écriture est un travail comme un autres qui a besoin d'heures fixes et il écrit de 8h30 jusqu'à 19h en s'octroyant une pause déjeuner. Cela lui permet de trouver un rythme au livre, de définir des personnages, de planter des décors. Bien sûr, le travail avance plus lentement au départ d'un roman avec une moyenne de 3 à 4 pages écrites par jour mais un rythme de croisière est vite atteint avec environ une dizaine de pages produites dans une journée. Un roman lui prend donc plus ou moins 4 mois à rédiger, s'il n'y a pas trop de recherches à effectuer au départ. Bien sûr, si l'auteur est invité à des festivals ou à des rencontres pendant la rédaction d'un livre, le rythme d'écriture est coupé et il faut un petit moment de relance à Bordage pour reprendre là où il s'est arrêté. Il pense tomber à un ou deux romans par an car l'écrivain a beaucoup de projets en cours et compte se diversifier.

Quant à ses projets et futures publications, un projet de bande dessinée (adaptée d'un roman) est en vue et Pierre Bordage découvre ainsi un univers d'écriture totalement différent de celui des romans. La narration BD utilise énormément les ellipses car le lecteur doit reconstituer l'histoire entre les cases et le scénario va directement à l'essentiel, le reste étant décrit par le dessin. L'auteur a d'ailleurs toujours aimé les bandes dessinées et trouve ce médium passionnant. Il a donc été très heureux quand "Les guerriers du silence" a été publiée sous cette forme (avec l'adaptation effectuée par la scénariste Algésiras). Mais aucune date de parution n'est prévue. Sinon, une uchronie jeunesse doit paraître en octobre, de même que le tome 2 du space opera "Frère Ewen". Il écrit aussi un feuilleton audio payant à télécharger sur le web, "La chronique des ombres", qui comptera une quarantaine d'épisodes. Actuellement, le 15ème épisode est en ligne (le site est ici) et des illustrations viennent aussi compléter l'histoire. Il est probable que l'ensemble sortira aussi sous forme de livre d'ici la fin de l'année.

ConferencePierreBordage5La rencontre s'est terminée par l'habituelle séance de dédicaces. J'ai beaucoup apprécié ces deux heures qui m'ont beaucoup appris sur l'auteur et sur ce domaine littéraire méconnu et varié qui est la science-fiction, qui a beaucoup évolué depuis mon adolescence où je dévorais ce genre de livres !

Posté par sassenach à 07:59 - - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


Commentaires sur Rencontre avec Pierre Bordage

Je n'ai lu qu'un livre de cet auteur, qui m'avait bien plu. C'est un roman jeunesse : Kaena, la prophétie

Posté par fee_gnomene, 06 juin 2008 à 09:24

eh bien deux heures de rencontre bien riches et bien décrites dans ton texte, bien intéressant !!!
J'aime bien Bordage et l'ait raté quand il est venu à Rennes fin d'année dernière pour ce livre précisément !! un vrai, comment dire, laborieux également : fidèle au poste 8 heures avec juste une pause déjeuner... ouah on est loin des auteurs modes que l'on rencontre partout !!
très intéressant !!!

Posté par rennette, 06 juin 2008 à 10:22

Fée Gnomène, je n'ai pas lu celui-là mais j'ai acheté et fait dédicacé "Les derniers hommes" lors de cette rencontre car ce titre était sur ma LAL !

Posté par Joelle, 06 juin 2008 à 11:24

Rennette, on ne peut pas dire qu'il ne travaille pas, au contraire !!! Il est très courageux car je ne suis pas sûre que j'arriverai à tenir si longtemps devant mon pc pour écrire Et il a une imagination impressionnante !

Posté par Joelle, 06 juin 2008 à 11:26

Je suis impressionnée par ton compte-rendu, très complet. Pierre Bordage ne s'est pas déplacé dans le Nord Finistère. Dommage, la rencontre avait l'air passionnante et comme toi j'ai beaucoup aimé ce livre. Je suis ravie de savoir qu'une suite verra le jour. Je lis peu de SF mais cela me donne envie !

Posté par sylire, 06 juin 2008 à 17:45

Sylire, moi aussi, ça m'a donné envie de lire de SF car je suis sûre de trouver des livres qui me plairont. Le pire, c'est qu'il y a des romans d'anticipation, comme certains de Michael Crichton par exemple, qui ne sont classés que comme thrillers ! On finit par se mélanger les pinceaux Et j'ai trainé un max pour faire ce compte-rendu (avec mon chéri qui partait et les choses de dernière minute à faire et en plus, j'avais 3 tonnes de notes cette fois-là !)

Posté par Joelle, 06 juin 2008 à 17:53
Vapeur!

Bonsoir Joëlle
le roman steam-punk (qui se passe à l'ère des machines à vapeur),
J'ai grâce à toi appris quelque chose, quand j'étais môme, que j'allais avec mes parents à Paimpol par la micheline à vapeur, ou quand je lisais dans la cuisine et que la fidèle cocotte « Seb » envoyait ses jets de vapeur, mon roman était un roman steam-punk.
Merci Denis Papin!!!!!!!!!!!
A bientôt.
Yvon

Posté par Eireann yvon, 06 juin 2008 à 22:11

Yvon, moi aussi, je lis alors que la cocotte siffle et glougloutte ses jets de vapeur ... comme quoi, on n'est toujours pas sorti de l'ère des machines à vapeur

Posté par Joelle, 07 juin 2008 à 11:10

Une belle rencontre , et un très bel article!
Oersonnellement j'ai lu la trilogie des prophéties ( L'Ange de l'abîme, l'évangile su serpent, et les chemins de Damas ) , j'avais beaucoup son style . C'est vrai que la violence et la mort sont bien présents , malgré tout , on se laisse conquérir par l'histoire !

Posté par arlette, 08 juin 2008 à 21:49

Arlette, je n'ai pas lu la trilogie des prophéties mais je note ! Et comme disait l'auteur pendant la conférence, la violence et la mort sont hélas partie intégrante de notre monde donc il est normal de les retrouver dans les romans !

Posté par Joelle, 09 juin 2008 à 10:45
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