Kafkasurlerivage

Kafka va avoir 15 ans et se sent mal aimé. Sa mère et sa sœur sont parties quand il était encore enfant, le laissant avec un père souvent absent et peu démonstratif, qui a fait une prédiction effrayante concernant son fils. Kafka décide alors de fuguer et de s'éloigner le plus possible de la maison familiale pour contrer cette prophétie. Pendant ce temps, Nakata, un vieil homme un peu simple d'esprit qui parle aux chats, se voit obligé de quitter sa vie bien rangée et cloisonnée poussé par une force puissante et indomptable …

J'ai lu ce roman dans le cadre du thème de septembre du Blogoclub sur la littérature japonaise. Un autre titre de cet auteur avait été choisi mais avec les vacances, je ne voulais pas emmener de livres de la biblio et j'avais "Kafka sur le rivage" chez moi, que j'avais trouvé d'occasion il y a quelques mois. N'étant pas très attirée par la littérature japonaise mais comme ce titre avait eu beaucoup de succès, je pensais qu'il fallait peut-être que je le lise pour me faire ma propre opinion ! Eh bien, je dois dire que je suis sortie assez perplexe de cette lecture ! A mon grand étonnement, je suis très vite rentrée dans le livre, ma curiosité étant piquée par les mystères entourant Kafka et Nakata, les deux héros principaux du roman. Le fantastique et l'onirisme sont omniprésents dans le livre, avec Nakata qui parle aux chats, des poissons et des sangsues qui tombent du ciel ou bien l'apparition de personnages connus (d'ailleurs, suis-je la seule à avoir été agacée par l'erreur de nom pour l'homme relié à une marque de whisky ? Je pense que c'est une erreur apparue à la traduction mais franchement, cela ne fait pas très professionnel !). Mais malgré toutes ces choses bizarres, l'histoire reste ancrée de façon étrange dans la réalité, peut-être grâce à des personnages secondaires plus terre-à-terre et très bien campés. Roman initiatique vers l'âge adulte, vision japonaise du complexe d'Œdipe, j'ai quand même perdu un peu de mon intérêt de lecture vers la moitié du livre. Mon attachement à Kafka s'est peu à peu étiolé alors que celui pour Nakata est resté intact mais l'alternance des deux histoires en parallèle m'a permis de continuer ma lecture malgré tout. Je me sentais indéniablement plus proche du vieil homme qui se pose aucune question sur la vie mais la prend comme elle vient et est parfaitement heureux ainsi mais les interrogations de Kafka m'ont lassée, perdant de plus en plus d'intérêt à mes yeux. J'ai refermé le livre avec une impression de soulagement d'avoir enfin terminé cette lecture dans laquelle je me sentais enlisée, ayant la sensation de ressasser plus ou moins les mêmes choses.

*blogoclubLu dans le cadre du Blogoclub en lieu et place du roman de Haruki Murakami "Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil".

Ils ont lu "Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil" : Sylire, Lisa, Karine, Yvon, Gambadou, Grominou, Bladelor, Malice, Katell, Nina, Flo, Clochette, Julia, Arlette, Antigone, Cathe, Mammig, Catherine, Soie, Patacaisse, Orichan, Lou, Yueyin, Martine, Taylor, Fanyoun, Virginie, Karine, Wakinasimba, Vefa.

Elles ont lu un autre titre de l'auteur : Florinette et Chimère.

Elles ont lu "Kafka sur le rivage" elles aussi : Sandrounette et Papillon.

Elle a lu un autre auteur : Kathel.