La main de Dieu ---- Yasmine Char
Dans le Liban en guerre, une jeune fille flirte avec la
mort en se promenant régulièrement dans la ligne de démarcation où un sniper
sévit. Elle a 15 ans, sa mère française les a quittés, son père et elle, pour
suivre un autre homme, la jeune fille se sent à l'étroit et brimée dans la
famille paternelle, où les filles sont mal considérées, où elle continue de
payer pour la faute de sa mère et où son père est malheureux et malade. Mais un
beau jour, un homme qui l'aborde dans la rue, il est correspondant de guerre et
elle tombe sous le charme …
J'ai repris pour un temps mes lectures des livres sélectionnés pour le
prix Landerneau (je dois être la seule à ne pas avoir encore tout lu !) et j'ai
voulu caser ce petit livre entre deux autres romans plus conséquents. Et encore
une fois, mon avis va arriver comme un son discordant par rapport à tous les
autres billets, qui sont positifs voire enthousiastes. Dès les premières pages,
j'ai senti que cela n'allait pas trop coller entre ce livre et moi ! Le style
alternant le "je" et le "elle", les envolées lyriques et
poétiques, les phrases courtes et hâchées et les questionnements de la jeune
fille ne sont vraiment pas ma tasse de thé. Et c'est aussi sans compter le
thème (pays en guerre, histoire d'amour) qui m'a semblé vu et revu, sans
surprise et sans grande originalité (et pourtant, je n'en lis pas tant que ça
!). Autant dire qu'il m'a semblé que les 96 pages en faisaient plutôt 400
tellement je me suis ennuyée. Heureusement que tout le monde n'a pas le même
avis que moi : le prix Landerneau officiel lui a été décerné ! Mais de mon côté,
je n'ai eu aucun sentiment pour cette jeune fille, ni pour qui que ce soit
d'autre dans ce roman.
Lu dans le cadre du prix Landerneau.
Les avis de Caro[line], Amanda, Fashion, Cathulu, Katell, Lily, Michel, Malice, Anne, Papillon, Pascal, Lou et Stéphanie.
Planètes, tomes 1 à 4 ---- Makoto Yukimura



Hachi-Maki est un jeune éboueur de l'espace. A bord d'un
vaisseau de nettoyage, il ramasse avec ses collègues Fee et Yuri les nombreux
débris en liberté autour de la terre et de la lune. Il rêve d'avoir sa propre
navette mais le lancement d'un programme de découverte de Jupiter lui donne
l'espoir de sortir de sa condition. Il se met à s'entrainer de façon à pouvoir
passer les tests de sélection et intégrer l'équipage dont son père, astronaute
lui aussi, fait partie …
Série manga en 4 tomes, je l'ai empruntée un peu par hasard à la bibliothèque mais j'ai été agréablement surprise, à part peut-être pour le 4ème tome qui ne semble pas vraiment relié au reste de la série et qui est de ce fait un peu inutile. Effectivement, l'histoire des trois premiers tomes tourne autour du jeune Hachi-Maki, de ses doutes, de ses espoirs, de ses sentiments et de ses illusions, hors le tome 4 parle plutôt de ses camarades, voire carrément de nouveaux personnages qui ne servent pas à faire avancer l'ensemble. Le reste est plutôt sympathique, avec un rythme lent et un dessin typiquement manga. J'aime bien les mangas, mais franchement, dans l'ensemble, je trouve les dessins tous les mêmes et celui-ci ne fait pas exception à la règle. Comme je suis une scientifique dans l'âme, j'ai aimé les réflexions sur l'espace et le petit côté technique de l'histoire. Mais c'est surtout une série humaine, avec de petites histoires, des "phases" représentant des chapitres, qui décrivent l'évolution d'un jeune homme qui semble désabusé et qui ne sait pas trop pourquoi il vit. J'ai parfois eu le sentiment de sauter du coq à l'âne mais pas suffisamment souvent pour me gâcher la lecture. Ce fut donc une découverte sympathique qui sort un peu des sentiers battus.
Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates ---- Mary Ann Shaffer et Annie Barrows
Dans le Londres d'après-guerre, en 1946, Juliet Ashton vient de publier un recueil de ses chroniques hebdomadaires sur la vie quotidienne des 5 dernières années. Elle est alors contacté par un habitant de l'île anglo-normande de Guernesey qui lui demande des renseignements sur un auteur qu'il a découvert lors d'une rencontre du cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates qui a été créé sur l'île dans des circonstances peu banales. Juliet entame une correspondance suivie avec les membres du club, intriguée par celui-ci et par la vie sous l'Occupation que les habitants ont subi …
J'avais vu ce roman sur les étagères (ne cherchez pas encore en librairie, il n'est sorti que dans un certain club !) et je ne pouvais qu'être aussi intriguée par le titre que l'héroïne du livre l'est par le nom du cercle littéraire ! Alors quand une amie m'a proposé de me le prêter, je n'ai pas hésité une seconde. Roman épistolaire écrit à deux (pour des raisons de santé, Mary Ann Shaffer a du demander de l'aide à sa nièce, auteure elle aussi et d'ailleurs, Mary Ann n'a pas pu voir la publication de son livre, étant décédée en février 2008), on découvre une galerie attachante de personnages hauts en couleurs et une histoire particulièrement touchante sur la guerre et l'occupation, la vie des habitants d'une petite île isolée du monde, le courage de lutter contre l'adversité, la passion de la lecture et la solidarité. Bien sûr, le fait que j'ai visité au mois d'août, à Jersey, le musée dédié à la vie des îles anglo-normandes pendant la seconde guerre mondiale (très intéressant d'ailleurs, ce musée, installé dans l'ancien hôpital souterrain allemand !) a énormément joué dans ma perception du livre. J'y ai retrouvé une grande partie des choses que j'avais découvert dans ce musée, donnant une dimension supplémentaire à l'ensemble (que ce soit la partie livre ou la partie musée !). J'ai donc trouvé une forte note d'authenticité dans le livre, une émotion puissante et un attachement très fort à ses personnages fantasques mais courageux et tenaces, sans oublier des petites touches d'humour très british. Un vrai coup de cœur !
Les avis tout aussi enthousiastes et nettement plus brillants que le mien de Emjy et de Clarabel.
L'hiver indien ---- Frédéric Roux
A Neah Bay, dans l'état de Washington, au nord-ouest des
Etats-Unis, les indiens Makahs survivent, oubliés de tous, dans leur réserve
magnifique mais laissée à l'abandon. L'alcool est souvent un moyen d'oublier
leur condition de dépossédés et de vaincus, d'oublier les journées qui
s'étirent sans espoir et sans travail. Mais quand Stud sort plus tôt de prison
pour bonne conduite, il a une idée pour relancer la vie de la communauté : ils
vont reprendre la pêche à la baleine, que leurs ancêtres perpétraient il y a
encore une centaine d'années, en espérant que cela leur redonnera une identité
et la fierté perdue d'être Indien …
Si j'ai eu énormément de mal au départ, peut-être parce que j'ai sauté d'un roman jeunesse à celui-là, qui est vraiment très loin de cette catégorie de part son style et son sujet, ma lecture s'est améliorée au fil du temps mais ne m'a quand même pas permis d'en ressortir complètement enchantée. Mais il y a différentes raisons à cela. Tout d'abord, le style m'a un peu déroutée, avec par moments, de longues phrases, composées elles-mêmes par des petites phrases séparées par des virgules. Je dois dire que j'ai du en relire souvent plusieurs pour faire les pauses au bon moment et comprendre ce qui était dit ! De même, les dialogues sont très typiques des personnes qui n'ont pas suivi l'école et pour qui la communication se limite au minimum (du style "S'tu fous là ?" et je vous jure que je n'ai pas fait de fautes de frappe !). Ce n'est donc pas toujours facile à lire mais ça a le mérite de "sonner" authentique. Je n'ai pas non plus vraiment réussi à m'attacher aux personnages mais je les ai quand même trouvés très réussis : les Indiens complètement paumés et désabusés et les écologistes qui s'opposent à la chasse à la baleine très détestables et manipulateurs (et pourtant, je suis très loin d'être une fan de la chasse !). A cela s'ajoute une galerie de personnages secondaires plus bizarres les uns que les autres, mettant un peu d'humour grinçant au fil des pages. L'attrait principal que j'ai finalement trouvé à ce roman, et non des moindres, est la réflexion sur la survie des peuples et de leur identité, sur la place des hommes dans le monde, sur la manipulation des esprits par les médias et par des organisations qui se veulent normalement bénéfiques. Une lecture sans concession sur la quête identitaire d'un peuple.
Slaloms ---- Lewis Trondheim
Lapinot et sa bande de copains se retrouvent au ski mais à
leur arrivée, la station est désertée et la piste fermée suite à la présence
d'un loup qui aurait attaqué des skieurs isolés. Heureusement pour les quatre
amis, la menace semble s'être éloignée et la vie reprend, les voyant alterner
descentes des pistes et soirées en boite …
De façon générale, j'aime bien cet auteur mais je ne connaissais pas Lapinot et les différents albums où il apparaît. En fait, quand j'ai emprunté cet album, j'ignorais qu'il en faisait partie (et que c'est d'ailleurs le deuxième de la série) mais cette lecture ne va pas forcément me pousser à la découvrir plus avant (sauf s'il n'y a vraiment rien d'autre à emprunter !). En tout cas, cela n'a pas posé de problème à lire cet album sans connaître les autres. L'histoire est banale et la bande est très représentative : on y retrouve le dragueur, le timide, le raisonnable, le timoré et cela peut donc paraître assez cliché. Les dessins sont typiques de Trondheim donc pas de surprises de ce côté-là (j'ai vu que l'album était reparu en couleur mais j'ai malheureusement lu la version noir et blanc). Au final, je ne peux pas dire que j'ai passé un mauvais moment de lecture mais j'ai la sensation que cela ne m'a strictement rien apporté. Il vaut mieux lire les souvenirs de voyage de Trondheim ou bien ses petits riens, qui sont nettement plus sympathiques.
Le chat du kimono ---- Nancy Peña
Tome 1 mais peut être lu indépendamment du reste de la série.
Au Japon, il y a un certain temps, un propriétaire de filatures de soie avait une fille magnifique pour laquelle il avait fait tisser un kimono décoré de chats. Elle ignorait pourtant que celui qui l'avait tissé était secrètement amoureux d'elle et elle l'ignorait complètement. Pour lui déclarer sa flamme, l'homme tissa alors pour lui même un kimono décoré de souris, puis un autre kimono décoré d'oiseaux, jusqu'à ce qu'un chat du kimono de la belle s'échappe à la poursuite d'une proie …
Je pensais, en feuillant l'album, que celui-ci était composé de différentes histoires mais c'est en fait des chapitres racontant des histoires qui semblent n'avoir que le chat en point commun mais qui se révèlent finalement toutes liées. On suit le périple du chat du kimono, qui va nous entrainer sur un bateau et à Londres, où nous rencontres Sherlock Holmes et Watson et aussi Alice, qui inspira Lewis Carroll et c'est justement ce mélange de genre (légende japonaise et personnages de romans) quoi m'a beaucoup plu et montre que la narration est parfaitement menée et maitrisée par l'auteure. La poésie et le fantastique parsèment l'histoire, lui donnant un charme certain ! Le dessin noir et blanc peut apparaître un peu sombre au premier abord (cela me faisait d'ailleurs un peu peur quand j'ai feuilleté l'album) mais il se révèle finalement parfaitement adapté à l'histoire, le style allant même jusqu'à changer lors des différents chapitres et j'ai particulièrement aimé les dessins ayant trait à la légende japonaise. Une belle découverte !
Au coeur du mal ---- Chelsea Cain
L'inspecteur Archie Sheridan a été longtemps à la tête
d'une équipe d'enquêteurs à la poursuite d'un tueur en série redoutable qui
s'est finalement révélé être une femme, beauté fatale et cruelle, qui a jeté
son dévolu sur l'inspecteur. Effectivement, deux ans auparavant, celui-ci a été
séduit et torturé par la redoutable Gretchen Lowell avant d'être secouru par la
police alors qu'il était aux portes de la mort. Il se révèle que c'est Gretchen
elle-même qui lui a apporté les premiers secours et qui a appelé la police.
Depuis, la tueuse sans pitié est en prison mais continue à poser son ombre sur
la vie d'Archie, qui se voit reprendre du service à la poursuite d'un nouveau
tueur de jeunes filles …
J'aime bien lire des thrillers quand je sens que je risque de tomber en panne de lecture car ils sont toujours vite lus et me poussent souvent à tourner les pages avec avidité. Celui-là ne fait pas exception à la règle, avec ses chapitres assez courts et son rythme relativement soutenu. Il n'y a pourtant pas de grandes poursuites ou autres moments d'action musclés mais une alternance des époques passé/présent qui maintient l'attention en éveil. Pour moi, c'est surtout la relation entre Archie et Grechten, relation malsaine mais hypnotique et bien rendue (attention, il y a quelques moments assez durs) qui m'a plu, me faisant un peu penser à la relation Clarisse/Hannibal Lecter du "Silence des agneaux" de Thomas Harris. Quant à l'autre affaire policière, elle est somme toute banale et sans vraie surprise mais cette petite déception est compensée par une bonne psychologie des personnages. Une lecture très honnête qui sort son épingle du jeu, même si elle manque parfois un peu d'originalité.
Specials ---- Scott Westerfeld
Attention, ne lisez pas ce résumé si vous n'avez pas lu le
premier tome et que vous comptez le lire ! Mais en tout cas, c'est toujours
aussi bon et on a envie de lire la suite !
Encore une fois, Tally proche de la liberté, se retrouve réintégrée à la ville, cette fois sous la forme redoutable et cruelle d'une Special. Son corps est devenue une arme sans pareille, elle se sent parfaitement intégrée dans la bande des Scarificateurs dont le chef est son amie Shay et son esprit ne se rebelle plus contre les ordres. Elle domine parfaitement ses émotions mais le souvenir de son amour pour Zane la pousse quand même à essayer de le sauver, d'autant plus qu'elle se sent toujours responsable de son état de santé peu brillant …
J'espère que vous n'êtes pas étonné de voir que je n'ai pas tarder à lire la suite de cette série ! En fait, cela fait déjà 3 jours que j'ai terminé ce livre mais avec le week-end, j'ai pris du retard dans mes billets. A part que maintenant, je suis bêtement bloquée vu que ma biblio n'a pas encore acheté le tome 4. Heureusement, l'histoire a une fin très crédible et réussie (à l'origine, ce ne devait être qu'une trilogie et d'ailleurs, je me demande ce qui va se passer dans les suivants (vu qu'il y en aura 5 au total). Franchement, cela aurait pu brillamment s'arrêter là mais maintenant ma curiosité est piquée, surtout que j'ai évité jusqu'à présent de lire ce qu'il en était du quatrième tome. Par contre, si j'avais beaucoup apprécié Tally dans les tomes précédents, elle m'a profondément énervée dans celui-ci. Les questions habituelles qu'on avait trouvé tout au long de l'histoire, sur l'écologie, la responsabilité, sur le libre arbitre, sur la maitrise des émotions et le fait d'être tout simplement humain, m'ont paru un peu occultées au départ, principalement à cause du comportement de Tally, mais elles ressortent dans la deuxième moitié du livre, nous donnant un nouvel aperçu de ce monde particulier. Une trilogie très réussie (je verrai plus tard si je suis autant emballée par la pentalogie dans son ensemble !) qui mérite son succès.
Les avis de Karine et Fashion.
Burqa ! suivi de Ma vie à Kaboul de Simona Bassano di Tufillo et Jamila Mujahed
Jamila est née à Kaboul et après une vie de journaliste et
de liberté, elle découvre l'arrivée des Talibans et l'intolérance envers les
femmes. Le port de la burqa est imposé à toutes et les illustrations amusantes
parlent de la vie de tous les jours à l'intérieur de cette prison portative …
Cet album mélange document et dessins humoristiques et si les dessins sont excellents et amusants, ils font aussi réfléchir à la condition de ces femmes enfermées sous ces révoltantes prisons de tissu. Les situations banales de tous les jours sont mises en défaut, montrant ainsi que rien n'est facile sous la burqa, même les choses les plus simples et les plus courantes. Le texte est plus tragique, témoignage d'une femme vivant à Kaboul au moment de l'arrivée des Talibans au pouvoir. On découvre comme sa vie est chamboulée et comment elle se sent piégée. C'est vraiment très intéressant mais vraiment trop court pour réellement approfondir le sujet. On ressort de cette lecture un peu frustré mais cela a le mérite d'interpeler le lecteur de façon originale pour le pousser à aller peut-être plus loin.
Pretties ---- Scott Westerfeld
Attention, ne lisez pas ce résumé si vous n'avez pas lu le
premier tome et que vous comptez le lire ! Mais en tout cas, c'est toujours
aussi bon et on a envie de lire la suite !
Après de nombreuses aventures, Tally est finalement devenue une Pretty. Elle est magnifique et est entourée de nombreux amis, dont Shay qui veut lui faire intégrer la bande des Crims, des Pretties qui ont été particulièrement turbulents dans leur jeune âge. Mais alors que les fêtes se succèdent, Tally n'arrive pas à se sentir complètement à l'aise et aussi insouciante que ses amis. Il lui semble qu'elle oublie quelque chose d'important, qu'elle a parfois des éclairs de lucidité mais le voile ne disparaît jamais complètement. Jusqu'au jour où elle reçoit un message provenant des rebelles à l'extérieur de la ville, message écrit de sa propre main …
Je ne pouvais pas de ne pas enchaîner cette lecture à la suite du premier tome !!! Heureusement, j'avais réussi à avoir les deux à la biblio en même temps … ouf ! Voilà encore un livre que j'ai littéralement dévoré (et puis, il fallait que je le ramène rapidement à la biblio car il était réservé … c'est un signe de son succès, non ?). Cette fois, on découvre de l'intérieur le monde des Pretties et tout ce qu'il a d'artificiel et de glaçant. Et cela nous permet en même temps de découvrir de nouveaux personnages crédibles et attachants, avec de nouvelles relations qui se créent et de nouvelles questions qui se posent. Tally se retrouve encore dans des situations impossibles et cornéliennes mais toujours aussi intéressantes. Sa relation avec Zane, un Pretty chef de la bande des Crims, développe plus le côté 'fleur bleue" du roman mais cela ne freine en rien le suspense et le rythme. Des questions de responsabilités et de motivations sont aussi très présentes dans l'histoire : peut-on tout faire sous prétexte que cela est meilleur pour l'ensemble ou doit-on aller à l'encontre de la volonté d'un ami en pensant bien faire ? Des sujets sérieux traités de façon réussie, ce qui prouve encore que la littérature "jeunesse" recèle des perles ! Vite, la suite … je m'en vais de ce pas la chercher à la biblio !
Les avis toujours aussi enthousiastes de Karine et Fashion.













