CornichekennedySur la corniche Kennedy, à Marseille, se trouve la Plate, une zone rocailleuse en bordure de mer où les groupes de jeunes aiment se retrouver pour prendre le soleil et se baigner. Il y a Eddy, le chef de bande, Mario, le petit maigrichon, les filles et les journées d'été s'étirent paresseusement. Ce ne serait pas vraiment un problème si ces jeunes ne passaient pas leur temps à sauter de plongeoirs naturels positionnés à diverses hauteurs, chose qui énerve prodigieusement le commissaire qui a interdit ce genre d'occupation, jugée trop dangereuse. Mais il y a aussi Suzanne, l'adolescente de bonne famille, qui observe ces jeunes des cités et qui décide finalement d'essayer de se joindre à eux …

Oh la la, pour moi, après ma dernière lecture, passer à ce livre, c'est l'équivalent de passer du 7ème ciel au 7ème cercle de l'enfer ! Là, plus question pour moi de parler de talent de conteur pour cette auteure. J'ai trouvé le style télégraphique et pseudo-recherché particulièrement indigeste, les phrases longues comme un jour sans pain et l'histoire ennuyeuse comme un jour de pluie. Vous allez me dire : "pourquoi l'avoir lu, alors?". Eh bien, c'est qu'il fait partie de la sélection pour le prix inter comités d'entreprises CEZAM mais il est sûr qu'il ne fera pas partie du haut de mon classement ! J'ai vraiment trouvé les personnages stéréotypés, sans originalité : la jeune fille bon genre qui s'encanaille avec les garçons des cités, qui, eux, bien sûr, ne sont pas vraiment méchants (c'est surtout la faute à leur famille), le flic paumé et alcoolo et son chef hystérique et avide de pouvoir. L'histoire est à l'avenant des personnages : il n'y a rien de neuf sous le soleil de Marseille dans ce roman, rien qui n'est pu me tirer de la torpeur dans laquelle cette lecture m'a plongée. A mes yeux, il n'y a rien à voir ni à apprendre mais par contre, cela a été un excellent somnifère.

L'avis nettement plus enthousiaste de Clarabel.