Contretemps ---- Charles Marie
Melvin Epineuse est embauché par un mystérieux groupe pour
retrouver un de ses amis, Bruno Bar. Melvin décide alors de partir pour
Florence, espérant ainsi tomber par hasard sur celui qu'il cherche. Arrivé en
ville, ce dandy étrange et rêveur fait la connaissance de Lorraine, qui
l'entraine dans la Catacombe, pour une soirée qui se termine par une fusillade
sanglante …
J'aurais du me méfier ! Je ne suis vraiment pas axée romans français (dans le genre romans qui se veulent denses et intellectuels ! mdr !) et celui-ci ne fait pas exception à la règle. Et puis, quand le résumé de 4ème de couverture reprend tout simplement un extrait du livre, c'est pour moi le signe que l'histoire est tellement creuse qu'il est pratiquement impossible d'en faire une accroche qui se tienne ! Le style ampoulé et les pérégrinations fantastiques et étranges de Melvin m'ont mieux endormi qu'un somnifère puissant. J'ai erré lamentablement au fil des pages et je me suis désespérément accrochée jusqu'à la fin en espérant un petit sursaut qui aurait rattrapé l'opinion très basse que j'avais de ce roman et le peu d'attachement que j'avais pour les personnages mais ce fut en vain. Autant dire que ce ne sera pas ce titre que je recommanderai à quiconque, sauf éventuellement à mes ennemis !
Les avis de Papillon et Uncoindeblog (perplexes) et l'avis enthousiaste de Levraoueg.
Rides ---- Paco Roca
Ernest vient d'être placé en maison de retraite par son
fils car il souffre de la maladie d'Alzheimer et il devient trop difficile de
s'occuper de lui. Dès son arrivée, Emile, son compagnon de chambre, le prend
sous son aile pour lui faire découvrir le fonctionnement de l'institution et
lui présenter les résidents …
Cet album parle d'un sujet d'actualité qui risque de concerner beaucoup d'entre nous dans quelques années et l'auteur s'est inspiré de témoignages de proches de malades d'Alzheimer pour bâtir son histoire et ses personnages. Découvrir cette maladie en BD est assez original et je trouve que cet art permet de donner une dimension visuelle à la maladie et à nous plonger dans ce que peuvent ressentir ceux qui en sont atteints. Cependant, le dessin simple et les couleurs douces compensent la dureté du sujet. Mais plus qu'un album sur la maladie, c'est aussi une réflexion sur la vieillesse, sur les souvenirs et sur la mémoire. Cela reste un sujet lourd mais la façon de le traiter reste légère et touchante, sans pathos, ce qui donne un album particulièrement réussi et agréable à lire.
Couleur de peau : miel ---- Jung
Jung, l'auteur, est né en Corée en 1965 et vit dans la rue jusqu'à l'âge de 5 ans, jusqu'à ce qu'il soit amené dans un orphelinat Holt et proposé à l'adoption. Une famille belge, avec déjà 4 enfants, devient alors sa nouvelle famille et le jeune coréen se voit déraciné et doit intégrer un monde totalement différent …
Ce premier album autobiographique est vraiment très intéressant et très réussi. Jung y parle de son enfance en Corée (enfin, de ce qu'il se rappelle) et explique brièvement le fonctionnement des adoptions dans ce pays et pourquoi il y a tant d'enfants abandonnés. L'abandon et les sentiments qui en découlent représentent d'ailleurs une grande partie de l'album mais l'auteur n'a pas voulu faire de misérabilisme et je dois dire qu'il a réussi. De même, il raconte de façon amusante et sans pathos, la difficulté de s'intégrer dans une famille et dans une société nouvelle où il se sent différent et où certains lui rappellent constamment, de façon involontaire ou non, cette différence. Il n'a pas peur d'aborder des sujets durs ou intimes mais réussit à mettre à l'aise le lecteur, en conservant un côté léger grâce à l'humour. Le dessin noir et blanc, à l'effet crayonné, est très agréable à l'œil et sa simplicité met en valeur l'histoire et les sujets traités. A la fin, une interview vient compléter l'ensemble. Une lecture très instructive et très intéressante sur l'adoption, le déracinement, l'abandon, l'intégration et la différence.
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Edit du billet du 15 septembre 2008 :
Jung rentre maintenant dans l'adolescence avec tous les questionnements que celle-ci apporte. Les filles l'attirent mais il ne semble pas avoir de succès, il se sent parfois totalement étranger que ce soit à l'école ou dans sa famille et ne supporte pas vraiment de lier connaissance avec d'autres Coréens …
J'ai enfin réussi à mettre la main sur ce tome 2 et il était temps ! L'histoire était suffisamment puissante pour que je me rappelle clairement du premier tome mais je voulais absolument lire cette suite car les 2 albums forment un tout. Là encore, pas de misérabilisme, pas de pathos et toujours la découverte du parcours d'un enfant adopté au moment où il se pose encore plus de questions sur lui-même et sur ses origines, sur les raisons de sa présence dans sa famille et sur l'amour que celle-ci lui porte. L'humour est moins présent que dans le premier tome, on sent que le malaise est beaucoup plus profond. Le dessin noir et blanc est toujours magnifique et fait ressortir l'émotion de cette autobiographie vraiment très réussie.
Challenge Roaarrr : Prix BD Boum, prix Région Centre 2008.
Les filles ---- Christopher
Tomes 1 à 5 : Pyjama party - Papier peint - Action ou vérité - Telle mère, telle fille - Au nom du père
Anna, Muriel, Leila, Bénédicte et Chloé vivent à Tours et terminent leurs études tout en effectuant des petits boulots à côté. Anna se sent heureuse avec Laurent et ils vont emménager ensemble, Muriel file aussi le parfait amour avec Arnold qui passe du temps à Londres chez ses parents, Bénédicte soupçonne son copain de la tromper, Chloé passe d'un gars à l'autre sans se fixer et Leila se réserve pour l'homme de sa vie à part qu'elle ne l'a pas encore trouvé …
J'ai emprunté cet album pour sa couverture et parce que c'était une intégrale réunissant les 5 albums de la série (ce qui permet de les lire tous à la suite sans devoir courir après à la biblio !). Les dessins très sobres me plaisaient bien aussi et j'étais curieuse de découvrir la vision d'un homme sur les femmes (et sur les relations qu'elles entretiennent entre elles et avec les hommes). Si le début est un peu lent et pas très passionnant, il sert à mettre en place tous les personnages (qui sont faciles à identifier dans les dessins pour cette série) et à les présenter avec leurs défauts et les qualités. Anna semble être un peu plus au centre de l'histoire que les autres mais la part belle est faite à chacune. J'ai énormément apprécié l'évolution des personnages et de l'histoire qui mûrit et devient plus profonde et plus intéressante au fil des pages. On s'attend à quelque chose de plus léger mais au final, ces jeunes femmes se posent beaucoup de questions, elles avancent tant bien que mal et font face à des difficultés diverses. Beaucoup de lectrices pourraient se reconnaître dans ces filles-là, même si certains rebondissements me paraissent sortir typiquement d'un cerveau masculin ! Et si ce sont effectivement des filles au départ, nul doute qu'on peut les appeler des femmes à la fin et suivre leurs parcours a été attachant.
La jungle ---- Upton Sinclair et Peter Kuper
Dans le Chicago du début du Xxème siècle, Jurgis Rudkus
vient d'épouser la jeune Ona. Ils sont d'origine lituanienne et viennent
d'arriver en Amérique avec leurs familles et l'espoir de se faire une vie
meilleure à force de travail. Les entrepôts de viande du quartier de
Packingtown leur fournissent les emplois nécessaires et ils investissent dans
l'achat d'une petite maison mais les ouvriers sont traités comme des bêtes et
il suffit d'un accident ou d'une maladie pour tomber très bas …
Je connaissais de nom et de réputation le roman "La jungle" d'Upton Sinclair (qui est dans ma PAL depuis plusieurs années), qui fait partie des classiques américains racontant de façon très engagée la vie des ouvriers et dénonçant les abus des patrons et des riches. En attendant de me lancer dans l'œuvre de départ, je voulais découvrir l'histoire en lisant son adaptation en BD, et ce malgré des dessins assez carrés et stylisés qui m'attiraient peu. On retrouve les rebondissements qui faisaient le genre de l'époque : maladie, alcoolisme, mendicité, exploitation des pauvres qui ne font que tomber de plus en plus bas, avec leurs vies émaillées de toutes les tragédies possibles. Mais forcément, vu que l'album n'est pas très épais, beaucoup de choses sont laissées de côté et cela donne une narration hâchée qui saute du coq à l'âne et qui ne fait que surligner l'aspect tragique et noir de l'histoire. Le côté engagé et politique que l'auteur avait m'a un peu dérangé mais reste assez discret (du moins dans la BD, je pense qu'il doit être plus développé dans le roman). Je ne me suis pas vraiment habituée aux dessins et aux couleurs utilisées mais cette lecture a quand même eu un avantage : je vais à coup sûr lire ce roman de Sinclair, maintenant que je connais l'histoire car j'ai envie d'en savoir plus !
Le rêve de Meteor Slim ---- Frantz Duchazeau
Dans les années 1930, dans le sud des Etats-Unis, Edward
Ray Cochran a tout quitté, femme, enfant, travail, pour vivre sa passion de la
musique et du blues dont il veut faire son métier. Il joue dans des cabarets et
des bars et voyage au gré des problèmes qu'il laisse sur sa route, problèmes
souvent liés à l'alcool. D'ailleurs, c'est au gré de ses pérégrinations qu'il
rencontre le célèbre et talentueus Robert Johnson qui lui donne quelques
conseils. Pour essayer de se faire connaître, il prend le surnom de Meteor Slim
et se laisse pousser la moustache …
Me revoilà à nouveau avec une BD concernant le blues et c'est un magnifique album que celui-ci. Les dessins noir et blanc semblent parfois un peu brouillons mais on a aussi souvent l'impression de regarder de vieilles photos tellement certains peuvent être précis et détaillés. D'ailleurs, j'avais longtemps hésité à emprunter ce livre à la biblio car je n'avais été très convaincue par les dessins en le feuilletant mais maintenant que je l'ai lu, je les trouve particulièrement réussis et adaptés à l'histoire. Les expressions des visages font partie intégrante de l'ensemble et les décors (comme des vues de rues par exemple) sont bluffants. L'histoire se veut similaire à une biographie, même si Meteor Slim n'a jamais existé, mais les rencontres avec des musiciens connus et réels aident à imaginer que cela pourrait être vrai. L'atmosphère rendue est fascinante : on suit les difficultés de percer dans un art qui absorbe ceux qui s'y dédient mais on découvre aussi les motivations des bluesmen, qui ne sont pas toujours la gloire et la reconnaissance de leurs pairs. En plus, on a un aperçu de la vie d'une certaine catégorie de personnes à une époque où rien n'était facile mais tout était possible dans une certaine limite. Un bel album à conseiller à tous, même ceux et celles qui ne sont pas fans de blues !
Cora, livre un ---- Ted Mathot
En 1865, à l'issue de la guerre de Secession, la famille
Callaghan panse ses blessures mais Rose ne supporte les pertes qu'ils ont du
subir. La jeune femme s'enfuit. Des années plus tard, Isabel est mariée et mère
de Cora et de Jacob. La famille s'est installée dans le Montana et les enfants
sont déjà des adolescents au caractère bien trempé, surtout Cora. Quand un
homme vient demander des nouvelles de Rose, Cora ne comprend pas la réaction de
sa mère et va chercher à savoir qui était Rose …
Cet album est la suite de "Rose et Isabel" que j'avais énormément aimé. Il est donc logique que je lise aussi celui-ci dès que j'ai réussi à mettre la main dessus à la biblio ! Tout d'abord, il n'est pas indispensable d'avoir lu le premier pour comprendre l'histoire car il y a un petit rappel des faits au début mais compte-tenu que ce n'est que le livre un (sur deux) concernant Cora, il se peut que le suivant nécessite une connaissance plus poussée de la vie de Rose et Isabel. Et c'est sans compter que j'ai quand même une préférence pour le premier album, que j'ai trouvé plus original. Les femmes restent mises en avant mais pour l'instant, l'histoire ressemble plus à une mise en place pour le tome suivant. La violence caractéristique de "Rose et Isabel" a disparu et l'auteur s'est axé sur les paysages et les grands espaces en compensation. Le style du dessin reste le même, très sobre et assez sombre, avec beaucoup de marrons et de rouges, mais contrairement au premier tome, certains visages m'ont paru moins réussis (entre autres la bouche de Cora). Mais heureusement, ces petits défauts restent rares. Par contre, le texte n'est pas toujours au point dans la traduction : phrases tournées bizarrement ou quelques fautes de typo, ce qui toujours un peu irritant ! Le format de l'album a aussi changé et favorise la beauté des dessins mais c'est un peu le cauchemar des collectionneurs de BD qui se cassent la tête à ranger les albums d'une série tous ensemble (et puis, j'aimais bien le format carré !). Je me pose aussi la question de la division de cette histoire en 2 parties : je pense que l'éditeur aurait largement pu éditer un seul tome regroupant les livres un et deux de Cora (vu qu'il l'avait déjà fait pour "Rose et Isabel" !). Cela reste une lecture agréable mais qui laisse le lecteur le bec dans l'eau en attendant la suite !
Masques mortuaires (Les dossiers Dresden 5) ---- Jim Butcher
Harry Dresden est plutôt surchargé de travail en ce moment
et cela lui permet enfin de payer les factures. Mais le cœur n'y est pas
vraiment car Susan, qui a fui la ville, lui manque. Un nouveau client le
contacte pour une affaire qui s'annonce encore une fois très difficile. une
relique a été dérobée en Italie et ce n'est pas la moindre : c'est le suaire de
Turin ! Mais Ortega, un vampire de la Cour Rouge, choisit ce moment pour le
défier en duel sous prétexte de faire enfin cesser la guerre entre les vampires
et les magiciens …
Voilà, je suis à jour dans la lecture de cette série, enfin du moins ceux disponibles à ma biblio ! J'ai retrouvé Harry et son humour avec beaucoup de plaisir mais comme ma lecture des tomes précédents datait de quelques mois, il m'a fallu une petite période d'adaptation pour me remettre tous les différents personnages en tête (et aussi les derniers évènements comme la guerre vampires-magiciens) ! Mais l'avantage d'avoir fait une pause, c'est que je me suis plongée avec encore plus de plaisir dans l'histoire qui voit Harry affronter des méchants bien méchants, mais le principe reste similaire aux autres tomes de la série. L'humour grinçant est toujours de mise, ce qui rend Harry d'autant plus attachant (du moins, à mes yeux !) et l'auteur laisse filtrer quelques infos sur le passé de mon magicien favori (mais bon, on en sait guère plus … c'est un peu frustrant). La fin laisse suggérer qu'on retrouvera certains des personnages dans de futures aventures, ce qui promet de beaux affrontements en perspective ! Bon, maintenant, il ne reste plus qu'à attendre le tome 6, qui a du sortir cette année mais qui est apparemment épuisé (et que ma biblio n'a pas encore acheté … argh !!!)
Des gens bien ---- Marcus Sakey

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Tom et Anna Reed, un couple sans histoire, loue le rez-de-chaussée de leur maison mais ont peu de contacts avec leur locataire plutôt acariâtre. C'est à cause d'une alarme incendie persistante qu'ils se décident à pénétrer chez lui : le feu s'est déclaré au niveau de la gazinière et l'homme ne risquait pas de l'éteindre vu Tom et Anna le découvrent mort sur le lit. En voulant éteindre l'incendie avant qu'il ne devienne trop important, les Reed découvrent une quantité impressionnante de billets de 100 dollars, cachés dans les placards de la cuisine ! Le couple, qui essaie d'avoir un enfant depuis longtemps, est assez endetté malgré leurs salaires plus qu'honnêtes et ne peut résister à l'appât du gain …
J'ai emprunté par hasard ce roman, ne connaissant pas du tout l'auteur mais l'histoire m'attirait. Et grand bien m'en a fait car je l'ai dévoré ! C'est en même temps un thriller, un roman policier à suspense et une étude de mœurs. Anna et Tom sont des gens comme tout le monde, avec leurs petits problèmes mais assez heureux dans l'ensemble et surtout proches l'un de l'autre. La découverte de cet argent va les entraîner dans une spirale infernale, poursuivis par des gens peu recommandables et on se demande comment leur couple va tenir face à la tempête. Je dois dire qu'ils m'ont beaucoup plu car on arrive très facilement à s'identifier à eux et à se poser les mêmes questions : qu'aurais-je fait devant cet argent ? J'ai aimé leur complicité et leur raisonnement, toutes leurs tentatives pour se sortir de situations très crédibles mais effrayantes. De plus, l'auteur ne cherche pas édulcorer les évènements et les personnages ne sont pas toujours tout blancs ou tout noirs, comme c'est parfois le cas dans les romans américains. Bien sûr, le thème de base de ce livre n'est pas nouveau, j'avais lu "Un plan simple" de Scott Smith quelques années auparavant mais j'ai trouvé le roman de Sakey mieux rythmé avec des personnages bien plus attachants. Les droits d'adaptation au cinéma ont déjà été acheté et vu le côté visuel du livre, je pense que cela fera un très bon film. Enfin bref, j'ai passé un excellent moment et compte bien lire les autres titres de Marcus Sakey !
Campus tome 3 : Intouchables ---- Kate Brian
Reed Brennan et ses amies sont en plein drame : le corps
de Thomas vient d'être retrouvé et personne ne sait réellement ce qu'il lui est
arrivé mais la police interroge les étudiants et tourne sur le campus. Josh,
l'ancien camarade de chambre de Thomas, et Reed se décident enfin à révéler aux
inspecteurs quelques détails sur les activités illégales de Thomas pour essayer
de faire avancer l'enquête. Les deux ados se sentent proches l'un de l'autre et
Reed, malgré son chagrin, s'aperçoit qu'elle tombe amoureuse de Josh …
Vu la fin du tome précédent, je ne pouvais qu'enchainer avec la lecture du tome 3 ! Celui-ci est un peu plus sombre que les précédents et voit aussi sa petite dose de secrets révélés au grand jour, au plus grand plaisir des lecteurs. Le déballage des vies aisées et remplies de luxe des filles Billings est aussi un petit plus mais je le vois avec des yeux d'adulte qui sait que ce genre n'est accessible qu'à certains et je me pose la question sur la frustration que cela peut créer chez certains ados qui n'auraient pas forcément le recul nécessaire pour aborder ce côté-là de l'histoire. J'ai trouvé Reed encore plus énervante si cela est possible (franchement, j'ai vraiment envie de lui mettre des claques) alors que Noelle et sa bande de Billings sont encore plus intéressantes car assez complexes. On ne sait pas vraiment jusqu'à quel niveau elles manipulent les gens qui les entourent et cela donne du piquant à l'histoire et à la série en général. Il me semble que l'histoire s'étoffe un peu plus et vu la fin de ce tome, je n'ai qu'une idée : emprunter vite fait le tome suivant à la biblio !













