31 octobre 2009

La promesse des ténèbres ---- Maxime Chattam

LapromessedestenebresNew York, décembre 2000. Brady est journaliste indépendant et est marié à Annabel, une inspectrice de la police de la Grosse Pomme. Leurs vies semblent bien rangées et normales jusqu'au jour où Brady est mis en contact avec Rubis, une jeune actrice de porno trash, qui se suicide devant ses yeux. Brady veut alors comprendre pourquoi cette jeune femme triste en est arrivée là et il va plonger au cœur des ténèbres et du monde souterrain s'étendant sous la mégapole …

Pour les fans de Maxime Chattam, ce roman se situe avant la Trilogie du Mal car on y retrouve Annabel et son collègue flic Jack qui apparaissaient dans "In tenebris", que j'avais beaucoup aimé à l'époque (mais pas de billet dessus malheureusement). Pour ce nouvel opus, l'histoire se concentre sur le personnage du mari d'Annabel, Brady, que j'ai trouvé fade et peu attachant. Je dois dire que je me suis peu souciée de ce qui pouvait lui arriver et j'ai même eu un certain plaisir à la fin (sans révéler celle-ci, bien sûr !), qui m'a semblé très méritée ! Les thèmes abordés (porno trash, snuff movies, violence et sexe, SDF …) sont néanmoins intéressants à défaut d'être originaux mais la partie sur le peuple-taupe vivant dans les souterrains de New York est passionnante et donne envie d'en savoir plus (je me rappelle avoir vu un reportage là-dessus, qui m'avait déjà fasciné à l'époque). Sinon, comme pour les autres romans de l'auteur, on flirte toujours un peu avec le fantastique et la violence est omniprésente (alors âmes sensibles s'abstenir !) mais je ne me suis pas jetée sur le livre dès que j'avais un moment. D'ailleurs, il m'a fallu plusieurs jours pour en venir à bout, ce qui n'est pas très bon signe pour un thriller, du moins à mes yeux ! J'ai aussi été irritée par certaines tournures de phrases (du style "en montant les yeux" au lieu de "en levant les yeux") qui laissent à penser qu'il serait peut-être temps pour Chattam de produire moins souvent mais mieux, défauts que j'ai aussi trouvés dans mes dernières lectures de cet auteur. Donc, pour moi, un roman qui, malgré son titre, n'a pas tenu ses promesses !

L'avis de La liseuse.

Posté par sassenach à 16:30 - - Commentaires [4] - Rétroliens [0]


28 octobre 2009

La chorale des maîtres bouchers ---- Louise Erdrich

LachoraledesmaitresbouchersDans l'Allemagne vaincue de 1918, Fidelis Waldvogel, fils de boucher et tireur d'élite, a survécu au conflit. Ayant épousé Eva, la fiancée enceinte de son meilleur ami qui a été tué à la guerre, Fidelis décide alors d'aller tenter sa chance en Amérique où il part avec une valise pleine de saucisses et son jeu de couteaux professionnels. Pensant aller jusqu'à Seattle, le jeune homme s'arrête finalement à Argus, une petite bourgade du Dakota du Nord et ouvre une boucherie. Il fait alors venir sa femme et son fils et crée une chorale où les belles voix masculines d'Argus se réunissent. Roy, l'alcoolique notoire de la ville, en fait partie et sa fille Delphine, qui vient de revenir à Argus depuis peu, aide à la boucherie et à la vie quotidienne des Waldvogel car elle s'est liée d'amitié avec Eva …

Cela ne fut pas facile de faire un résumé de ce roman tant il est complexe. Au vu du titre et de la 4ème de couverture, on pourrait penser que la musique, la chanson, les bouchers et Fidelis vont être très présents mais je n'ai pas trouvé que c'était le cas. Pour moi, c'est surtout l'histoire de Delphine qui est racontée ici et celle-ci est intimement liée à la famille Waldvogel mais l'auteure s'est focalisée sur la jeune femme qui revient dans sa ville d'enfance et qui essaie de trouver un équilibre dans sa vie. J'ai eu un peu de mal pendant les cinquante premières pages car on découvre Fidelis, puis Delphine sans comprendre ni voir où tout cela va aller (j'ai même eu la sensation de lire deux livres totalement différents par moments). Ensuite, j'ai été charmée par la direction que l'histoire prenait, Delphine étant un personnage attachant et très fouillé. Ses relations avec les différents personnages du roman, qui sont eux aussi très réussis, sont variées, riches et complexes. Par contre, j'ai vraiment été déçue par la fin : le livre se termine sur une révélation qui arrive un peu comme un cheveu sur la soupe et je n'ai pas trouvé qu'elle apportait une nouvelle dimension au roman. Par contre, certaines choses sont laissées dans le flou alors que j'aurais aimé en savoir plus (sur le destin de certains personnages entre autres). L'ensemble est rempli d'anecdotes (apparemment, l'auteure s'est inspirée un peu de son histoire familiale), d'émotion et même parfois d'humour mais avec cette fin que j'ai trouvée décevante, cela fut une lecture un peu mitigée pour moi !

Les avis de Papillon et Kathel.

Posté par sassenach à 10:49 - - Commentaires [12] - Rétroliens [0]
27 octobre 2009

Les équilibres instables ---- Loïc Dauvillier et Clokta

LesequilibresinstablesLes apparences sont souvent trompeuses et ce que l'on voit n'est pas toujours ce qui est. Ces petites histoires l'illustrent parfaitement : pourquoi ce jeune homme suit-il une femme jusque dans un café ou bien comment réagir lors d'une opération de télémarketing …

Cinq petites histoires composent cet album un peu trop vite lu à mon goût. Le dessin ressemble à ceux que l'on peut voir sur certains blogs graphiques mais j'aime beaucoup ce style sans fioriture et plutôt moderne. Pas de couleurs, hormis le noir et blanc et un dégradé de tons rosés, que j'ai trouvé très reposants pour les yeux. Les chutes des histoires en font leur richesse et on ne s'y attend pas toujours ! Les auteurs partent de situations banales et les transforment en histoires originales, souvent avec une pointe d'émotion ou d'ironie. J'ai bien aimé mais je pense qu'il y avait encore matière à ajouter 3 ou 4 histoires de plus à l'album !

Posté par sassenach à 14:35 - - Commentaires [4] - Rétroliens [0]
21 octobre 2009

Little bird ---- Craig Johnson

LittlebirdDans le comté d'Absaroka, dans le Wyoming, le shérif Walt Longmire fait régner l'ordre depuis une vingtaine d'années. En général, tout se passe bien et les relations entre les différentes communautés sont tranquilles mais deux ans auparavant, une jeune Indienne, Melissa Little Bird, avait été violée par quatre jeunes adolescents blancs. Le procès avait été décevant car les accusés n'avaient écopé que de petites peines avec sursis et les tensions en avaient découlé. Alors, quand le corps de Cody Pritchard, un des jeunes coupables, est retrouvé près de la réserve cheyenne, Walt a peur de se retrouver face à une vengeance …

Me revoilà avec un roman policier car je suis dans l'humeur d'en lire en ce moment ! Cette fois-ci encore, ce fut une bonne pioche car j'ai trouvé ce roman, premier d'une série avec le shérif Walt Longmire, passionnant. Tout d'abord, c'est exceptionnel mais je n'ai pas trouvé rapidement le coupable et ça, ça a le mérite d'être souligné ! Le mélange de deux communautés est assez intéressant, même si on survole assez la partie indienne, et cela donne une autre dimension au roman, qui aurait pu être relativement banal autrement. Les grands espaces du Wyoming tiennent aussi une grande place dans le livre, surtout la météo qui va se "mettre en travers" de l'enquête si je peux dire ainsi car un blizzard va sévir. Mais ce qui m'a complètement charmée, ce sont les personnages et particulièrement celui de Walt, très bourru mais très attachant et avec un humour que j'adore. Son ami Henry Standing Bear n'est pas mal non plus et le reste est à l'avenant. Par contre, je conseille aux lecteurs intéressés de ne pas trop mettre de temps lors de cette lecture pour ne pas risquer d'oublier les noms des personnages car ils sont assez nombreux. De toute façon, vu l'histoire, moi, j'ai eu du mal à poser ce livre en fin de journée alors je ne pense pas qu'on puisse mettre longtemps pour le lire ! mdr ! Maintenant, comme beaucoup de blogueurs et de blogueuses, j'attends avec impatience la sortie du prochain volume avec Walt Longmire !

Les avis d'Amanda, Emeraude, Cuné, Papillon, Brize, InColdBlood et Cathulu.

Posté par sassenach à 08:32 - - Commentaires [17] - Rétroliens [0]
19 octobre 2009

Missing ---- Will Argunas

MissingEmmy a 8 ans quand elle disparaît. Deux ans après, la petite fille reste introuvable. Franck, son père, un flic du Minnesota, ne s'est jamais vraiment remis de sa disparition mais continue de travailler normalement. Un soir d'hiver, il arrête un homme lors d'un banal excès de vitesse. Mais le policier et son collègue trouve du sang dans le coffre de la voiture et l'homme arrêté laisse penser à Frank qu'il connaissait Emmy …

Contrairement à ce que l'histoire et le style pourraient laisser penser, cet album est purement français mais on sent que l'auteur est fortement influencé par la culture américaine (séries télé, films et autres qui sont d'ailleurs cités dans un petit cahier complémentaire en fin d'album). Comme je suis comme lui, j'ai beaucoup apprécié cette lecture, qui mélange suspense et émotion. Car loin de n'être qu'une histoire policière, la disparition d'Emmy revient sur les dégâts qu'un tel évènement produit dans la vie des personnes concernées (destruction d'un mariage, difficultés d'acceptation, espoir de retrouver son enfant). La descente aux enfers de Franck, qui a commencé avec la disparition de sa fille, semble atteindre son apogée dans le récit très sombre et très cinématographique. Le dessin est très hachuré et m'a un peu déstabilisée au départ mais je m'y suis vite habituée et les couleurs ont compensé mon peu d'attirance pour le graphisme. J'ai néanmoins été un peu perdue dans la chronologie citée … il me semble qu'il y a eu quelques mélanges dans les heures (et surtout dans les am et pm qui viennent les compléter !) mais à part cela, j'ai été absorbée par cette lecture violente mais très réaliste d'un fait divers comme il en existe tant aux USA.

Posté par sassenach à 07:56 - - Commentaires [2] - Rétroliens [0]




18 octobre 2009

Le phalanstère du bout du monde ---- Corbeyran et Bouillez

LephalanstereduboutdumondeLe petit Jean, 7 ans, est amené par ses parents dans un pensionnat peu commun, perdu au bout du monde. Le petit garçon n'est pas rassuré, surtout qu'on ne lui donne aucune explication sur sa présence dans un tel lieu, que les repas sont tous les mêmes et plutôt infâmes, et que les cours s'effectuent pendant que les enfants rament pour fournir l'électricité qui éclaire la salle …

J'avais été attirée par le dessin noir et blanc très particulier de cet album (et aussi un peu par le titre très mystérieux !). Je dois dire que, côté dessins, je n'ai pas été déçue : ce noir et blanc est aussi bien utilisé pour donner des images positives (dessin noir sur fond blanc) que négatives (dessin blanc sur fond noir, ce qui est nettement moins courant). Je précise cette notion d'utilisation des noirs et blancs parce que je ne veux pas qu'on confonde le positif et le négatif physiques des images avec ce qu'elles peuvent véhiculer comme atmosphère, qui, elle, se révèle tout le temps angoissante et oppressante ! Le lieu dans lequel Jean a atterri est glauque au possible, avec peu d'espoir d'évasion et on se demande pourquoi un tel endroit existe. Mais, même si l'histoire est intéressante et bien menée, je n'ai pas totalement accroché à l'ensemble, trop de choses me semblant rester en suspens, trop de questions sans réponses, même si je suis convaincue que tout cela est totalement voulu par les auteurs. En bref, ce fut une lecture un peu frustrante pour moi malgré une qualité indéniable au niveau graphisme et inventivité.

Posté par sassenach à 06:42 - - Commentaires [2] - Rétroliens [0]
17 octobre 2009

Lettres d'Agathe ---- Nathalie Ferlut

LettresdagatheAgathe est une petite fille qui grandit dans les années 1950 dans un village français. Elle aurait tout pour être heureuse mais sa mère ne semble pas l'aimer et ne s'occupe véritablement que de ses deux garçons, qui eux sont choyés. Le mari de cette mère secrète et distante, qui n'est que le beau-père d'Agathe, se soucie de la petite fille mais a peur de déplaire à sa femme et du coup, la laisse traiter Agathe comme si elle n'existait pas …

L'histoire d'Agathe est traitée sous forme de flash-back via des lettres que la petite fille devenue à présent grande adresse à sa mère décédée. On peut ainsi découvrir l'enfance sans amour, la froideur de la mère, voire même son mépris quand Agathe devient une jeune fille. Cette première partie est particulièrement dure car même s'il n'y a aucune violence physique, la violence psychique des humiliations est tout aussi dévastatrice. J'ai trouvé très difficile d'essayer de comprendre cette femme et même quand on apprend le pourquoi de son attitude envers sa fille dans la deuxième partie de l'album (sous forme d'une "enquête" menée par une Agathe adulte), je n'ai toujours pas réussi à accepter ses actions et son comportement, même si je peux comprendre une partie de ses choix (surtout dans le contexte de l'époque). Le dessin reste simple, les aquarelles naturelles et les couleurs sobres et les expressions sont très bien rendues. Le texte est assez dense car l'histoire en elle-même est déjà très complexe, les sentiments de ressentiment se mêlant à des sentiments d'incompréhension et d'amour non rendu, le tout empreint d'une pudeur qui en fait une lecture riche en émotion.

Posté par sassenach à 16:41 - - Commentaires [5] - Rétroliens [0]
15 octobre 2009

Des bibliothèques pleines de fantômes ---- Jacques Bonnet

DesbibliothequespleinesdefantomesLes livres ont la fâcheuse tendance à envahir les maisons ou les appartements où ils sont les bienvenus. Que ce soit à cause d'une "collectionnite" aiguë ou d'un besoin incontrôlable de lire tout ce qui semble intéressant, les bibliophiles se retrouvent souvent très ennuyés dès qu'il est question de rangement, de classement et de recensement des livres qu'ils ont achetés …

Ce petit traité sur la manie que beaucoup d'entre nous ont, c'est-à-dire le besoin d'être entouré de livres, a déjà été lu par de nombreux blogueurs et blogueuses ! Forcément, un livre qui parle de nos "travers" ne pouvait que nous intéresser (avec peut-être aussi un peu l'espoir de comprendre pourquoi nous sommes ainsi ! mdr !). Il est évident que je me suis retrouvée souvent dans les problèmes soulevés par l'auteur, même si j'ai résolu le problème du classement de mes livres … je n'en ai aucun !!! Enfin, si, je place les livres déjà lus en bas des piles ou au fond des étagères mais mon classement s'effectue par ordinateur, ce qui est bien pratique quand on manque de place, comme l'auteur le souligne souvent. Par contre, malgré le sujet passionnant, je me suis souvent ennuyée lors de cette lecture trop érudite et pas assez "vivante". L'auteur cite des tas de livres mais ne m'a pas donné envie de les lire (voire même le contraire !) et son amour de la lecture me semble surtout circoncis à son travail (malgré quelques lignes à penser que ce n'est pourtant pas le cas !). Bref, une impression mitigée car certains passages sont très intéressants mais restent trop peu nombreux. Sur le sujet des livres et des lecteurs, je préfère nettement lire Anne Fadiman ou le couple Goldstone dont les livres sont excellents mais malheureusement pas traduits à ce jour.

Les avis de Michel, Jules, Cathulu, Lou, Leiloona, Pascal ... est-ce que j'en oublie ?

Posté par sassenach à 07:21 - - Commentaires [13] - Rétroliens [0]
14 octobre 2009

Jours de juin ---- Julia Glass

JoursdejuinA la mort de sa femme à la fin des années 1980, Paul McLeod décide de partir en Grèce en voyage organisé pour essayer de se changer les idées. Il rencontre une jeune artiste, Fern, dont il s'éprend en secret. Le fils ainé des McLeod, Fenno, lui, s'est installé à New York pour fuir une vie écossaise trop provinciale et a ouvert une librairie. Il devient très proche de son voisin, Malachy, un critique musical atteint du sida au caractère fort et à la langue acérée …

Véritable saga familiale s'étendant sur une bonne dizaine d'années, j'ai adoré me plonger dans la vie des McLeod. Julia Glass sait nous donner des petites informations sur les personnages, informations fournies le plus souvent sous forme de flashbacks très réussis car à aucun moment, je ne me suis perdue dans la narration et les allers et retours entre les époques et les personnages (car le roman est aussi divisé en trois parties se concentrant sur des personnages différents, le principal étant quand même Fenno). L'ambiance est très british et on finit par oublier que l'auteure est américaine et même si une partie de l'histoire se passe à New York, les personnages restent très retenus dans leur façon d'être. La solitude de Fenno est poignante, imposée par les ravages du sida dans le milieu gay mais chaque personnage a ses propres problèmes et se sent souvent seul et perdu en essayant de différentes façons de trouver leur place dans le monde. Plein de subtilité et d'émotion, voici un roman attachant et prenant dont j'ai vu arriver la fin avec regret malgré le nombre de pages assez important, ce qui le signe d'une excellente lecture !

Les avis de Florinette, Cathulu, Clarabel.

Posté par sassenach à 09:21 - - Commentaires [7] - Rétroliens [0]
09 octobre 2009

Fuck America ---- Edgar Hilsenrath

FuckamericaEn 1953, Jakob Bronsky vient juste d'immigrer aux Etats-Unis depuis un an. Il a 27 ans, s'est installé à New York et n'a pas un sou en poche. Peu enclin à travailler de façon régulière, il trouve des petits boulots uniquement quand ses réserves de nourriture sont épuisées. Sinon, il passe ses nuits dans une cafétéria juive près de Broadway où il écrit son "grand" roman sur la vie dans les ghettos pendant la seconde guerre mondiale …

Personne ne pourrait penser qu'un tel titre m'aurait accroché vu que je suis très attirée par les Etats-Unis mais j'avais reçu un bon avis d'un lecteur sur ce titre et la couverture me plaisait aussi beaucoup. D'ailleurs, le côté léger et un peu déjanté de celle-ci colle parfaitement au livre ! Très largement autobiographique, l'auteur nous fait découvrir la vie des écrivains sans le sou, qui galèrent mais qui ont toujours des petites combines pour s'en sortir finalement assez bien. Le style est fluide, avec beaucoup de répétitions qui servent à donner plus de consistance au personnage de Jakob (je me le suis imaginé sans peine !) et cela se lit facilement et rapidement. On peut aussi dire que Hilsenrath n'y va toujours avec le dos de la cuillère au vu de quelques passages assez crus (il fantasme sur le cul d'une secrétaire de direction !) mais j'ai trouvé l'ensemble plein de naturel car Jakob fréquente une société assez louche et trouble (clochards, prostituées et autres). Mais si la majorité du roman est amusant, la fin, qui revient sur la guerre, est nettement plus sombre et amène une part d'émotion au livre. Ce roman vient juste d'être traduit en français mais date déjà de plusieurs années et les réflexions de l'auteur sur les Etats-Unis et ses habitants sont très justes (qui plus est avec le recul du temps passé que l'on a maintenant !). Hilsenrath sait aussi décrire particulièrement bien les affres des gens déracinés qui ne se sentent pas chez eux dans un nouveau pays. Alors, il ne faut vraiment pas se laisser rebuter par le titre car c'est un livre riche en thèmes et très agréable à lire !

L'avis de Papillon.

Posté par sassenach à 06:55 - - Commentaires [4] - Rétroliens [0]


  1  2