3 minutes ---- Domas
Max s'est résigné à rester célibataire malgré le temps qui
passe. Il se contente de rencontrer ses amis et de travailler mais un beau
jour, il rencontre, par l'entremise d'amis d'amis, Coquillage, une jolie jeune
femme elle aussi célibataire. Mais Max a peur : il a peur de se faire
repousser, peur de ne pas être à la hauteur, peur de se faire à nouveau larguer
et pourtant, ses amis l'encouragent à se lancer …
Je ne savais pas que cet album faisait suite à "Litost" mais il peut sans problème se lire sans avoir lu le précédent (que je vais essayer de trouver maintenant !). On y retrouve donc Max qui s'est fait une raison sur les femmes mais on le sent seul malgré tous ses amis. Il lui manque l'affection d'une petite amie mais son passé amoureux le refroidit dès qu'il s'agit de rencontrer d'éventuelles candidates à la vie à deux. Pourtant le hasard joue parfois des tours et cet album est là pour nous montrer les difficultés des premiers rendez-vous, les angoisses de chacun dès qu'il faut aborder le sexe opposé. Les dessins sont très sympathiques et emplis de poésie (quand Max est accroché à la lune ou devient un oiseau) et représentent subtilement les sentiments des protagonistes. C'est plein d'émotion, on sourit par moments et à d'autres, j'ai eu les yeux humides devant les espoirs et les peurs de ce possible couple … une bien belle découverte !
Seul le silence ---- R.J. Ellory
A Augusta Falls, une petite ville de Géorgie, en 1939, Joseph Vaughan, bientôt 12 ans, vient de perdre son père, emporté par la maladie. Il reste seul avec sa mère, passe beaucoup de temps à écrire malgré son jeune âge et à jouer avec les enfants voisins. Mais la petite ville va être secouée par une vague de meurtres : le corps d'une petite fille est découvert, puis ensuite un autre, jusqu'à ce que le troisième corps mutilé soit découvert par Joseph lui-même non loin de chez lui, marquant ainsi à jamais la vie du garçon …
Difficile de ressortir de cette lecture tant l'ambiance de ce roman est envoûtante ! Le narrateur est Joseph et on sait de suite qu'il nous raconte son histoire alors qu'il est déjà plus vieux et qu'il a réussi à identifier le tueur de ces petites filles mais cela ne veut pas dire que nous apprendrons rapidement et facilement qui est ce tueur (bon, je dois avouer que je m'en doutais un peu mais l'auteur sait maintenir le suspense jusqu'aux dernières pages !). C'est aussi loin d'être un simple roman noir car on découvre la vie des petites villes du Sud des Etats-Unis dans les années 40 et le Brooklyn des années 50, les difficultés et les soupçons qu'une série de meurtres, avec en fond la seconde guerre mondiale en Europe, peuvent créer dans une communauté où tout le monde se connaît. La vie de Joseph sera marquée à jamais par ces meurtres et il est difficile de ne pas s'attacher à ce garçon, puis au jeune homme et à l'homme qu'il va devenir, façonné par les épreuves de la vie. Les personnages secondaires sont aussi très bien développés et je n'ai eu aucun mal à me les représenter, avec leurs défauts et leurs qualités et chacun de ces personnages amène sa petite pierre à la construction de ce grand roman, d'une façon ou d'une autre. Mais ce qui ressort le plus de ce livre, c'est l'émotion que j'ai ressentie tout au long de cette lecture et qui ne se décrit pas facilement car elle couvre un vaste territoire : certains moments apportent de l'espoir, voire de l'exaltation, d'autres sont particulièrement tristes et difficiles et cela m'a donné l'impression d'être sur un grand huit. R. J. Ellory nous démontre là qu'un roman noir peut être brillant, tant par sa construction que par son contenu et je l'en remercie pour ce fabuleux moment de lecture !
Les avis, entre autres, de Cuné, Amanda, Karine, Ingrid, Kathel, Uncoindeblog, Yspaddaden, Laure, Flo et Emeraude.
Au-delà du mal ---- Shane Stevens
En 1948, Sara Bishop accouche d'un garçon, Thomas, qu'elle
croit le produit du viol par le "bandit à la lampe rouge" Caryl
Chessman. La jeune femme fait passer l'enfant pour celui de son mari mais elle
n'aime plus les hommes qu'elle accuse de tous ses maux. Alors qu'il a 10 ans,
le jeune Thomas Bishop, martyrisé par sa mère, tue celle-ci. Il est placé en
institution psychiatrique d'où il n'aura jamais le droit de sortir. Quinze ans
plus tard, le jeune homme qui a appris à cacher ses sentiments s'échappe et va
semer la terreur et la mort à travers les Etats-Unis …
Ce roman policier est un peu "l'ancêtre" des romans spécialisés dans les tueurs en série. Il a été effectivement écrit et publié aux USA à la fin des années 1970 mais vient juste d'être traduit en France aux éditions Sonatine. Il était temps ! Surtout que l'auteur n'a écrit qu'un petit nombre de livres entre 1966 et 1981 et n'est donc pas très connu en France (d'où le peu de lecteurs français qui avaient déjà lu son roman directement en VO). Ayant peur d'être déçue malgré de très bons échos, ce pavé de plus de 750 pages fut finalement mon cadeau de Noël. Le début, qui s'appuie sur le violeur Caryl Chessman qui a vraiment existé, place tout de suite le ton : froid, neutre, détaché, sans parti pris. L'auteur ne met aucune émotion véritable dans la narration. On découvre l'enfance de Thomas Bishop et comment celle-ci va influer sur son psychisme, son évasion et sa cavale sanglante à travers le pays mais il ne faut pas s'imaginer que ce livre n'est qu'un compte-rendu gore de meurtres en tous genres. L'époque est aussi très importante et la politique, ainsi que les médias (et surtout la presse) représentent une part non négligeable de l'histoire. Le débat sur la peine de mort, les ambitions politiques d'un sénateur aux dents longues, la liberté de la presse et comment elle peut influencer sur une enquête ou sur l'opinion publique, Nixon et le Watergate, tous ces thèmes variés apparaissent dans les pages de façon plus ou moins régulière. D'ailleurs, les personnages sont assez nombreux et il pourrait être facile de s'y perdre si on ne prête pas trop d'attention à sa lecture. L'étude psychologique du tueur est aussi très intéressante et représente surtout la première moitié du livre alors que la seconde est plus dédiée à la traque. Mais qu'en est-il de mon impression ? J'ai beaucoup beaucoup aimé mais … Ben oui, il y a un tout petit mais ! A force de détachement, l'auteur n'a pas réussi à créer de liens entre les personnages et moi. Thomas Bishop aurait pu être fascinant mais il n'est qu'un tueur en série parmi tant d'autres, la quantité et la violence de ses actes ou sa folie ne créant pas pour autant un mythe. Quant à la fin qui pourrait être surprenante, ce n'est pas ainsi que je l'ai ressentie. L'auteur voulait terminer par une ultime pirouette que j'ai presque trouvée inutile car ce qu'elle nous révèle ne m'a paru que de faible intérêt. Sinon, à part ces deux petits bémols, cela reste un grand roman sur les tueurs en série, indispensable à lire si on aime le sujet et qui n'a pas pris une ride !
Les avis d'Amanda, Emeraude et Ingrid.
L'eau amère ---- Kan Takahama
L'eau est partout dans nos vies et peut servir de fil
conducteur à différentes histoires : celle de Saé, handicapée, qui renonce à
l'homme qu'elle aime de peur d'être malheureuse un jour, celle d'un couple qui
se retrouve pour une nuit dans une station thermale pour essayer de sauver leur
mariage, celle d'Etsuko qui a été retrouvée dans un étang en train de cuver sa
cuite, celle de K et de ses larmes et pour qui la vie d'amante cachée est peu
satisfaisante …
Huit histoires composent ce manga où l'eau sous toutes ses formes est omniprésente en toile de fond. Le dessin m'a semblé un peu artificiel, comme si des photos avaient été redessinées. Cela donne une impression très réaliste mais peu créatrice. De plus, le fond noir de l'album donne une impression sombre, accentuée par le thème des histoires. Celles-ci sont assez tristes, avec des sentiments d'échec et de frustration souvent présents. J'ai aussi une impression de discontinuité dans la narration, comme si c'était un film dont plusieurs images avaient sauté. Comme d'habitude, certaines histoires sont plus intéressantes et mieux développées mais j'ai trouvé l'ensemble assez moyen et les personnages assez peu attachants. Cette impression est probablement du au moral plutôt bas des personnages alors que ceux-ci ne font rien pour l'améliorer et il n'y a que peu de positivité qui ressort de cette lecture. Je ne regrette pas d'avoir lu cet album mais je n'aurais pas raté grand chose si je ne l'avais pas emprunté à la biblio.
Trois éclats blancs ---- Bruno Le Floc'h
En 1911, l'office des Ponts et Chaussées décide de bâtir un phare sur le rocher dit La Pierre Chauve pas très loin de la côte bretonne. Un ingénieur est envoyé dans le port voisin pour organiser et diriger les travaux mais à son arrivée, l'hostilité des gens de la région est palpable …
Ah, enfin un album de cet auteur que j'ai réellement apprécié !!! J'ai même du mal à imaginer qu'il a pu faire les autres tellement je trouve que la différence de qualité est flagrante. Ici, l'histoire est originale, bien construite (avec une évolution notable des personnages, des rebondissements et une fin bien amenée), l'ambiance bien rendue et les personnages assez attachants et relativement complexes. Le petit format se prête à nouveau au dessin et je n'y ai pas retrouvé les défauts qui m'irritaient. Au contraire, les couleurs sont agréables et servent à mettre en valeur les paysages et nous mettre dans l'ambiance. Seule la police d'écriture utilisée pour les lettres du narrateur à un ami m'a un peu gênée car je l'ai trouvée difficile à lire si la lumière n'est pas bien adaptée (mais là, ce doit plus être du à ma "vieillesse" qu'autre chose !). Je ne peux donc que recommander de lire en priorité cet album pour découvrir l'œuvre de Bruno Le Floc'h.
Challenge Roaarrr : Prix René Gosciny 2004.
Silex and the city tome 1 ---- Jul
En 40000 avant Jésus-Christ, la famille Dotcom est une
famille moyenne : Blog et Spam, les parents, sont profs dans une ZEP (zone
d'évolution prioritaire) et n'ont pas toujours un travail facile et les deux
enfants, Web et Url, sont en pleine crise d'adolescence. Un beau jour, Blog
décide de se présenter aux élections mais son fils ne lui rend pas la tâche
facile car il fait partie des alter-darwinistes …
Cet album est tout simplement une critique amusante de notre société actuelle et des clins d'œil sur certains évènements ou attitudes sont présents tout au long des pages. De nombreux jeux de mots, assez réussis, font aussi partie intégrantes de l'histoire et donnent un peu plus d'humour à l'ensemble mais je ne peux quand même pas dire que j'ai éclaté de rire à chaque page. Non, au mieux, j'ai souri mais ce n'est pas pour autant que je n'ai pas apprécié ma lecture. Au contraire, on s'aperçoit que tous les problèmes actuels pourraient concerner n'importe quelle époque car les Hommes ont toujours les mêmes buts. Bien sûr, les dessins ne sont pas la raison pour laquelle je lis ce genre d'albums mais ils restent assez typiques de cette catégorie. Une façon sympathique de revenir sur notre actualité en souriant !
Jinbé ---- Mitsuru Adachi
Jinbé Takanashi,
ancien gardien de but au football et travaillant maintenant dans un aquarium, est
veuf depuis presque trois ans après un court mariage de moins de deux ans avec
Rikako. Miku, la fille adolescente de Rikako issue d'un premier mariage, est
restée vivre avec Jinbé alors que son vrai père, un homme riche, vite seul dans
une grande maison …
L'idée d'une adolescente partagée entre deux pères, l'un adoptif et l'autre biologique, était une bonne base de départ. Sous forme de petites histoires variées, on découvre petit à petit les relations entre Miku et Jinbé, l'attachement non dit qu'ils ont l'un pour l'autre mais l'ensemble a une petite touche ambiguë sur leurs sentiments profonds. Certaines histoires sont intéressantes et attendrissantes, d'autres un peu moins et semblent un peu inutiles dans le développement des personnages, ou bien alors un peu trop extravagantes comme la dernière histoire, qui ne m'a paru très crédible ! Mais l'ensemble reste très subtil et laisse la part belle à une interprétation assez libre des lecteurs, avec une fin toute aussi floue que le reste et qui m'a bien convenu !
La foire aux cochons tome 1 : L'art d'accommoder les restes ---- Pti Luc
Début du XXème siècle, Victor Hugo et Napoléon ont été
réincarnés en cochons à cause de leurs erreurs passées : Hugo, trop séducteur,
traitait les femmes un peu trop légèrement et sans grand respect et Napoléon
avait des idées de grandeur et de conquête un peu trop … développées ! Le seul
moyen de quitter ce cycle de réincarnation porcine est peut-être de s'améliorer
mais Napoléon a vraiment du mal de ce côté-là et Hugo, lui, ne comprend pas franchement
ce qu'il fait là. Les vaches, quant à elles, regardent passer les trains à
vapeur et s'interrogent sur les dangers de ces nouvelles technologies. En plus,
la guerre de 14-18 se profile à l'horizon et la porcherie risque bien de
s'enrichir de nouveaux "réincarnés" …
Pour qui aime l'humour noir et assez irrévérencieux de Pti Luc, cet album est très bien tourné : on revisite l'histoire du 20ème siècle de façon originale et, même si le début est assez déstabilisateur (vu qu'on découvre qui sont ces cochons au fur et à mesure du dialogue alors moi, avec mon résumé, j'ai plutôt vendu la mèche mais rassurez-vous, vous aurez l'occasion d'essayer d'identifier d'autres personnages connus), j'ai trouvé très justes et grinçantes les réflexions des animaux, qu'elles soient faites par les cochons qui continuent bien souvent à s'enliser dans leurs défauts humains (qui pourtant leur ont valu cette réincarnation !) ou bien par les vaches, les "sages" de l'album. Petit à petit le temps passe et on finit par arriver à notre époque et je peux vous dire que là, on rit plutôt jaune tellement cela est inquiétant ! Les dessins sont très réussis et on arrive sans problème à reconnaître tel ou tel cochon car l'auteur a brillamment réussi à les identifier par un petit détail (soit physique, soit un accent). Je compte bien lire les tomes suivants mais je me demande bien de quoi ils vont parler cette fois !
***
Edit du billet du 21 décembre 2008
Napoléon et Victor Hugo sont toujours coincés dans des
multiples réincarnations de cochons et ont atteint notre époque actuelle. Dans
leur groupe cochonnesque, on retrouve tous les personnages historiques qui ont
beaucoup à se reprocher dans leur vie humaine : Hitler ou Staline par exemple.
Napoléon ne désespère pas d'atteindre le nirvana et de stopper ces
réincarnations sans fin …
Comme cet album était disponible à ma bibliothèque et que j'avais assez apprécié le premier tome, je me suis lancée dans cette lecture qui reprend les ingrédients de base et qui abordent différents évènements de la fin du XXème siècle. Au départ, il m'a fallu un peu de temps pour reconnaître qui était qui car seul un ou deux éléments caractérisques humains se retrouvent dans les cochons (une mèche de cheveux, un accent ou une moustache par exemple). Mais cela a été assez rapide car il y a moins de personnages que dans le premier (ou bien alors je m'y suis habituée !) et de toute façon, l'auteur nous dit qui est qui dans les dialogues. Comme on aborde des sujets plus récents et donc mieux connus, j'ai trouvé cette lecture plus facile que le premier tome où il fallait quand même connaître assez bien l'Histoire. L'humour reste très grinçant, pas toujours très subtil lors de certains passages mais cela ne m'a pas vraiment dérangée et tout le monde et tous les pays en prennent pour leur grade ! Par contre, ce n'est pas un album qu'on lit rapidement car il y a beaucoup de texte mais malgré quelques longueurs, j'ai souvent souri et je pense lire les suivants si la série se prolonge.
Au bord du monde ---- Bruno Le Floc'h
Le bord du monde, c'est le Finistère qui plonge dans
l'océan et où la nature dicte souvent sa loi. Dans un petit village de
pêcheurs, Pasd'bol ne trouve pas de travail sur les bateaux à cause de sa
malchance, sur la route, le jeune Laou Penvidic fait la rencontre de
romanichels qui l'invitent pour un café, dans un autre village, Fri Ruz vient
de mourir mais ses amis ont bien l'intention de l'amener une dernière fois
boire un coup au bistrot …
Me revoilà avec un autre album de cet auteur breton et cette fois, j'ai été plus satisfaite de ma lecture sans qu'elle soit tout de même fabuleuse. Les trois petites histoires sont inégales mais la dernière est particulièrement savoureuse (surtout la fin !). Par contre, je n'ai pas trop aimé la deuxième, que j'ai trouvé plate et trop similaire (dans sa platitude) aux autres albums de cet auteur que j'ai lus. Cette fois, le noir et blanc est à l'honneur et je dois dire que j'ai trouvé que cela avantageait particulièrement le dessin. En plus, le petit format pourrait masquer les éventuels défauts. Je ressors de cette lecture avec une meilleure impression que précédemment et un autre album de Bruno Le Floc'h m'attend et j'espère que cela va encore s'améliorer !
Paysage au chien rouge ---- Bruno Le Floc'h
Hélias Dall est capitaine d'une petite goélette avec
laquelle il fait du commerce entre l'Europe et l'Afrique. Lors d'une escale à
Malte, un homme riche le contacte pour qu'il lui ramène discrètement et bien
sûr illégalement un tableau qu'il n'a pas pu acheter à un antiquaire qui lui
avait refusé la vente. Dall, de retour en Bretagne, contacte Gauguin pour que
celui-ci l'aide à dissimuler le tableau d'origine …
Deuxième essai avec cet auteur-dessinateur de bandes dessinées et il est à peine plus concluant que le précédent ! Le format se prête bien mieux, cette fois, au style graphique très épuré et aux décors parfois inexistants (le grand format ne faisait qu'amplifier ce qui représentait des défauts à mes yeux). Par contre, les couleurs, jouant énormément sur le rouge, l'ocre, le marron, ne m'ont pas convenu du tout car je les ai trouvées trop agressives, même si elles correspondaient parfaitement à l'Afrique et aux déserts représentés. Côté dessin des personnages, je peux faire la même remarque que pour l'album précédent (les petits points sur les visages) mais c'est moins marqué donc plus acceptable. Sinon, concernant l'histoire, si la rencontre avec Gauguin est intéressante, le reste est assez creux et mon résumé, qui pourtant n'est pas bien long, couvre pratiquement toute l'histoire (hormis la fin et le titre du tableau qui doit être dissimulé). Les personnages sont peu attachants et l'ensemble ressemble à un instantané dans la vie d'un marin : on n'apprend peu de lui et cela termine de la même façon, sans qu'on en sache plus. Heureusement, c'est un album qui est vite lu (cela m'a pris 20 minutes en tout et pour tout) et cela ne m'a pas vraiment "ponctionné" du temps au profit une autre lecture plus enrichissante et satisfaisante.












