ChaoscalmePietro, la quarantaine, et son frère Carlo sont à la plage quand ils découvrent deux femmes en train de se noyer. N'écoutant que leur courage, ils se précipitent pour les sauver. Mais Pietro ignore que pendant ce temps, la femme avec qui il vivait depuis 13 ans et avec qui il a eu leur fille Claudia, 10 ans, est en train de mourir d'une rupture d'anévrisme. De retour à Milan, Pietro pense que la douleur et le chagrin risquent de l'anéantir lui et sa fille et il décide de passer ses journées devant l'école de Claudia alors qu'à son travail, une prochaine fusion avec un grand groupe déchaîne les passions et les peurs …

Ce livre a reçu de nombreux prix et d'excellentes critiques, qu'elles proviennent de professionnels ou de simples lecteurs et lectrices mais je crois que je n'étais pas dans le bon état d'esprit pour aborder une telle histoire. Je pensais surtout découvrir la difficulté d'un homme qui vient de perdre la femme qu'il aimait et qui devait s'occuper de sa fille et la protéger du chagrin. Mais j'ai découvert une succession de personnages plus ou moins développés qui viennent déverser leurs problèmes dans l'oreille pas toujours très attentive du personnage principal. De même, la fusion tient un rôle important dans l'histoire et au final, je n'ai plus trop su quel était le thème principal de ce livre : une histoire de deuil, une dénonciation d'un certain capitalisme, un pamphlet contre notre société actuelle … bref, je suis incapable de le situer. C'est un peu de tout cela mais c'est cette dispersion qui m'a déçue et peu attirée. D'ailleurs, je n'ai pas non plus aimé Pietro parce que, malgré sa prise de conscience soudaine, il m'a paru superficiel, un peu trop propre sur lui, sans aspérités et sans caractère affirmé. Quelques scènes m'ont néanmoins fait sourire mais la scène érotique qui a fait scandale dans le film tiré du livre m'a paru relativement inutile mais il semble que tous les romans actuels se doivent d'avoir leur petite scène chaude et l'auteur n'a donc pas dérogé à la règle. L'écriture étant très soignée et vu le niveau du livre, j'aurais pensé passer à côté d'une telle scène, qui m'a paru facile et cliché. J'aurais donc préféré que Sandro Veronesi se disperse moins dans les histoires annexes et qu'il se soit contenté d'un nombre plus limité de personnages car je finissais par les mélanger. Cette multitude d'anecdotes a fini par me lasser et c'est avec peine que je suis arrivée à la dernière page.

Les avis de Sylire, Florinette, Anne, Kathel, Uncoindeblog, Amanda, BelleSahi, Cuné et Antigone.