Jeanne, son compagnon, leurs deux jeunes enfants et le fils plus âgé du frère de Jeanne, arrive pour passer l'été dans la maison familiale. Celle-ci, inhabitée depuis que la mère de Jeanne a été placée en institution, nécessite un peu d'entretien et Toussaint, un ami sans travail, vient les aider, ainsi que Simon, le frère de Jeanne. De l'autre côté de la rue, une autre maison est aussi en travaux et l'apprenti engagé sur le chantier ne s'entend visiblement pas avec son chef, qui lui reproche toujours de mal faire le travail …
Je continue petit à petit ma découverte des albums d'Etienne Davodeau, même si je ne peux pas dire que je suis réellement fan de son oeuvre. Avec Chute de vélo, on n'est plus dans l'album documentaire et militant qui nous brosse un tableau de la réalité de notre société, comme Rural ! ou Les mauvaises gens mais il s'apparente plus au diptyque Lulu femme nue. Bien sûr, même si Davodeau opte pour du fictionnel pour cet album, le côté sociologique n'est jamais très loin ! Il met en scène une famille comme il en existe tant, avec des enfants déjà grands et eux-mêmes parents, qui doivent s'occuper de la maison familiale pour vendre celle-ci. Leur mère est vieille et a la maladie d'Alzheimer (ce qui devient de plus en plus courant chez les personnes âgées) et leur père est décédé il y a longtemps. En face de la maison, une autre bâtisse est en cours de rénovation et cela semble tendu entre l'ouvrier et son apprenti. Cela semble tout simple, comme une tranche de vie mais il y aura bien sûr des secrets révélés, des décisions prises. Je me suis longuement demandée où on allait avec les histoires qui semblaient totalement indépendantes l'une de l'autre (celle de la famille et celle de l'ouvrier d'en face) et pourquoi l'album portait ce titre mais tout s'explique au fur et à mesure de la lecture. Néanmoins, je ne peux pas dire que j'ai été passionnée par cette histoire, avec une fin qui m'a laissée un peu perplexe et des personnages auxquels je n'ai pas réussi à m'attacher. Par contre, rien à reprocher au dessin ni aux couleurs aux teintes douces … je crois bien que, chez Davodeau, je préfère l'emballage que le contenu !
Les avis de Kathel, Mo', Choco, Noukette, Sandrine, Canel, Mango, Alain, Aproposdelivres, Violette, Yaneck, Stephie.
Challenge Roaarrr : Prix des libraires 2005.




















