GrandmaitreL'inspecteur Sunderson arrive à l'âge de la retraite et doit quitter la police de Michigan, où il a fait une longue carrière. Divorcé de Diane, ami de très longue date de Marion, un indien de la péninsule, voisin de la jeune Mona, 16 ans et très délurée par manque d'encadrement familial et passionné d'Histoire, Sunderson n'a qu'une idée : coincer Grand Maitre, le gourou d'une secte s'étant installée dans son district avant la mise à la retraite de Sunderson et qu'il n'avait pas réussi à faire inculper malgré son intérêt certain pour les très jeunes filles. Mais la secte déménage soudain pour l'Arizona et Sunderson décide de le suivre pour trouver des preuves des abus sexuels commis dans la secte …

Jim Harrison étant le thème de janvier de mon club lecture, je n'étais pas très emballée car j'avais lu Dalva, son roman le plus connu, il y a déjà longtemps et je n'en avais pas gardé un bon souvenir (en fait, je m'étais ennuyée copieusement !). Du coup, j'ai opté pour un des ses romans les plus récents, histoire de voir si son style avait évolué. Et puis, j'étais curieuse car Harrison s'est décidé à se lancer dans une sorte de roman policier, qu'il qualifie lui-même de « faux roman policier », l'intrigue étant très limitée et servant surtout de prétexte pour découvrir la vie de l'inspecteur Sunderson. Celui-ci est plutôt porté sur la bouteille et sur les femmes, il adore la nature, la pêche à la truite, marcher, l'Histoire mais vivant seul, il aurait tendance à s'ennuyer et donc il a besoin de continuer en enquêter. Le personnage ne m'a pas paru très sympathique, même s'il essaie de s'améliorer et qu'il est très humain (j'aime son côté proche de la nature et sa gentillesse qu'il essaie de cacher sous des dehors bourrus). L'enquête est quasiment inexistante, la fin vite emballée mais on peut découvrir les paysages de la péninsule du Michigan et les déserts de l'Arizona et les rencontres que fait Sunderson peuvent se révéler étonnantes. Les personnages féminins m'ont beaucoup plus intéressée car ils sont variés et ont tous un fort caractère. Mais dans l'ensemble, comme avec Dalva, je me suis souvent ennuyée ferme lors de cette lecture, il y a trop de questionnements existentiels, trop de bla-bla, trop d'excès en tous genres pour être crédible et passionnant. La preuve : j'ai mis trois semaines pour arriver à bout des 350 pages, autant dire que je me suis trainée dessus comme une âme en peine. Mais par curiosité (et peut-être par masochisme ! mdr !), je vais essayer de lire le deuxième opus récemment publié, qui voit Sunderson aux prises d'une nouvelle enquête « non officielle » chargée de lui occuper ses journées de retraité.