Aloreeduverger1838. La famille James et Sadie Goodenough et leurs enfants ont quitté le Connecticut pour s'installer dans l'Ohio. Ils sont établis dans le Black Swamp, où les terres peuvent leur appartenir gratuitement à partir du moment où ils ont réussi à faire pousser cinquante arbres fruitiers. James adore les pommiers et a emmené avec lui des graines de reinettes dorées, originaires d'Angleterre, la région natale de sa famille. Mais la vie est dure dans les marais et Sadie préfère les pommes à cidre aux pommes à croquer, surtout parce qu'elles permettent d'obtenir de l'eau-de-vie de pomme, dont elle est très friande. Le couple se chamaille sur les moindres détails de leur vie quotidienne, alors que leurs enfants survivants essaient tant bien que mal de les aider à faire tourner la maison et le verger. Quinze ans plus tard, Robert, un de leurs fils, est parti vers l'Ouest, vivant de petits boulots jusqu'à ce qu'il rencontre, en Californie, William Lobb, un botaniste anglais, qui va l'embaucher et lui apprendre les différents types d'arbres et de plantes …

Je suis fan de cette auteure et j'ai longtemps hésité à acheter ce nouveau titre mais j'ai finalement opté pour un emprunt à la bibliothèque, et étonnamment, j'ai réussi à mettre la main dessus sans trop attendre et sans devoir le réserver. Je n'avais aucune idée de l'histoire sauf que cela parlait de pommes et d'arbres, ce qui reste plutôt succinct. J'ai donc été agréablement surprise quand j'ai découvert à quelle époque se déroulait le récit et de voir que cela se passait aux Etats-Unis, dans un coin assez reculé. On fait la connaissance de la famille Goodenough et c'est là que ça a commencé à se gâter pour moi ! Si James, le père, est plus agréable que Sadie, la mère, qui est une véritable calamité, je ne l'ai pas trouvé sympathique pour autant. Le long chapitre qui aborde la vie de la famille dans les marais alterne une narration extérieure pour les faits et gestes de James et une narration à la première personne pour Sadie. Les enfants sont omniprésents mais on ne les connait pas vraiment. Puis, le récit couvre plusieurs années sous la forme de lettres rédigées par Robert à sa famille vu qu'il est parti vers l'Ouest. Puis, on a une troisième partie qui raconte l'histoire et les aventures de Robert pendant ses années de migration vers l'Ouest. On voit qu'il aime les arbres, qu'il est fasciné par les redwoods puis ensuite par les séquoias immenses, mais surtout qu'il est solitaire. J'ai eu énormément de mal à m'attacher à lui malgré une vulnérabilité sous-jacente. Ensuite, on revient à l'année de départ et à la vie de la famille pour découvrir certaines choses pour mieux repartir dans des lettres puis à nouveau dans l'histoire de Robert en Californie. Au milieu de tout ça, l'auteure a inséré des personnes réelles telles que Johnny Appleseed (aussi connu sous le nom Johnny Chapman), William Lobb et d'autres qui tournent autour de la découverte des séquoias, ce que j'ai bien apprécié car cela donne du poids et de la réalité à l'ensemble. Mais j'ai trouvé qu'il y avait bien trop de descriptions d'arbres, d'histoires de pommes (comment greffer un pommier, la taille, la pousse et j'en passe) et heureusement qu'il y avait une alternance d'époque et de personnages pour couper un peu la litanie et ne pas trop me lasser. J'ai aussi trouvé un aspect un peu trop mélodramatique aux rebondissements, qui, bien qu'ils semblent logiques pour l'époque, m'ont paru artificiels, comme s'il fallait arracher des larmes au lecteur (ce qui ne m'est pas arrivé alors que je suis plutôt bonne pleureuse d'habitude). Alors, est-ce parce que le personnage principal est un homme (contrairement aux autres romans de l'auteure) que je n'ai pas vraiment réussi à accrocher à l'histoire mais toujours est-il que j'ai été assez déçue dans l'ensemble, même si je l'ai lu assez rapidement.

Les avis d'Antigone, Clara, Papillon, Gwenaëlle, Keisha.