MariasibyllamerianEn 1657, à Francfort-sur-le-Main, en Allemagne, la jeune Maria Sibylla n'est encore qu'une enfant mais elle est fascinée par les insectes qu'elle découvre dans la nature, encouragée par son beau-père qui voit en elle une passionnée. Alors qu'elle devient une jeune femme, douée pour le dessin, elle donne des cours aux jeunes filles de bonne famille et finit par épouser Johann Graff, un graveur travaillant pour l'entreprise familiale. Mais les insectes l'intéressent toujours autant et elle se pose beaucoup de question concernant leur mode de vie et leur développement. C'est finalement à l'âge de 52 ans qu'elle finit par partir, en compagnie d'une de ses filles, en expédition au Surinam pour les étudier in situ …

Je crois que c'est le troisième titre que je lis dans cette collection « Grands destins de femmes » et je trouve cela toujours très intéressant et très éducatif. D'ailleurs, qui connait Maria Sibylla Merian en France ? Peut-être est-elle plus célèbre en Allemagne, mais de mon côté, je n'en avais entendu parler qu'une seule fois dans mes lectures. C'est pour ça que j'avais noté son nom car j'avais alors vu à l'époque qu'un album lui était dédié. Une des choses que j'aime dans cette collection, c'est le graphisme. Les auteurs sont pourtant différents d'un album à l'autre mais tous optent pour un dessin réaliste, précis et détaillé, et des couleurs variées et vives tout en n'étant pas agressives. Il ressort toujours une impression haute en couleurs, que ce soit visuellement ou concernant les femmes fortes et modernes qu'on découvre. Maria Sibylla Merian ne fait pas exception à la règle : vu l'époque, c'est une femme décidée et libérée, qui fait ce qu'elle a envie de faire et qui s'assume. Il fallait être courageuse pour embarquer vers le Surinam, encore sauvage et méconnu. Même pour les hommes, ce n'était pas facile alors ce devait être pire pour les femmes. Et puis, la passion des insectes de cette femme qui va créer ainsi l'entomologie n'est pas commune pour l'époque (les gens croyaient que les insectes étaient diaboliques !). Par contre, j'ai trouvé qu'on ne comprenait pas vraiment en quoi elle était « la mère de l'écologie ». Cet album est donc une mini biographie sélective de Maria Sibylla, qui montre à nouveau que les femmes sont tout aussi capables, voire plus, que les hommes et qui permet de découvrir un nouveau portrait de femme hors normes qui m'a beaucoup intéressé et qui permet aussi de découvrir partiellement la société de l'époque.