HorrorshowClint Stockbern a toujours été fasciné par les histoires d’horreur et adore frissonner devant un bon film et c’est tout naturellement qu’il a trouvé un poste de reporter pour un journal de Los Angeles spécialisé dans le cinéma fantastique et d’horreur. Sa mission actuelle est de décrocher une interview avec le réalisateur Landis Woodley, qui a connu son heure de gloire dans les années 1950-1960 avec des films de série B qui, à défaut d’obtenir l’approbation des critiques de cinéma, avaient reçu un bon accueil de la part d’un public adolescent en mal de sensations fortes. Mais le vieux monsieur vit reclus dans sa grande maison, isolée dans les collines de Los Angeles et Clint a du mal à obtenir un rendez-vous. Mais son admiration pour Landis et son enthousiasme finissent par convaincre le réalisateur. Installés dans le grand salon poussérieux de la vieille maison, Clint découvre alors de nouvelles anecdotes sur le tournage du film le plus célèbre et le plus controversé de Landis, « Cadaver », tourné en 1957 dans la morgue de Los Angeles et dont la rumeur prétend que de véritables cadavres ont été utilisés pour « jouer » les zombies…

Je ne connaissais pas du tout cet auteur aux talents multiples (il est surtout musicien avant d’être auteur et aussi animateur de radio) et qui a obtenu un prix pour ce premier roman paru en 1996. Du coup, quand j’ai réussi à mettre la main dessus, j’ai été contente car j’aime les romans d’horreur ainsi que le cinéma de ce genre. Du coup, ça réunissait deux choses qui avaient tout pour me plaire. En plus, le roman est divisé en deux parties : une partie actuelle se déroulant dans les années 1990, qui raconte l’interview de Landis par Clint et une partie plus ancienne se déroulant dans les années 1950, qui raconte le tournage du film Cadaver de Landis et une soirée d’Halloween mémorable qu’il avait alors donnée dans son manoir hollywoodien.Il y a donc aussi un petit côté nostalgie sur l’âge d’or hollywoodien, bien qu’il soit évident que Landis n’était pas reconnu ni respecté par ses pairs. On découvre donc aussi les relations qui se tissent dans le milieu du cinéma, qui, je pense, n’a pas du beaucoup changé depuis (il doit être toujours difficile d’être reconnu si on fait du cinéma considéré comme « trash »). Et bien sûr, comme c’est un roman fantastique et d’horreur, il y a quelques scènes bien glauques mais qui ont en même temps un côté kitsch bienvenu et un aspect rock’n roll dans leur dynamisme, ceci étant probablement du à la passion de l’auteur pour la musique. J’ai bien aimé la façon d’agencer l’histoire, l’enchainement des séquences qui explique certains évènements de façon assez originale (pour l’époque … le roman a quand même plus de vingt ans !). L’écriture est fluide et l’ensemble se lit facilement … j’ai passé un bon moment de lecture assez déjanté et du coup, j’ai noté d’autres titres de l’auteur pour voir si j’accroche toujours autant !

*Lu en anglais*

*Non traduit à ce jour*