EdelweissDurant l’été 1947, à Sèvres, Edmond et son cousin Honoré amènent deux jeunes femmes danser dans un bal populaire au bord de l’eau. Mais Edmond rencontre par hasard Olympe, qu’il finit par raccompagner chez elle au lieu de ramener sa cavalière. Des sentiments naissent vite entre eux mais Edmond, simple ouvrier, ne se sent pas suffisamment à la hauteur d’Olympe, issue de la bourgeoisie. Pourtant la jeune femme, au caractère affirmé, travaille comme couturière et refuse de profiter de la fortune familiale. Son rêve serait d’imiter sa vieille tante Henriette, qui avait été une des premières femmes à escalader le Mont Blanc. Edmond, qui n’a jamais vu de montagne de sa vie, ne comprend pas cet engouement mais accepte d’aider Olympe à réaliser son rêve. Et quand il est appelé pour faire son service militaire, il est affecté dans les Chasseurs Alpins …

Sélectionné pour mon club lecture BD de la médiathèque, cet album a une jolie couverture, en accord avec l’histoire. Le graphisme soigné, bien qu’assez classique, a un aspect un peu suranné pour s’adapter à l’époque, avec des couleurs douces. Et pourtant, je lui ai néanmoins trouvé un côté moderne et dynamique, surtout grâce au personnage d’Olympe, qui est très expressive et très passionnée. L’histoire s’inspire de personnages réels et de quelques faits historiques, comme Henriette d’Angeville, la tante d’Olympe, qui est la seconde femme à avoir gravi le Mont Blanc en 1838 (mais la première sans aucune aide). On découvre la rencontre d’Edmond et d’Olympe, la difficulté de devenir un couple en provenance de milieux différents, la passion d’Olympe pour la montagne, l’amour d’Edmond pour sa femme. On voit défiler les années et on voit les drames qui émailleront leur vie. C’est au final une histoire toute simple mais qui met en valeur la passion et l’amour. Néanmoins, si j’ai été touchée par quelques passages remplis d’émotion, j’ai trouvé que les choses s’enchainaient un peu trop vite pour que j’ai le temps de vraiment m’attacher aux personnages. J’ai donc conservé une certaine distance dans cette lecture, que j’ai quand même appréciée, particulièrement au niveau graphique.