UneapparitionSophie Fontanel est journaliste de mode et a l’habitude d’être toujours irréprochable sur sa tenue et sa coiffure. Mais en juin 2015, alors qu’elle passe une semaine de vacances à Saint-Tropez, elle rencontre par hasard à la terrasse d’un café une femme superbe à la chevelure blanche et qui semble assumer totalement cette couleur tant redoutée des cinquantenaires. C’est le déclic pour Sophie : elle va arrêter de se teindre les cheveux pour les laisser au naturel et pour illustrer ce long parcours de plusieurs mois, où les racines blanches vont prendre de plus en plus d’importance, elle décide de poster son parcours sur Instagram et d’écrire un livre pour montrer aux femmes que les cheveux blancs ne sont pas une fatalité ni la fin de toute vie sociale …

Cela fait des années que j’ai un bon paquet de cheveux blancs et que je les cache, de façon plus ou moins régulière, sous les teintures donc ce livre ne pouvait que m’intéresser. Surtout que j’attends impatiemment d’avoir des cheveux blancs partout pour arrêter moi-même de me les teindre (malheureusement ma zone blanche n’est qu’aux tempes et sur le haut de la tête !). Et puis, ce serait la première fois que je lirai quelque chose écrit par cette auteure dont je ne connais que le nom (je ne suis pas lectrice de presse féminine ou autre et je n’ai jamais été attirée par ses autres publications). Ma première impression de lecture : c’est très parisien et propre à un certain milieu, milieu qui se situe à cent lieues du mien. Toutes ces femmes qui abordent Sophie, qui la félicitent pour son courage, ça m’a presque paru irréel. De mon côté, j’ai tendance à me trimballer très régulièrement des racines de 5 ou 6 centimètres et jamais personne ne m’a abordé pour me féliciter … bon, bien sûr, personne ne me connaît !!!! Et puis, tout ce questionnement sur la perception qu’ont les gens des cheveux blancs, cela ne m’a pas interpellé : je ne suis pas de celle qui se soucie de ce que les gens pensent alors leurs états d’âme sur les cheveux, ça m’a passé totalement à côté. De toute façon, le monde décrit par l’auteure m’est apparu comme totalement superficiel, typiquement parisien et tourné vers la mode, avec tout le monde qui se juge les uns les autres … le genre de monde que je déteste ! Sinon, c’est plutôt bien écrit et facile à lire mais cela ne m’a pas touchée du tout et je suis ressortie de cette lecture avec l’impression d’un phénomène de mode plutôt que d’un réel changement.

Les avis de Cathulu et Brize.