PassongenreFrançois Clément est professeur de philosophie dans un lycée d’Arras. Muté depuis peu dans le Nord, ce célibataire, toujours indécis concernant les femmes, est pourtant profondément parisien dans l’âme, étant issu d’une famille aisée de la capitale et ayant toujours vécu à Paris. Passant la semaine à Arras, il profite de ses soirées pour régulièrement se rendre chez le coiffeur. Dans le salon, c’est toujours Jennifer qui s’occupe de lui et François finit par ne pas être insensible à son charme malgré le fait qu’il lui trouve un côté un peu vulgaire. Il se décide un soir à l’inviter et une relation débute, en dépit de la différence flagrante entre les milieux sociaux des deux amoureux …

Lu dans le cadre du club lecture de mon village, j’avoue que je ne connaissais pas du tout l’auteur (même pas de nom) et que j’ignorais même qu’un film avait été tiré de ce roman (il faut dire que, si je ne suis pas très littérature française, je ne suis pas, peut-être même encore moins, fan de cinéma français). Mais le thème, qui fait un peu penser au roman de Katarina Mazetti, Le mec de la tombe d’à-côté, m’attirait bien. Mais dès le départ, le personnage de François Clément m’est apparu comme très désagréable : son indécision porte sur les nerfs, on a envie de le secouer et sa vanité et son air de supériorité le rendent détestable. A l’opposé, on découvre une jeune femme divorcée bien de son époque, qui aime son travail, qui gère sa vie de façon sensée et qui aime les choses simples et populaires. Elle s’occupe bien de son fils qu’elle a eu de son mariage, elle aime lire des magazines people, elle aime aller au cinéma, surtout pour voir des comédies romantiques. Et surtout, elle est très humaine et s’intéresse aux autres alors que François est un égoïste fini. Leur relation est donc intéressante à découvrir mais comme le narrateur est François, elle n’est pas forcément présentée de façon neutre. Qui plus est, j’ignore si c’est le style habituel de l’auteur ou s’il a travaillé son écriture de façon à bien coller au personnage du prof de philo bourgeois, mais je n’ai vraiment pas adhéré au style : les phrases sont longues, souvent ampoulées, et cela ne facilite pas la fluidité de lecture. Pourtant, c’est un roman que j’ai vite lu car il est assez court. L’idée était intéressante et la fin bien menée (quoi que perçue différemment par les lectrices vs les lecteurs, ce dont on s’est rendu compte lors des discussions entre participants au club de lecture). Mais je ne peux pas vraiment dire que j’ai détesté ce livre mais je ne l’ai pas beaucoup aimé non plus, le problème se situant principalement dans le style d’écriture et dans un personnage masculin particulièrement agaçant (c’est voulu mais cette fois, ça a été difficile de passer outre !)