LafissureXavier Barthoux et sa femme Angèle, accompagnés de leur petite chienne Bella, ont quitté Clermont-Ferrand pour passer le week-end dans leur résidence secondaire dans les Cévennes, dans le village d’Alzon. Alors qu’ils prennent leur petit-déjeuner sur la terrasse, Xavier repère une anomalie cachée derrière la vigne vierge de la façade : il y a une fissure sur le mur !!!!! Contrarié par cette découverte, Xavier ne va avoir de cesse que de réparer cette fente insultante mais cela va bouleverser sa vie …

J’avais énormément apprécié Le liseur du 6h27 de cet auteur et donc, été intéressée de lire autre chose de lui, j’ai emprunté son denier roman paru à la médiathèque en espérant passer un excellent moment. Le départ se fit sous les meilleurs auspices : Xavier, un vendeur de nains de jardin, marié de longue date à Angèle et père d’un fils étudiant en faculté, découvre une fissure sur la façade de sa maison secondaire et celle-ci est comme une insulte proférée à son encontre. Elle le heurte, le gêne et il n’arrête pas de penser à elle. Qui plus est, cerise sur le gâteau, cette résidence de week-end est située à Alzon, petit village des Cévennes que je connais pour y être aller plusieurs fois dans mon enfance et dont je garde de bons souvenirs. Tout s’annonçait pour le mieux, avec l’apparition d’un petit côté déjanté quand Xavier se met à discuter avec le nain de jardin qui « vivait » dans le jardinet d’Alzon. On sent bien que cette fissure est en train de chambouler la vie de Xavier, qu’elle l’obsède, qu’elle le fait mentir à sa femme, se détacher de son travail (avec un beau descriptif des conditions des entreprises en difficulté, rachetées par des étrangers). Mais ce qui semblait amusant et décalé (car le nain a son franc parler) va finir par devenir pesant, lourd et répétitif. Il m’a semblé que l’auteur tournait longuement autour du pot, comme s’il voulait être sûr qu’on ait bien compris la chose, alors que cela fait déjà cinquante pages qu’on a compris. Enfin, l’histoire avance un peu, Xavier bouge et se démène comme un ver sur un hameçon et en tant que lectrice, j’ai essayé de deviner les raisons sous-jacentes du récit, de voir où celui-ci allait nous mener et quelles seraient les explications données pour toute l’attitude et les actions de Xavier. Las, le final arrive un peu comme un cheveu sur la soupe, me faisant râler en me disant : « tout ça pour ça ! ». Franchement, j’ai été hyper déçue par la révélation finale, bien pâlote et bien insignifiante. Décidément, si ma précédente lecture de cet auteur m’avait enthousiasmée, celle-ci m’a profondément ennuyée et n’a même pas réussi à se rattraper à la fin !