SijavaisunperroquetjelappelleraisjeanguyCatherine, professeur de français dans un collège de Montréal, est célibataire depuis l’échec traumatisant de sa dernière relation. Seul son chat Luc partage sa vie et son appartement. Un jour, lors de l’emprunt d’un livre de Françoise Sagan à la bibliothèque, elle découvre un mot intriguant glissé entre les pages : sur celui-ci, un prénom, Jean-Philippe, un numéro de téléphone et une invitation « appelle-moi quand tu veux ». Malgré sa réticence à renouer des relations, Catherine va se lancer dans l’aventure en appelant ce mystérieux Jean-Philippe …

C’est le titre amusant qui m’a poussée vers ce roman à la médiathèque et en général, j’aime bien aussi les romans de cette maison d’édition, car je trouve qu’ils sortent souvent de l’ordinaire ou bien ils abordent des thèmes intéressants de façon différente. J’ai finalement découvert ce que j’appelle un roman chicklit, un roman à l’eau de rose à la sauce moderne, avec ses petits passages torrides qui semblent être devenus indispensables depuis le succès (incompréhensible) d’une certaine trilogie érotique et qui, je trouve, semblent artificiels et forcés. Le point de départ est plutôt intéressant car, en tant que lectrice fréquentant les bibliothèques, je me demande comment je réagirais devant un tel mot … probablement que je serais intriguée mais n’étant pas célibataire, je ne serais pas tentée d’appeler (bien que je serais très curieuse de découvrir quel genre de gars pourrait laisser un tel mot). On fait connaissance de l’héroïne, Catherine, qui ne se remet pas de sa dernière relation amoureuse qui a fini de façon particulièrement horrible. Bon, là, j’ai été un peu dubitative : au bout de presque deux ans, cela me paraît un peu extrême et du coup, je n’ai pas vraiment eu d’atomes crochus avec Catherine, excepté sa relation avec les livres et avec son chat. En même temps qu’on la voit plonger dans l’inconnu en appelant le numéro trouvé dans le livre, on découvre le reste de sa vie : son métier, ses relations avec ses collègues et le directeur du collège, avec ses élèves, ses amitiés, ses relations familiales, et on revient un peu sur sa relation précédente. Cela brosse un portrait complet de Catherine, et malgré certaines belles scènes émouvantes, cela ne me l’a pas rendue plus sympathique. Il me semblait que l’histoire s’éparpillait un peu dans tous les sens (avec, entre autres, sa relation avec son amie Bénédicte … aucun intérêt à cette histoire secondaire qui semble être là pour meubler). C’est simple, j’ai posé ce livre un jour et demi parce que j’avais des activités prévues autres que la lecture, et quand je l’ai repris, j’avais du mal à me rappeler les personnages et ce qui leur était arrivé. C’est dire qu’aucun ne m’a marqué et que l’ensemble m’a paru assez creux ! Pourtant, dans l’ensemble, ça se lit vite et facilement mais je n’ai pas été séduite pour autant !