CertainssouvenirsLa vie est faite de petits moments mis bout à bout. Certains sont marquants, comme l’adoption d’un enfant mais d’autres semblent se fondre dans la masse : une visite à un père vieillissant et fantasque, la visite d’une maison en construction, la construction d’un avion de papier alors qu’on attend le retour de la mère à la maison. Mais tous peuvent marquer de façon plus ou moins profonde les souvenirs de ceux qui les vivent …

Comme ce livre est un recueil de nouvelles, ce n’est jamais facile d’en faire un résumé qui se tienne. En plus, cela ne fait pas deux jours que je l’ai terminé que j’en ai déjà oublié les trois quarts ! Ce qui n’est jamais bon signe. Mais il n’arrive pas vraiment comme une surprise pour moi vu que je me suis passablement ennuyée lors de cette lecture. Je crois que si le livre avait comporté cinquante pages de plus, je l’aurais lâchement abandonné. Mais pourquoi donc, me demandez-vous ? En général, j’aime bien les nouvelles, même si je n’en lis pas souvent, mais j’aime le style de nouvelles à l’anglo-saxonne, de celles qui racontent un fait étonnant et qui se terminent de façon percutante. Ici, l’auteure est allemande et le style très … comme dire … européen (car je trouve que les nouvelles françaises auraient souvent les mêmes défauts). Elle nous relate un instantané de vie (quoique que certaines histoires s’étalent sur plusieurs années pour décrire au final un seul moment !), en détaillant péniblement tous les petits détails. Cela m’a souvent fait penser à des rédactions d’écoliers qui, pour meubler la page, vont revenir sur les moindres choses (du genre, la nappe était rouge, il y avait un petit trou dans un coin et une grosse tâche en son centre et les chaises étaient au nombre de six, toutes en bois, comportant un petit coussin de velours bleu nuit passablement élimé et faisant le bonheur des chats du quartier pour en fait, parler des retrouvailles de deux amis … je préfèrerais plutôt que l’auteur se concentre sur leurs sensations). J’ai donc eu la sensation permanente de me trainer au fil des pages comme une âme en peine, lisant à propos de choses, de gens et de lieux sans grand intérêt et lorgnant constamment sur le nombre de feuilles qu’il me restait à lire. Beaucoup de nouvelles suggéraient des choses mais de façon très détournée, sans les aborder vraiment et du coup, à force de tourner autour du pot, je ne savais plus ce qu’il fallait que j’en déduise. Seules deux nouvelles, celle sur le voyage à Odessa et celle avec les voisins indélicats, ont un peu éveillé mon attention et m’ont bien plu par leur côté grinçant. Pour les autres, cela a du être trop subtil pour moi !  

L'avis de Cathulu.