LesdanoisEn 2017, à Copenhague, la naissance d’un bébé blond dans une famille musulmane jordanienne immigrée dans le pays laisse perplexe les soignants de l’hôpital qui, ayant demandé une analyse ADN, ne peuvent que confirmer que l’époux est bien le père du bébé, alors qu’on aurait pu supposer que le bébé avait été conçu lors d’une relation extra-conjugale. Mais ce ne sera pas le seul bébé à naitre dans les mêmes conditions : Kirsten a eu eu une relation avec un homme originaire de Mauritanie et son bébé est lui aussi blond comme les blés. Un rapport de l’Unesco soulignant la multiplication des cas va attirer l’attention de journalistes qui vont mener l’enquête sur cette étrange mutation qui pourrait secouer les sociétés du monde entier …

L’idée de départ était alléchante et la couverture avait tout pour piquer la curiosité mais j’avoue que j’ai été un peu déçue par cette lecture. Le pire, c’est que c’est la seconde fois que cela m’arrive avec cet auteur (Dilemma ne m’avait pas laissé une super bonne impression) ! Du coup, je me demande si c’est un auteur qui me convient ou si c’est un manque de chance (lecture qui ne tombe pas au bon moment par exemple). Bon, j’ai encore un ou deux titres de lui dans ma PAL donc je serai fixée après les avoir lus ! Mais revenons aux Danois, titre étrange dont l’explication sera donnée dans l’album. La recrudescence de naissances de bébés aux caractéristiques inattendues faisant fi des lois habituelles de la génétique va mettre le monde en émoi et des journalistes et divers autres personnages vont se pencher sur le sujet. Au final, on retrouve ici une histoire plutôt banale, avec un suspense quant à cette mutation, des gens qui veulent en tirer de l’argent, d’autres qui cherchent à cacher des choses, d’autres qui veulent révéler la vérité et au milieu de tout ça, des gens normaux qui espèrent que leur vie ne sera pas trop chamboulée mais qui subissent forcément une certaine pression. J’aurai aimé voir le thème de l’identité en liaison avec l’appartenance à un peuple mieux développée, plus travaillée (en quoi notre allure définit nos relations aux autres ou à la société, en quoi l’apparence physique peut prendre le pas sur l’éducation et les valeurs qui peuvent être inculquées par la famille et l’entourage …) mais tout cela est à peine effleuré. Même l’agitation due à l’émergence de cette sorte de virus reste anecdotique, se servant qu’à augmenter la tension et le danger que les personnages subissent. J’ai trouvé le dessin plutôt agréable à regarder, quoique très classique. Les personnages sont bien définis, bien différenciés, les décors présents et détaillés sans être étouffants et les couleurs assez douces et variées. Donc côté graphisme, je n’ai pas de reproche à faire. C’est juste que je m’attendais à une histoire plus creusée, plus fouillée et une théorie un peu moins tirée par les cheveux (les explications de la fin m’ont laissée dubitative !). Peut-être que j’attendais trop de la lecture de cet album !

L'avis d'Antigone.