LejourduchienParis étouffe dans la canicule de juillet et les gens s’énervent facilement. Le docteur Chris Kovak rentre de sa journée de travail à l’hôpital et se trouve dans une rame de métro quand celle-ci s’arrête pour des raisons techniques dans un tunnel. Deux hommes à bord commencent alors à agresser une jeune femme tout en se filmant mais Kovak se porte à son secours. Les voyous s’enfuient néanmoins avec le sac de la voyageuse et tire sur Kovak. Blessé à l’épaule, il est interrogé par la police au sujet de l’événement et découvre la vidéo prise par les voleurs. On y aperçoit les autres voyageurs et parmi eux se trouve une jeune femme qui ressemble comme une jumelle à la femme de Kovak, décédée il y a quelques années, poussée par un fou devant une rame de métro. Mais Kovak n’est pas le seul à être étonné : un homme, surnommé le Chien, a lui aussi repéré cette femme revenue d’entre les morts …

J’avais ce livre qui m’attendait depuis quelques mois dans ma PAL mais je me le gardais pour le bon moment. Et puis voilà que je reçois par une opération spéciale Masse Critique le nouveau titre de cet auteur, La nuit de l’ogre, que je commence aussitôt. Mais dès les premières pages, je m’aperçois vite que ce nouvel opus est en fait la « suite » du Jour du chien (disons que les personnages sont les mêmes). Comme je suis assez maniaque pour lire les titres dans l’ordre, j’arrête donc ma lecture de La nuit de l’ogre pour aller déstocker mon exemplaire du Jour du chien, que j’attaque immédiatement. On découvre donc le docteur Chris Kovak, veuf et tête brûlée, qui va se retrouver plongé en pleine enquête sur la mort de sa femme, sur l’attaque qu’il a subi dans le métro et qui va poursuivre un dangereux criminel psychopathe dans les souterrains de Paris : stations de métro abandonnées, catacombes, égouts. La chaleur qui écrase la capitale et l’atmosphère confinée des souterrains créent une atmosphère particulière qui joue sur les nerfs, que ce soit les nerfs des protagonistes du roman ou ceux des lecteurs ! Et en toile de fond, il y a ce fameux Chien, un homme qui se déclare Inquisiteur et acteur de la volonté de Dieu, qui se retrouve lui aussi impliqué mais dont l’identité reste mystérieuse. J’ai été un peu dubitative devant le point de départ (la femme de Kovak, qui est morte, réapparait sur une vidéo), qui me rappelait un peu trop plusieurs romans d’Harlan Coben, auteur américain dont je ne suis pas fan, mais heureusement, le reste n’a plus vraiment de points communs. Les rebondissements s’enchainent sans temps mort, Kovak mène son enquête, la brigade de police spécialisée dans les transports aussi et on passe d’un personnage à l’autre mais tous ont un même but : résoudre l’enquête et arrêter le coupable. Les personnages sont assez nombreux mais on ne s’y perd pas car ils sont tous bien différents. Je reste un peu mitigée au niveau de mon ressenti sur Kovak : il ressemble parfois plus à un ado qu’à un adulte et fonce sans réfléchir, ce qui peut devenir plus agaçant qu’attachant ! Le récit est plus focalisé sur l’action et le suspense que sur la psychologie des personnages mais cela reste très agréable à lire, l’auteur ayant disséminé des petites anecdotes sur Paris et son histoire ou des faits réels scientifiques. Bien sûr, comme souvent dans ce genre de thriller, il y a quelques moments qui m’ont fait un peu tiquer devant quelques invraisemblances mais ils sont si peu nombreux que je les ai vite oubliés. Si l’enquête se termine dans les dernières pages, la fin reste ouverte au sujet du Chien (avec néanmoins une révélation étonnante) et comme je sais qu’on va le retrouver ainsi que Kovak dans La nuit de l’ogre, cela ne m’a pas dérangée vu que je n’ai qu’à tendre la main pour m’y plonger dedans avec délice … ce que je fais faire de suite !

L'avis de Canel,