LanuitdelogreChris Kovak a terminé sa garde de nuit aux urgences et rentre chez lui en voiture quand une jeune fille se précipité, sous la pluie, sur le siège passager. Elle est blessée à la main mais refuse de se faire soigner. Elle veut juste s’éloigner et se fait déposer en plein centre de Paris, abandonnant son sac dans la voiture. Kovak y découvre des affaires imbibées de sang et une tête mutilée dans un bocal de formol. En recherchant d’où provient cette tête, Kovak découvre vite que la jeune fille qui a abandonné le sac est Justine, une étudiante en médecine qu’il a comme élève dans un cours qu’il donne en remplacement d’un professeur mais qu’elle est aussi la fille de Greta, la surveillante en chef très respectée du service des urgences. Greta apprend alors à Kovak que sa fille a disparu et qu’elle est injoignable. Le jeune médecin promet à sa collègue de la retrouver et va se lancer dans une enquête qui va le plonger dans le monde des fraternités estudiandines et dans le monde de la photographie post-mortem, sur les traces d’un tueur sans âme …

Et voilà, à peine avais-je terminé Le jour du Chien, que j’ai enchainé avec la lecture de ce nouvel opus, reçu dans le cadre de Masse Critique, qui réunit le docteur Kovak et ce fameux et mystérieux Chien, que j’avais découverts dans le premier tome. Se déroulant environ une année après la fin du roman précédent, le docteur Christian Kovak va à nouveau être impliqué dans une enquête mais cette fois, elle sera moins personnelle. Il ne s’agit plus d’enquêter sur sa propre famille mais de retrouver la fille d’une de ses collègues, collègue qu’il apprécie beaucoup. Mais les évènements vont prendre une tournure glauque : l’apparition de photos post-mortem, très en vogue au 19ème siècle, va être une des pistes à suivre, de même que les fraternités des étudiants en médecine, chacune ayant ses rituels. Disparitions, morts en tous genres, action et personnages bien étranges et effrayants vont émailler le récit, qui est mené tambour battant. On y retrouve à nouveau des anecdotes sur l’histoire de Paris ou des informations scientifiques variées et l’auteur s’est bien documenté sur les sujets qu’il a abordé (étant lui même médecin, on peut supposer qu’il a déjà de l’expérience dans certains des domaines dont il parle). Je n’ai pas vraiment changé d’opinion sur Chris Kovak, que je trouve toujours un peu agaçant dans son attitude immature mais cela ne m’a pas empêché d’apprécier ma lecture. L’histoire se développe sur deux plans : l’enquête de Kovak et celle de la brigade du commissaire Batista (brigade déjà découverte dans Le jour du chien), ce qui permet de conserver un bon rythme. Et cette fois, ce n’est pas la canicule qui sévit sur Paris mais la pluie, donnant une ambiance glauque et froide. On refait quelques incursions dans les souterrains de la capitale mais ils sont moins présents que dans le premier opus. Ils restent cependant un lieu prisé pour y effectuer des choses pas très claires ou pour se cacher donc il me paraît normal qu’ils soient toujours utilisés dans le récit. L’histoire ne néglige pas la vie privée des personnages, qu’on découvre par petites bribes, y compris l’histoire du Chien lui-même et qui permet de mieux le comprendre. Le final ne fait pas dans la facilité mais je l’ai trouvé un peu brusqué … je pense que j’aurais aimé qu’il soit plus développé, histoire de rester encore quelques minutes de plus dans le roman ! En tout cas, j’ai encore apprécié cette lecture et je ne peux que la conseiller aux amateurs de polar (mais il faut lire Le jour du Chien avant si on veut pleinement savourer les détails !)  

L'avis de Canel et de Mr Canel.

Merci à :

BabelioBabelio et aux éditions AlbinmichelAlbin Michel.