LagendaSandra, mariée depuis quinze ans à François et mère d’un ado, travaille comme DRH dans une petite entreprise de province depuis plus de vingt ans. Mais cette entreprise fait faillite et Sandra se retrouve sans emploi. Elle a beaucoup de mal à accepter de se considérer comme au chômage, bien que Pole Emploi ait proposé que le personnel de la société soit considéré pendant un an comme des stagiaires en reconversion. Sandra va alors découvrir tout un monde souvent ignoré des travailleurs, fait d’attente, de candidatures spontanées restées sans réponse, de rendez-vous stériles avec des conseillers alors que le reste du monde semble continuer à tourner normalement …

Le chômage étant quelque chose que je ne connais pas personnellement (je sais, j’ai été chanceuse !), cela m’intéressait de découvrir comment cela se passait, quel était le ressenti des personnes se retrouvant dans ce cas-là ainsi que la réaction de leur entourage, les possibilités offertes (ou non), les absurdités des choses administratives. Il y a des choses dont il est facile de se douter : le chômage ne fait jamais plaisir mais il y a différentes façons de l’aborder. Ici, Sandra, qui avait une bonne place, se comporte d’une façon qui m’a assez étonnée. On dirait parfois une enfant gâtée et très naïve ! Il semblerait que sa vie soit essentiellement centrée sur son travail et non sur sa famille car elle déprime de voir son agenda désespéremment vide. De mon côté, j’en profiterais pour faire tout ce dont je n’ai habituellement pas le temps de faire ! Et puis, je n’ai jamais trouvé que mon travail était important pour mon bonheur … il m’a surtout servi à gagner de l’argent. Du coup, j’ai eu énormément de mal à m’identifier à l’héroïne et à compatir, surtout quand on voit certaines de ses réactions. Par contre, j’ai aimé voir comment ses autres collègues rebondissent et quel impact a la perte d’un emploi sur les relations familiales (la question récurrente de sa mère m’a fait bien rire … c’est typique !). J’ai trouvé que Sandra faisait souvent n’importe quoi et qu’elle ne savait pas vraiment ce qu’elle voulait. Elle m’a donc agacée plus d’une fois ! Heureusement qu’il y a eu quelques scènes surréalistes se déroulant à Pöle Emploi ou avec des conseillers … elles font rire tellement elles sont absurdes mais c’est un rire un peu jaune car on s’imagine bien qu’elles sont inpsirées de la réalité et on ne voudrait pas se trouver à la place de ces personnes obligées de les subir et on les plaint de devoir en passer par là. Ce premier roman m’a paru plutôt intéressant mais comme je n’ai pas aimé l’attitude de l’héroïne, je reste assez mitigée sur mon ressenti général. Et puis, il y a eu plusieurs coquilles et fautes de grammaire et d’orthographe qui auraient pu être évitées par une bonne relecture de la part de l’éditeur.