LaouriennemeurtL’été semble déjà loin en ce mois d’octobre à Nîmes et les orages, accompagnés de fortes pluies, s’abattent sur la ville. Paul Bénévent, un auteur qui n’écrit plus depuis la mort de sa femme trois ans auparavant, se réfugie dans le café de son amie Ophélie. Alors qu’une coupure de courant s’éternise, une jeune femme étrange, Louise, entre dans le bar et adresse quelques mots marquants à Paul. Mais ce dernier ne pense qu’à son épouse décédée et envisage de la rejoindre en se suicidant. Alors qu’il est sur le point de passer à l’acte, un coup de fil de son voisin le ramène dans le monde des vivants : un cadavre a été découvert devant la porte de la maison de Paul et celui-ci doit aller immédiatement voir la police …

Etant de Nîmes, ce roman m’a tout de suite interpellée car ce n’est pas souvent que j’ai eu l’occasion de découvrir ma ville d’origine dans un livre (jamais, je crois !). Donc, je me suis lancée dans cette lecture pleine de bonne volonté et de curiosité. Hélàs, la ville est peu présente et en plus, le peu qui est décrit ne me la rappelait pas vraiment (pourtant l’un des auteurs habite Nîmes). Disons qu’on aurait pu être dans n’importe quelle ville ! Bien sûr, le roman ne se déroule pas exclusivement dans cette ville et les auteurs nous font voyager, ce qui ne me déplait pas mais j’ai été déçue au niveau de la description de la ville. S’inspirant de deux faits réels (le cercueil dun père d’un des auteurs qui a été emporté par les crues dues à un épisode cévennol et un astronome japonais qui a pensé repérer une comète disparue depuis plus de cent cinquante ans), les auteurs ont bâti une histoire policière mélangée à une histoire d’amour. J’aime bien les deux mais là, le mélange n’a pas vraiment pris pour moi. Paul, le personnage principal, m’a paru fade et peu sympathiue (voire même parfois agaçant) et tout m’a paru artificiel. Avec l’arrivée d’un cadavre devant sa porte, Paul va se replonger dans son enfance et son adolescence, avec un père inventeur sans le sou et une mère à la maison, un ami avec qui faire les quatre cents coups, puis la rencontre avec sa femme, un msytérieux tableau venu du passé, une jeune femme étrange et troublante, des histoires de comètes, d’alchimie et j’en passe. Ah, c’est sûr, il y a de quoi faire mais bon, au final, je me suis ennuyée. L’enquête aurait pu être sympa mais je l’ai trouvée parasitée par l’histoire d’amour qui m’a parue un peu nunuche (enfin, je ne sais pas comment dire … elle m’aurait sûrement plu quand j’avais quinze ans !!!). La petite tendance à lorgner vers le surnaturel sans en faire trop aurait aussi pu me plaire mais je ne m’explique pas pourquoi ça n’a pas fonctionné. L’écriture est pourtant fluide et il n’y a rien à reprocher de ce côté-là. Alors, à part un personnage auquel je n’ai pas réussi à m’attacher, je crois juste que ce livre est peut-être arrivé au mauvais moment pour moi … tout simplement !