LagriffeduchatChabanelUn homme a été retrouvé mort dans un bar à chats de Lille. Il s’agit du propriétaire des lieux, Nicolas Peyrard, bientôt quarante ans, et marié à Solange, qui a découvert le corps juste après la fermeture, alors qu’elle remontait de la cave où elle était allé mettre la recette du jour dans le coffre. Mais la veuve semble plus contrariée par la disparition de son chat vedette, Ruru, qui semble avoir pris la poudre d’escampette par la porte laissée ouverte, que par la perte de son époux. La commissaire Romano et son équipe sont mis sur l’enquête et ce qui semblait être de prime abord un suicide pourrait se révéler être un meurtre et le chat Ruru victime d’un enlèvement …

Comme vous pouvez vous en douter, c’est le titre faisant référence à un chat qui m’a poussée vers ce polar. Et parfois, le hasard fait bien les choses car je me suis beaucoup amusée lors de cette lecture. Dès le début, le ton est donné : la commissaire Romano n’a pas la langue dans sa poche, a des idées bien arrêtées et n’est pas tendre avec quiconque sauf son équipe qu’elle a tendance à materner (bien qu’elle se refuse à fonder une quelconque famille). En plus, cerise sur le gâteau, le crime a eu lieu dans un bar à chats mais au final, la présence des félins est plutôt anecdotique. L’enquête est menée tambour battant, avec des moments hauts en couleur et plutôt amusants. Franchement, je ne m’attendais pas du tout à ce genre de polar mais l’auteure a la plume piquante et enlevée et les pages se dévorent à toute vitesse. Pour les gens qui connaissent la région de Lille, ce doit être aussi un petit plus de voir citer certains lieux mais comme de mon côté, je ne connais pas du tout, cela ne m’a pas vraiment interpellé. Mais ça change de Paris, une ville qui est parfois un peu trop présente dans les romans (et que je connais pas beaucoup non plus). Je me suis très rapidement attachée à la commissaire Romano et j’ai trouvé qu’elle avait des réflexions actuelles (sur la place des femmes par exemple … on prend souvent ses adjoints pour le commissaire car pour certains, il est impensable que ce poste revienne à une femme). Le suspense est présent et il y a un peu d’action et des rebondissements et il n’est pas forcément évident de deviner le coupable, ce qui est une bonne chose ! C’est un polar qui, avec un autre titre, aurait pu passer inaperçu sur mon radar à livres mais que je suis très contente d’avoir lu car j’ai passé un excellent moment. Si l’auteure veut continuer les aventures policières du commissaire Romane, nul doute que je la suivrai !