AmourvampireetloupgarouMarianne, 22 ans, est l’ainée d’une fratrie de trois enfants et c’est surtout elle qui s’occupe d’Antonin, 13 ans, et Maroussia, 3 ans, car sa mère est souvent débordée. Pourtant Marianne travaille elle aussi : elle aide dans ses recherches le professeur Anatole Le Lyonnais, directeur du CEPP, le centre d’études des phénomènes paranormaux. Un soir, en quittant le centre, Marianne a l’impression d’être suivie dans le parking souterrain et sent comme un halètement dans son dos mais ne voit personne. Sa nervosité pourrait être liée à la disparition d’un adolescent, recherché sans succès par les forces de police. Le lendemain, un test de télépathie est organisé au centre, en compagnie d’un jeune journaliste, Sylvère, et d’un étudiant en psychiatrie très bizarre, Hugo. Ce dernier a des difficultés à s’exprimer et sent horriblement mauvais alors que Sylvère, dragueur impénitent, tente quelques manoeuvers d’approche envers Marianne …

Je continue ma découverte de l’œuvre de cette auteure jeunesse très productive. Cette fois, le roman s’adresse plus à un lectorat adolescent et semble précurseur, en utilisant les thèmes des vampires et des loups-garou, du phénomène Twilight … à part qu’ici, tous les personnages ne sont pas forcément très sympathique et que le romantisme n’est pas le sujet principal du roman, même s’il y en a un peu quand même ! Marianne, l’héroïne du livre, est une jeune fille très mûre pour son âge mais il faut dire que sa mère est plutôt absente et donc c’est sur ses épaules que les responsabilités pèsent. Elle adore son frère et sa sœur (les réflexions de Maroussia sont excellentes et m’ont bien fait rire) mais elle aimerait aussi avoir la vie normale d’une fille de son âge. Ensuite, les personnages masculins principaux sont Sylvère le beau journaliste trop dragueur et Hugo l’étudiant mytérieux et bizarre, voire même effrayant mais en même temps attachant par son côté maladroit. J’ai trouvé ce dernier bien décrit et bien plus intéressant que Sylvère. Le roman commence lentement mais le suspense s’installe vite : d’où proviennent ces halètements mystérieux dans le parking, qui est Hugo, qu’est devenu l’adolescent disparu … plein de questions auxquelles de nouveaux rebondissements vont se rajouter. Des phénomènes étranges se produisent mais avec le directeur du CEPP, il y a toujours une explication cartésienne et on oscille donc entre mystère classique et ambiance fantastique, sans jamais vraiment savoir où on se trouve et sans affirmer ou infirmer si les gens sont ce qu’ils paraissent être ou s’ils s’imaginent des choses. C’est au lecteur de décider et j’ai trouvé cette façon d’aborder les choses plutôt originale. Ça se lit vraiment facilement et rapidement mais je n’ai pas vraiment trouvé de « thème » majeur, à part peut-être celui de la tolérance envers ceux qui sont différents mais même là, c’est quand même léger. Cela ne m’a pas empêché de passer un bon moment de lecture mais ce ne sera pas le titre de l’auteure qui m’aura le plus marquée.

Les avis de George et Hérisson.