LadyofshalottStéphane Clément a rendez-vous à Genève avec Maurice, le neveau de Luigi Bottero, qui tient un tabac-presse malgré son talent et ses brillantes études d’art. En attendant l’arrivée de Maurice, Stéphane bavarde au bar voisin avec Luigi et comme il est tard, le raccompagne chez lui, un appartement situé au-dessus du tabac-presse. Mais à leur arrivée, un homme est là, fouillant les lieux et renverse Luigi dans l’escalier en s’enfuyant avec un ordinateur portable. Pensant d’abord à un banal cambriolage, l’équipe de police dont fait partie un ami de Maurice commence à douter quand certains éléments semblent relier le vol à des affaires de meurtres en cours, semblant être l’œuvre d’un seul et même tueur au rituel un peu étrange …

C’est le titre faisant référence au poème de Tennyson et la référence au tableau de Waterhouse qu’on voit sur la couverture qui m’ont poussée vers cet album car cette période m’attire beaucoup (courant romantique pour les écrivains et courant préraphaélite pour les peintres). Par contre, je n’avais strictement aucune idée du sujet de l’album, empruntant sans même le feuilleter à la médiathèque. Alors qu’elle ne fut pas ma déception quand j’ai découvert le graphisme très classique de l’album. Le dessin fait dans le réalisme mais je ne lui ai pas trouvé de véritable originalité ou quoi que ce soit d’autre. Qui plus est, j’ai souvent trouvé les couleurs choisies un peu trop foncées (particulièrement pour les fonds et les décors), ce qui alourdit un peu la lecture et la rend peu agréable si la luminosité ambiante est déjà un peu faible. Quant à l’histoire, c’est un polar qui se focalise sur une série de meurtres et on suit donc l’enquête qui va mener à la révélation finale et le ou les coupables. Cela aurait pu être intéressant, surtout qu’il y a quelques références à l’Art mais j’ai trouvé l’ensemble banal, avec comme un air de déjà-vu. La méthode du tueur n’a rien d’exceptionnel et le final ne surprend pas … cela reste très prévisible. Quand j’ai lu cet album, j’avais la sensation de lire une BD sortie tout droit des années 1980 et j’ai ensuite découvert que le personnage principal, Stéphane Clément faisait partie d’une série publiée entre 1977 et 2012, ce qui peut du coup expliquer mon impression (l’auteur ne voulant pas « casser » le style avec ce nouvel opus, un one-shot qui peut être lu indépendamment de la série). Mais mes goûts ayant énormément évolué en BD, je peux dire que ce n’est vraiment pas le genre d’album que j’apprécie maintenant, étant beaucoup trop classique pour moi !