LazadcestplusgrandquenousEn 2008, suite au projet de construction d’un nouvel aéroport à Notre-Dame-des-Landes, non loin de Nantes, l’opposition de certains habitants du coin, aidés par des jeunes gens issus de groupes politiques ou écologiques, mettent en place ce qu’on va connaître sous le nom de ZAD, une Zone A Défendre. En novembre 2012, Gildas et sa femme Christine, fermiers, se préparent à affronter les forces de l’ordre, en compagnie des jeunes qui se sont installés sur les terres environnantes. La police doit les déloger mais personne ne veut partir et personne ne compte se laisser faire. Mais si l’union domine dans cet aspect-là de la ZAD, des tensions et des oppositions, des jalousies aussi, existent dans la vie quotidienne des habitants, qu’ils soient originaires du coin ou squatteurs de plus ou moins longue durée …

J’ai un peu tourné autour de l’album sans être très convaincue mais il a finalement été sélectionné pour mon club lecture spécial BD et donc, il a fallu que je le lise. Parfois, cela me fait découvrir des choses que j’aurais probablement zappées et je suis contente de ces découvertes, qui ont été de vrais plaisirs de lecture mais parfois, ça ne fonctionne pas. C’est ce dernier cas qui a prévalu ici : peu attirée par le dessin en feuilletant l’album, je n’ai pas été plus convaincue que ça lors de la lecture. Il est pourtant moderne et dynamique et le côté un peu brouillon ne me dérangeait pas mais il y a beaucoup de personnages et les traits souvent estompés n’aident pas à les reconnaître. Du coup, entre les prénoms, les surnoms et les têtes que je n’arrivais pas à identifier, autant dire que cela ne fut pas une lecture facile. Les couleurs sont aussi souvent sombres et ça n’aide pas non plus. Quant à l’histoire, elle se limite à une courte période et on est donc plongé rapidement dans la vie quotidienne des habitants de la ZAD : pas facile de se représenter les relations qui les lient et donc forcément, cela est difficile d’avoir de l’empathie pour eux et de comprendre aisément leurs réactions : au lieu de cela, j’ai été trop occupée à essayer de deviner qui était qui et qui était qui pour qui. On voit bien qu’il y a des tensions et que cela s’envenime parfois, que la violence est toujours à rôder autour des gens mais je n’étais pas avec eux, dans leur combat. Cela m’a fait un peu l’impression d’une soirée à laquelle on est invité mais où on connaît peu de gens : à l’arrivée, tout le monde nous est présenté mais on est incapable de retenir plus de trois noms et au final, on reste un peu sur la touche. Du coup, je me suis ennuyée lors de cette lecture et je n’ai strictement rien retenu des détails et n’ai ressenti aucune émotion. C’était trop d’infos dans un temps trop bref pour que je m’attache aux personnages et à leur combat !