Unputaindesalopard1Tome 1 : Isabel

Arrière-pays brésilien, village de Kalimboantao, 1972. Christelle et Charlotte viennent d’arriver de France pour rejoindre leur amie Corinne, qui est installée là depuis deux ans. Les deux jeunes femmes, infirmières, doivent tenir pour quelques mois en remplacement du médecin parti en vacances un dispensaire installé dans la forêt où les travailleurs d’une société locale exploitent les ressources du lieu. Elles font la connaissance de Max, un jeune homme qui vient de perdre sa mère et qui essaie de retrouver son père qu’il n’a jamais connu. Les seules choses qu’il a pour le retrouver sont deux photos où il pose avec sa mère et un homme différent sur chaque cliché. Il ne sait pas lequel est son père ni son nom mais en montrant les photos, il arrive à avoir quelques renseignements qui laissent à penser qu’un des hommes n’était pas quelqu’un de bien. Max doit aussi se rendre au camp Hermann pour avoir plus d’informations à ce sujet mais il part un peu plus tard que Charlotte et Christelle, conduit par un Brésilien et accompagné d’une jeune femme aux difficultés d’élocution mais ils sont témoins d’un drame sur le trajet …

Je ne sais pas trop comment résumer l’histoire sans trop en dire mais quand même suffisamment pour que l’idée de départ paraisse claire. J’avoue que, de mon côté, j’ai entamé cette lecture sans avoir la moindre idée du sujet ! On est donc au Brésil en 1972 et je dois dire que l’époque ne saute pas aux yeux … certes les véhicules et les maisons ne paraissent pas récents mais vu que le récit se déroule dans l’arrière-pays, je ne suis pas sûre que ça ait beaucoup changé depuis ! Du coup, j’ai dû souvent me remémorer que ce n’est pas une histoire actuelle … je me demande si le choix de cette époque va jouer un rôle parce que, pour l’instant, ça aurait très bien pu se passer de nos jours. On suit donc Charlotte et Christelle d’un côté et Max de l’autre, même si le début les voit tous réunis et que le reste de l’album poste des points communs entre leurs deux histoires : le camp Hermann et son contexte trouble. Entre la recherche de ce père mystérieux par Max et les difficultés auxquelles sont confrontées les deux infirmières, les pages défilent vite et on a envie de savoir ce qui va se passer. Le dessin est assez classique mais le trait anguleux lui donne du punch et du caractère et les personnages, pourtant assez nombreux, sont tous bien différents (bon, il y a déjà la différence Européens/Brésiliens qui est évidente dans le teint de la peau et la façon de s’habiller). Les visages sont expressifs, les décors réalistes sans être étouffants de détails et les couleurs sont lumineuses et servent à mettre dans l’ambiance : de l’ocre pour les routes de terre, beaucoup de vert pour la forêt, du bleu pour le ciel ensoleillé du Brésil et des tons plus sombres pour les scènes de nuit. J’ai bien accroché au visuel et cela m’a permis de bien m’attacher aux protagonistes. Par contre, l’histoire semble développer un aspect lorgnant vers le fantastique en fin d’album (ou alors mystique … cela reste en suspens) qui me laisse dubitative. Pour le moment, je n’en vois pas vraiment l’intérêt mais comme toujours pour les premiers tomes, ceux-ci servent surtout à la mise en place, bien qu’ici, l’action a déjà pointé le bout de son nez, et il faut attendre la suite pour en savoir plus et voir si les pistes promises se révèlent réussies. En tout cas, pour l’instant, ma curiosité est bel et bien titillée et j’ai envie de découvrir ce qui va arriver à Max, Charlotte, Christelle et les autres !

L'avis de Noukette (qui elle aussi attend la suite avec impatience !).