Je te retrouverai ---- John Irving
A la fin des années 1960, Alice élève seule son jeune fils Jack, William le père, organiste et séducteur patenté ayant fui ses responsabilités. La jeune femme travaille en tant que tatoueuse et avait quitté quelque temps auparavant la Grande-Bretagne accompagnée de son fils pour le Canada en espérant des jours meilleurs. Mais alors que Jack a 5 ans, Alice décide qu'ils vont tous les deux retourner en Europe pour retrouver William et le ramener à la maison. Commence alors un parcours qui va les emmener aussi bien en Suède qu'en Finlande ou dans d'autres pays, Jack grandissant entouré de personnages souvent hors du commun ...
Cela fait des semaines que je devais rédiger ce billet car j'avais entamé cette lecture début avril, dans le cadre du thème du club lecture que je fréquente et qui était donc John Irving (la rencontre a eu lieu le 12 avril donc ça date !). Ce n'était pas la première fois que je lisais John Irving et je garde un merveilleux souvenir du Monde selon Garp mais avec cette lecture, je n'ai pas accroché du tout, au point même d'abandonner aux alentours de la page 60. Pourtant, j'aime beaucoup le genre de personnage décrit par cet auteur mais je crois que ce n'était pas le bon moment pour ce genre de livre et je dois dire que j'étais aussi peut-être un peu déçue de ne pas voir l'histoire se commencer vraiment en Nouvelle-Angleterre. Je crois que d'embarquer directement dans un voyage au long court a été fatal pour cette lecture. Mais je suis convaincue que j'y reviendrai plus tard et que cette fois, ce sera la bonne !
Bof bof
Décidément, je n'avais guère abandonné de lectures cette année mais, ça va faire deux abandons relativement rapprochés !
Et là encore, c'est un roman à base de fantastique que je laisse, peu convaincue par les 42 pages lues.
D'accord, je sais que, comme c'est un livre de plus de 600 pages, une quarantaine de celles-ci lues, c'est quand même assez peu pour se faire une réelle idée !
Mais bon, je sentais que cette histoire de "monstres" dans le métro dans un Moscou post-apocalyptique n'allait pas franchement me faire trembler ... éventuellement, c'est plutôt le nom sans fin des protagonistes et des différentes stations devenues "villages" qui auraient eu tendance à m'effrayer ! mdr ! Sans compter un style pas vraiment transcendant et pas vraiment fluide non plus !
Alors, vu que j'ai déjà du retard dans mes lectures et que des tas d'autres livres me tentent bien plus, inutile pour moi de m'acharner sur un livre qui avait déjà la méchante tendance à m'ennuyer et à me donner envie de dormir (ce qui est un comble pour un roman d'horreur !).
Je jette l'éponge ...
Non, non, n'ayez pas peur, ce n'est pas au sujet du blog que je jette l'éponge ! Mais tout bêtement au sujet d'un livre !
Après un maigre nombre de pages, 17 pour être précise, je laisse tomber ma lecture de Orgueil et préjugés et zombies de Seth Grahame-Smith basé sur le livre de Jane Austen.
J'étais assez curieuse de découvrir ce livre détournant un classique pour le mettre à la sauce fantastique très prisée des ados en ce moment ! Mais il est évident que la sauce ne prendra pas avec moi d'où mon abandon.
Oh, il est sûr que l'auteur reste très fidèle à l'oeuvre de Jane Austen, le reprenant presque mot pour mot, mais en fait, il se contente juste d'insérer des zombies et de l'entrainement aux armes et à la bataille par ci par là. Et là, franchement, quel intérêt cela peut-il avoir, à part un intérêt purement commercial ? Non, de mon côté, je préfère m'en tenir à l'oeuvre originale et je vais ramener ce livre à la bibliothèque sans regret !
Netherland ---- Joseph O'Neill
Cette année s'annonce difficile côté lectures ... enfin, tout au moins le début de l'année ! J'ai un peu de mal à me concentrer (et pourtant, il n'y a rien de spécial dans ma vie en ce moment) et ce livre nécessitait visiblement une attention soutenue, que je n'ai malheureusement pas actuellement.
J'en avais eu de bons échos, l'histoire me plaisait bien (et se passe dans le New York d'après les attentats) et je ne doute pas de sa qualité mais j'ai calé à la page 37, n'ayant pas réussi à me plonger dans l'atmosphère et à m'attacher aux personnages. Qui plus est, j'aime le cricket mais si je peux passer 2 ou 3 heures à regarder un match, je ne suis pas très emballée pour en lire des descriptions (surtout en français alors que tout mon vocabulaire pour ce sport est en anglais !)
37 pages, cela peut paraitre court pour laisser une chance à un livre de s'imposer à un lecteur mais j'ai senti qu'il était inutile de m'acharner. De toute façon, cette année, j'ai décidé de faire ce que j'avais envie côté lectures en m'octroyant le droit de lâcher un livre à tout moment au profit d'un autre qui me semble plus convenir à mon état d'esprit !
L'amour est à la lettre A ---- Paola Calvetti
Au vu des avis positifs de mon club lecture et de billets favorables dont celui de Charlie Bobine avec qui j'ai beaucoup de goûts communs, j'ai emprunté ce livre à la biblio mais il faut croire que ce n'était pas le bon moment pour ce genre de lecture.
Dès le départ, j'ai eu un peu de mal avec le style et les personnages. La librairie spécialisée en romans d'amour que Emma, l'héroïne, ouvre m'a beaucoup plu ainsi que les références à de nombreux romans mais je n'ai pas eu d'atomes crochus avec la femme décrite : elle est trop réfractaire aux technologies modernes pour moi (même si elle les a apparemment utilisées intensément avant de changer de vie !) et sa relation épistolaire avec Federico, son premier amour d'adolescente retrouvé par hasard, m'a paru lourde et peu naturelle (et c'est sans compter le fait qu'il est marié en plus !).
Rendue péniblement à la page 148, j'ai finalement pris la décision d'abandonner ce livre car d'autres me tentent beaucoup plus et je ne veux pas m'obstiner sur quelque chose qui ne m'apportera que de l'ennui (ce qui devenait franchement le cas ici). J'ai envisagé de feuilleter les dernières pages pour savoir comment cela allait se terminer et puis, finalement, je ne l'ai pas fait car je me suis dit que le destin de personnages qui m'indifféraient ne pouvait pas m'intéresser plus que cela et c'est sans regret que j'ai ramené le livre à la biblio !
Mansfield Park ---- Jane Austen
C'est officiel : j'abandonne cette lecture ! Même si de toute façon, cela faisait des mois que je n'avais plus touché ce livre, cette fois-ci, je l'ai carrément rangé (mais en laissant quand même mon marque-page où je me suis arrêtée ... on ne sait jamais !).
Ce n'était pas le moment de me lancer dans ce type de lecture et qui plus est en anglais ! Et comme ma fin d'année va être surbookée, inutile que je continue d'espérer vaguement remettre le nez dans ce roman. Bah, de toute façon, il est toujours là et si un jour, je me sens de retenter l'aventure, je sais où le trouver :)
Redemption Falls ---- Joseph O'Connor
J'avais noté ce titre sur le blog du Bibliomane et il me tentait terriblement vu que j'adore cette période de l'histoire. Hélas malgré son excellente critique (il me semble en avoir lu une autre toute aussi excellente mais je ne me rappelle plus où) et une superbe couverture, j'ai abandonné cette lecture à la page 30 !
Pourquoi donc me direz-vous, surtout pourquoi si rapidement ?
Et bien, le style haché et les envolées lyriques ne sont vraiment pas pour moi (quel scoop n'est-ce pas ! mdr !). Je ne doute pas de la qualité littéraire mais je lis pour me détendre et au bout de 30 pages, la migraine me guettait. J'ai feuilleté le livre pour voir si cela allait changer mais apparemment ce n'était pas le cas et j'ai donc préféré jeter l'éponge tout de suite. Une vraie déception car j'attendais beaucoup de ce roman et j'étais toute contente de l'avoir trouvé à la biblio (était-ce un signe de voir ce livre disponible ?). Maintenant, je suis surtout contente de n'avoir sorti mon porte-monnaie pour lui !
Pour vous donner un exemple de ce qui m'a gênée dans la narration, voilà un extrait pris à la page 17 :
"Traverser des villes fantômes. Des émeutes d'affamés. Franchir des rapides. Ces étendues entre les villes qu'elle voit en songe, tel un grillage. Dans ces rêves-là, elle vole, mais avec une lenteur de tortue, les yeux baissés vers les méridiens, qui sont des lignes de lumière aveuglantes. Par moments, on distingue un bourdonnement sifflant. A d'autres, un silence d'église.
Elle fabrique de petits pièges avec des arbrisseaux et des épines. On peut tuer un roitelet comme ça, mais il n'y a pas grand-chose à manger sur un roitelet. A travers les bourbiers. A pied par les ruisseaux. Dans les canyons froids et profonds. Courbée comme un crabe par les zones désertiques."
J'aurais peut-être persévéré si le livre n'avait pas comporté près de 600 pages !
En regardant le billet de mon précédent abandon, je viens de m'apercevoir que l'auteur était aussi un Joseph ... je vais donc les éviter pour un temps (mais que les Joseph qui ne sont pas écrivains ne se sentent pas concernés ! mdr !)
L'amour est une chose étrange ---- Joseph Connolly
J'ai emprunté ce livre à la bibliothèque avec beaucoup d'espoir car l'histoire m'attirait beaucoup. Ca allait aussi être mon premier roman de cet auteur. Mais au bout de 25 pages, le style d'écriture ne me convient pas du tout. Je trouve les phrases hachées, c'est comme si le narrateur avait une conversation avec le lecteur : il s'arrête dans une phrase, repart et pour moi, cela est très indigeste ! Voici donc un exemple, prélevé page 13 :
"La suite au Savoy - oh oui, je me souviens très bien de cela, ce paysage d'opulence miroitante et délicieusement crémeuse, douce comme une poudre de luxe, - un sentiment de, mmm, oui, j'étais presque suffoqué par un sentiment de ... mon Dieu, de quoi, en fait ? De sécurité, sans doute, c'est sans doute ce qui s'en rapproche le plus - un sentiment de sécurité, voilà, et moi là, immobile tout raide, au milieu."
Cela pourrait aisément passer dans une conversation, ou bien dans un mail mais je me vois très mal lire plus de 450 pages écrites comme cela. J'avais espoir que cela allait changer et j'ai un peu feuilleté le livre mais cela a l'air de continuer dans la même veine alors je préfère jeter l'éponge tout de suite ! J'ignore si cela passerait mieux en version originale ... on ne sait jamais, j'essaierai quand même pour voir (mais encore faut-il que je trouve un des romans de Connolly en anglais à la bibliothèque).
Discovery Bay ---- Boston Teran
J'ai été très étonnée de laisser tomber ce roman. L'histoire m'attirait bien et l'auteur avait reçu plusieurs prix pour ses précédents romans (meilleur roman policier 2004, entre autres). En général, les romans policiers sont prenants et se lisent facilement, surtout que cela fait partie de mes genres favoris.
Mais là, au bout de 80 pages, j'ai craqué et j'ai arrêté cette lecture pour ramener le livre à la bibliothèque. Pour être tout à fait juste, une des raisons, si ce n'est la principale, est que je devais le rendre car j'avais atteint le temps d'emprunt maximum pour un même livre.
Je pense quand même refaire une tentative avec cet auteur, voire même avec ce livre. Quand je serais dans le bon état d'esprit pour ce genre de roman !
Bingo palace (The bingo palace) ---- Louise Erdrich
J'ai commencé ce roman mais au bout de 25 à 30 pages, j'ai laissé tomber. La façon dont c'était écrit, avec différents narrateurs, était assez mélangeant. Qui plus est, je n'ai pas accroché du tout au style. Soit je n'étais pas dans l'humeur requise pour un tel livre, soit ce roman ne me conviendra jamais. Dommage, je n'aime pas laisser tomber une lecture mais je devais ramener le livre à la biblio.











