21 novembre 2009
Orgueil et préjugés ---- Jane Austen
Dans l'Angleterre du 18ème siècle, Mrs Bennet ne rêve que de voir ses cinq filles mariées et leur avenir assuré auprès de maris si possibles fortunés et à la bonne réputation. L'arrivée de Mr Bingley comme locataire du manoir voisin, accompagné de son ami Mr Darcy, tous deux ayant des revenus plus qu'honnêtes, provoque l'agitation et de nombreux espoirs dans les environs mais le jeune homme n'a d'yeux que pour Jane, l'aînée des Bennet. Mr Darcy, lui, ne pense qu'à critiquer Elizabeth Bennet mais la jeune fille, qui trouve l'homme bien orgueilleux, ne se laisse pas faire et leurs relations sont tendues …
Bon, franchement, un résumé de l'histoire n'était pas vraiment indispensable car beaucoup de monde connaît ce classique de la littérature anglaise ! !Et beaucoup vont s'étonner que ce ne soit que maintenant que je me lance enfin dans cette lecture. Il faut dire que ce livre trainait dans ma PAL depuis un moment mais c'est la réunion du club "adaptation livre/film" de ma médiathèque qui se profile à l'horizon qui m'a fait me précipiter sur ce livre (et incessamment sous peu sur les films qui en sont tirés). Et franchement, pourquoi ai-je attendu si longtemps pour le lire ? C'est incompréhensible mais ma dernière tentative avec Jane Austen et "Mansfield Park" ne m'avait pas vraiment laissé un bon souvenir vu que je l'avais abandonné ! Mais là, dès le départ, j'ai été charmée par l'histoire, le ton mordant, les personnages attachants (Elizabeth et Mr Darcy bien sûr) ou bien détestables et très énervants (Lydia et Mrs Bennet par exemple), la critique de la bonne société et ses travers. L'étude des personnages est précise, profonde, réussie et délectable. Et comme je suis une fille, je ne pouvais rester insensible à l'histoire d'amour et aux rebondissements des évènements. Oui, vraiment, ce fut une délicieuse lecture et je suis impatiente de découvrir les films qui en sont adaptés !
PS : j'avais craqué pour cette édition car je trouve la couverture totalement adaptée au roman :) Par contre, ils ont oublié un "s" à préjugés !
Les avis de Allie, Bladelor, La Liseuse, Amanda, Yueyin, Cuné, Tamara, Emjy, Aelys, Caro[line], Fashion, Karine, Lilly, Emeraude, Leiloona, Majanissa, Lou ... et j'en oublie sûrement !
07 octobre 2009
La lamentation du prépuce ---- Shalom Auslander
Shalom est né dans une famille juive orthodoxe qui vit
dans le New Jersey et l'élève dans la plus stricte tradition. Mais son père se
soûle au vin cachère les jours de Shabbat, les disputes familiales étant ainsi
fréquentes ces jours-là, sa mère n'arrête pas de se lamenter et le jeune garçon
a une peur bleue de Dieu, car il croit qu'il n'attend qu'une seule petite faute
de la part des humains pour les châtier durement …
Le résumé avait l'air vraiment amusant et l'ensemble très iconoclaste, ce qui avait tout me plaire. Et dans l'ensemble, j'ai apprécié cette lecture, qui raconte des choses tragiques avec un humour mordant et une ironie décapante. Mais j'ai trouvé quelques longueurs lors de ma lecture et un peu la sensation de tourner en rond avec un certain nombre de variantes sur le thème "Dieu m'en veut et je vais être puni car j'ai fait des bêtises". Je peux comprendre les réactions de l'auteur qui raconte son enfance et son éducation religieuse stricte donnée par son entourage et ses professeurs car cela l'a complètement traumatisé, lui donnant une vision de la vie en général totalement faussée. J'ai particulièrement apprécié la découverte de la religion juive orthodoxe que je connaissais uniquement dans les très très grandes lignes et j'ai ainsi appris plein de choses, même si comme pour tout ce qui est extrême, cela m'a fait plutôt peur qu'autre chose. L'humour allège l'ensemble et certaines situations absurdes font rire mais au final, cela reste quand même un livre sur la religion en général et ses abus (et là, je place toutes les religions sur le même plan … quand on pousse à l'extrême, c'est toujours dangereux, il me semble … et en y réfléchissant, c'est valable pour tout !) et les réactions de Shalom risquent d'en choquer plus d'un pour peu qu'on soit croyant alors je dirais que c'est un livre à ne pas mettre entre toutes les mains mais que j'ai trouvé très original.
16 juillet 2009
L'évangile selon Jacques Lucas ---- Cyrille Audebert
Une série de meurtres visant des SDF d'origine maghrébine
secoue une ville française. Celui qu'on appelle "L'Ombre" semble
insaisissable et la police n'a pas de pistes sérieuses, jusqu'au jour où un
nouveau corps est retrouvé dans le grenier du peintre David Huxley. Le jeune
homme, qui vient de concrétiser une histoire d'amour avec son modèle Mélodie et
qui a atteint le bonheur parfait, se retrouve en ligne de mire du commissaire
Ballard. David veut prouver son innocence mais son passé trouble risque de le
rattraper …
Ce roman flirte avec le roman noir traditionnel, que je n'ai pas trop l'habitude de lire car je suis en général plutôt orientée thrillers. Mais je dois dire que j'ai passé un très bon moment à suivre les aventures de David Huxley car le suspense est dans l'ensemble bien ficelé (même si, encore une fois, le coupable et ses motivations ont été facilement trouvé en milieu de lecture). En plus, l'humour omniprésent et certaines situations m'ont beaucoup plu : c'est noir, ironique, parfois cynique, quelquefois absurde mais pour moi, cela fonctionne parfaitement. Une petite touche d'érotisme vient pimenter le tout, même si j'ai quelques reproches de ce côté-là : les femmes du roman sont plus que parfaites et représentent un peu trop le fantasme stéréotypé masculin ! Sinon, les autres personnages sont assez réussis, même si là aussi, ils restent assez typiques du genre, et pour ceux qui se posent la question au sujet du titre, vous aurez l'explication en lisant ce bon roman policier parfait pour une lecture d'été !
02 février 2009
Je sais pourquoi chante l'oiseau en cage ---- Maya Angelou
A Stamps, Arkansas, la petite Maya, qui n'a pas encore
acquis ce diminutif et qui s'appelle donc Marguerite, vit en compagnie de
Bailey, son frère d'un an plus âgé, chez leur grand-mère Annie Henderson dite
Momma. La vie dans le sud des Etats-Unis dans les années 1930 n'est pas facile
à cause de la ségrégation mais la petite fille ne sort que très rarement du
quartier où elle habite et aide au seul magasin noir du coin, tenu par sa
grand-mère …
Cette autobiographie, classique de la littérature noire-américaine datant de 1969, est enfin rééditée en grand format (en espérant que ce livre sera plus remarqué cette fois-ci que la première fois). Cette réédition a lieu dans le cadre de la sortie du nouveau livre de cette auteure ("Tant que je serais noire", que je compte bien lire aussi) qui est en quelque sorte la suite de son autobiographie et qui, il me semble, sera plus représentatif de la lutte contre la ségrégation et le racisme. Dans "Je sais pourquoi chante l'oiseau en cage", on découvre son enfance et son adolescence, tout d'abord dans une petite ville du Sud, mais aussi quelques mois passés à Saint-Louis, pour ensuite la voir vivre à San Francisco et à Los Angeles, où les conditions de vie sont totalement différentes de ce qu'elle a pu connaître jusqu'à présent. Ce témoignage est assez fascinant, même si je l'ai trouvé plutôt hâché dans la narration : j'ai eu souvent du mal à savoir à quelle époque je me trouvais et quel âge avait Maya car les indications de temps ne sont pas souvent fournies (mais heureusement, il n'y a pas d'aller-retour entre différentes époques !). Cela m'a plus fait penser à une succession d'anecdotes mises bout à bout dans un ordre chronologique et si certains passages sont vraiment réussis, d'autres sont moins intéressants. De même, Maya est peu confrontée à la ségrégation dans son enfance car elle ne sort pratiquement jamais du quartier noir et a donc une vie relativement protégée car sa grand-mère est très respectée dans leur communauté. Certains évènements n'en restent pas moins violents et terribles mais l'aspect un peu trop disparâtre de l'ensemble ne m'a pas réellement permis de rentrer dans l'histoire et de m'attacher vraiment à Maya (d'ailleurs, le compte-rendu qu'elle donne de ces évènements me semble tout aussi détaché que mes sensations de lecture). Un document intéressant à lire mais qui n'a pas eu l'impact que je pensais qu'il aurait sur moi.
L'avis très enthousiaste d'Armande.
18 novembre 2008
A quand les bonnes nouvelles ? ---- Kate Atkinson
Dans un coin perdu dans la campagne du Devon, Joanna Mason
a six ans et revient des courses avec sa mère, sa sœur et son petit frère quand
un homme les attaque sauvagement. La petite fille est la seule survivante.
Trente ans plus tard, à Edimbourgh, Reggie, 16 ans et livrée pratiquement à
elle-même, travaille comme nounou chez le docteur Hunter, qu'elle apprécie
particulièrement. Mais quand l'inspecteur Louise Monroe vient un beau matin
rendre visite au docteur Hunter, celle-ci disparaît peu après et Reggie semble
la seule à s'apercevoir de son absence. La jeune fille, qui est de son côté
assaillie par des problèmes personnels, cherche pourtant à alerter les
autorités car elle ne croit pas aux explications que donne le mari du docteur
Hunter …
Mon résumé du début de ce livre ne lui fait pas vraiment honneur car il y a tellement de choses et de personnages qui vont se rencontrer et se croiser que cela n'a pas été facile de rédiger quelques lignes sans déflorer certaines révélations. Tout au long de cette lecture, on apprend qui est qui (apparemment, il y a des romans précédents avec certains des personnages comme l'inspecteur Louise Monroe ou Jackson Brodie mais on arrive très bien à suivre cette histoire sans l'avoir lu … comme moi !) et il est quand même conseillé de ne pas lire ce livre avec l'esprit trop occupé car l'histoire alterne entre les différents protagonistes et traite plusieurs sujets en parallèle (certains finissent par se rejoindre à la fin d'ailleurs). Le mystère est vraiment bien mené, on ne voit se profiler la solution que vers la fin (je dirais le dernier tiers du livre) mais on a droit à quelques rebondissements inattendus jusqu'à la fin. La description psychologique des personnages est particulièrement intéressante et réussie : Reggie est une adolescente à laquelle on ne peut que s'attacher et elle a été mon personnage favori du livre. Mais les autres ne sont pas en reste ! Le style est fluide, truffé de références littéraires (je ne peux que souligner le beau travail de traduction avec les quelques notes en bas de page qui viennent éclairer le lecteur), parsemé de touches d'humour un peu grinçant. D'ailleurs, heureusement qu'il y a cet humour pour alléger le tout car comme l'indique le titre, les bonnes nouvelles ne sont pas forcément légion dans l'histoire. Mais loin d'être totalement noir, on retrouve de l'espoir à droite et à gauche, des tragédies humaines, de la ténacité et une résilience qui donne une touche particulièrement réaliste et non édulcorée d'un monde pas toujours rose mais dans lequel les personnages doivent faire leur chemin. Une très belle découverte !
Les avis de Cathulu, de Cuné et de Carolyn Grey.
01 novembre 2008
Brooklyn Follies ---- Paul Auster
Nathan Glass est à la retraite forcée. Après avoir vendu des assurances pendant toute sa vie, l'apparition d'un cancer du poumon l'a obligé à arrêter de travailler. Même si sa maladie est en rémission, il se sent en sursis, sans réel but. Il est divorcé d'Edith, sa fille Rachel ne le voit pas souvent et Nathan décide de retourner vivre à Brooklyn, son quartier d'origine. Pour s'occuper, il s'attèle à la rédaction de petites anecdotes amusantes sur des situations bizarres ou des bourdes faites par lui-même ou son entourage, qu'il regroupe sous le titre du "Livre de la folie humaine". Mais ce livre va prendre de nouvelles proportions quand, lors d'une de ses promenades dans son quartier, il retrouve Tom, son brillant neveu promis à un bel avenir, métamorphosé physiquement et travaillant dans une petite librairie de livres d'occasion …
Après quelques mois où je n'ai pas forcément lu les titres prévus par le Blogoclub (mais j'ai quand même lu en rapport avec les thèmes proposés ! mdr !), je reviens dans le rang en lisant ce titre de Paul Auster qui avait été sélectionné pour novembre. Le thème était les Etats-Unis, ce qui permettait un choix très vaste mais Paul Auster est un des écrivains américains majeurs de notre époque (enfin à mes yeux !) et j'ai trouvé ce choix très judicieux . Et puis, en fait, je me suis aperçue que la seule œuvre de lui que j'avais lu était la "Trilogie new-yorkaise" qui ne m'avait pas laissé un souvenir inoubliable vu que je ne l'avais pas terminée ! Mais "Brooklyn follies" est totalement différent et ne peut que me pousser à dévorer d'autres titres de l'auteur. C'est qu'on trouve de tout dans ce roman : des personnages à la dérive, des personnages attachants, des personnages excentriques, des personnages plutôt énervants et détestables, bref, des gens de tous styles comme on peut en trouver partout. Mais ils sont tous profondément humains, on n'a aucun mal à imaginer qu'on pourrait les rencontrer en allant acheter son journal. Mais c'est surtout le message que l'auteur fait passer dans cette histoire qui m'a beaucoup plu ! Il y parle de politique (désastreuse à ses yeux), de solitude, du hasard qui vient modifier nos vies, de l'amour, de l'amitié et de l'entraide, de la tolérance et de l'acceptation de soi et des autres. Et le tout coule tellement facilement, avec des petits apartés dans l'histoire qui nous attache d'autant plus aux personnages, et je voyais les pages défiler à toute vitesse. Paul Auster a vraiment un talent de conteur hors pair !
*Lu dans le cadre du Blogoclub.*
Les avis de Sylire, Anjelica, Karine, Sophie, Florinette, Nina, Jules, Malice, Mammig, Antigone, Karine (et ses livres), Ori, Sandrounetta, Belledenuit, Clochette, Cathe, Soie, Laetitia, Keisha, Armande, Martine, Taylor, Wakinasimba, Catherine, Argantel, Suzel, Arlette et Bladelor.
Elles ont lu un autre titre de cet auteur : Sylire, Lisa, Praline, Tamara, Grominou, Papillon, Amanda, Kathel et Katell.
Lou a décidé de lire quelque chose de totalement différent mais sa lecture est toujours en cours.
09 octobre 2008
Une jolie fille rien que pour moi ---- Aurélie Antolini
Quand on a onze ans, la vie se résume aux journées d'école
et aux soirées avec sa mère célibataire. Mais quand sa mère rencontre un homme
et que cela semble sérieux, cela chamboule tout, surtout quand il leur propose
d'aller passer les vacances d'été chez un ami dans le sud de la France. Le
jeune garçon ignore qu'un autre couple est aussi invité et surtout qu'il y aura
aussi Minouche, leur fille de onze ans elle aussi …
Premier roman de cette auteure, cela m'a fait énormément pensé aux romans de Raphaële Moussafir publiés dans cette même collection (et ce bien que je ne les ai pas lu mais je les avais notés sur les blogs !) mais cela ne m'a pas empêché de passer un excellent moment de lecture rempli de fraicheur et de sourires. La découverte de l'amour est particulièrement bien décrite au travers des yeux d'un enfant, les réflexions sont amusantes et pourtant souvent très justes. On pourrait penser que cela sonne faux ou artificiel mais non, j'ai trouvé le ton très crédible. Les personnages principaux et l'émotion qu'ils ressentent sont vraiment adorables qu'on ne peut que souhaiter avoir des enfants comme eux, aussi éveillés mais aussi décidés et fidèles. Une lecture acidulée comme la couverture, jouissive alliant verve, nostalgie et émotion qui nous replonge avec plaisir dans le monde de l'enfance et des premiers émois.
09 avril 2008
The joy of work, Dilbert's guide to finding happiness at the expense of your co-workers ---- Scott Adams
Dilbert est le travailleur type en entreprise et l'auteur profite de la vie de bureau de ce petit bonhomme pour nous donner des conseils sur l'amélioration qu'on peut apporter à nos conditions de travail. Il nous démontre même qu'on peut atteindre le bonheur en faisant quelques aménagements dans nos emplois du temps et quelques modifications dans nos comportements envers nos collègues de travail alors que nos chefs ne pensent qu'à drainer toute l'énergie de nos pauvres corps pour ensuite nous remplacer par de la chair fraîche …
Ce livre d'humour dérivé de la série BD Dilbert est en fait la suite du "Principe de Dilbert" que je n'ai pas lu mais cela ne pose aucun problème de les lire séparément. Scott Adams décortique avec beaucoup de subtilité les conditions de travail de bon nombre d'entre nous et il y a des moments où on reconnaît certains de nos chefs ou de nos collègues (je me suis reconnue aussi personnellement dans certaines situations décrites !). Bien sûr, toutes les pratiques qu'il cite ne sont pas à mettre en pratique à moins de vouloir se faire des ennemis particulièrement tenaces mais l'humour est toujours présent et la logique n'est jamais bien loin non plus. Certaines techniques décrites permettent quand même aux lecteurs de réaliser que leur vie professionnelle serait peut-être plus facile s'ils réagissaient différemment dans certaines conditions mais cela reste quand même un livre de détente qui est surtout là pour faire sourire lors de sa lecture ! Même si j'ai passé un bon moment, je préfère quand même la série BD que je trouve plus variée et plus ludique mais les quelques strips insérées dans le livre permettent de retrouver la même ambiance un peu déjantée et toujours très irrévérencieuse que j'aime bien !
*Lu en anglais*
*Traduit sous le titre : "Travaillons dans la joie avec Dilbert, comment trouver le bonheur aux dépends de vos collègues"
01 décembre 2007
Tombeau de Greta G. ---- Maurice Audebert
Dans les années 1930, à Hollywood, le cinéma parlant
commence à s'imposer, les stars du muet disparaissent ou doivent évoluer. En
Europe, tout le monde se remet de la première guerre mondiale mais amorce une
descente vers une nouvelle guerre. Greta G., le sphinx suédois, reste toujours
la même : froide, indifférente, elle ne sait pas si elle doit continuer dans la
voie du cinéma ou bien vivre comme elle le veut, loin des gens et de la foule.
Dans sa Villa, elle partage sa vie avec le narrateur de l'histoire, un
photographe viennois, homme blessé et diminué et compagnon idéal dans la
solitude …
Oh la la, ce ne fut pas facile de faire un résumé de ce petit roman. Oh, ce n'est pas que l'histoire est compliquée mais je n'en ai rien retenu !!! Franchement, j'ai trouvé le style ampoulé et pédant, les phrases tellement longues et tarabiscotées que, quand j'arrivais à la fin de celles-ci (certaines duraient une page), je ne me souvenais plus du début. Seul le petit nombre de pages m'a permis de tenir jusqu'au bout mais j'étais tout le temps à deux doigts de laisser tomber cette lecture. L'auteur devait sûrement savoir où il voulait aller dans son histoire mais cela ne m'a pas vraiment sauté aux yeux ! Pourtant, quand j'avais vu Hollywood, années 1930 et la magnifique photo de Garbo en couverture, j'avais déjà commencé à saliver. Cette lecture aura eu l'avantage de me permettre de rayer définitivement cet auteur de ma liste. Je suis sûre qu'il devrait plaire à d'autres personnes mais je ne fais pas partie de celles-ci et ce titre fera à coup sûr partie de mon bottom 5 de l'année (je crois que c'est lui qui a décroché la plus mauvaise note dans mon carnet !)
14 octobre 2007
Le portrait ---- Pierre Assouline
La baronne Betty de Rothschild a eu son portrait peint par Ingres dans le milieu des années 1800. A sa mort en 1886, son esprit pénètre le tableau et la baronne va alors être le témoin discret mais observateur des évènements historiques et familiaux qui se dérouleront jusqu'au présent. Ce sera aussi le temps de se souvenir du passé, des gens rencontrés, des fêtes somptueuses données dans leurs hôtels particuliers …
Cette lecture fut pour moi assez mitigée. La première moitié du livre traite essentiellement de la vie passée de la baronne et comme je connais assez peu cette période de l'histoire, j'avoue m'y être un peu perdue ! Un grand nombre de noms cités ne m'évoquaient rien (ou pas grand chose) et vu la quantité de personnages, je n'ai pas eu le courage de faire des recherches sur Internet pour en apprendre plus. Les paroles cinglantes et acerbes ainsi que les potins et coups bas allaient bon train à cette époque et j'ai bien apprécié certaines piques ! Mais la seconde moitié du livre m'a beaucoup plus convenu. L'auteur y parle de la seconde guerre mondiale, puis des expositions du tableau dans différents musées. Il y développe aussi une étude sommaire de la peinture, que j'ai trouvé très intéressante car toujours accessible. Une des choses qui m'a aussi un peu rebutée est le style d'écriture, qui correspond au style de l'époque de la baronne mais qui n'est pas forcément toujours facile à lire. Une lecture passable au final mais qui me laissera peu de souvenirs sauf si je revoie le tableau d'Ingres un jour (mais je me souviendrai surtout de l'étude de la peinture) !






