30 septembre 2009
Contretemps ---- Charles Marie
Melvin Epineuse est embauché par un mystérieux groupe pour
retrouver un de ses amis, Bruno Bar. Melvin décide alors de partir pour
Florence, espérant ainsi tomber par hasard sur celui qu'il cherche. Arrivé en
ville, ce dandy étrange et rêveur fait la connaissance de Lorraine, qui
l'entraine dans la Catacombe, pour une soirée qui se termine par une fusillade
sanglante …
J'aurais du me méfier ! Je ne suis vraiment pas axée romans français (dans le genre romans qui se veulent denses et intellectuels ! mdr !) et celui-ci ne fait pas exception à la règle. Et puis, quand le résumé de 4ème de couverture reprend tout simplement un extrait du livre, c'est pour moi le signe que l'histoire est tellement creuse qu'il est pratiquement impossible d'en faire une accroche qui se tienne ! Le style ampoulé et les pérégrinations fantastiques et étranges de Melvin m'ont mieux endormi qu'un somnifère puissant. J'ai erré lamentablement au fil des pages et je me suis désespérément accrochée jusqu'à la fin en espérant un petit sursaut qui aurait rattrapé l'opinion très basse que j'avais de ce roman et le peu d'attachement que j'avais pour les personnages mais ce fut en vain. Autant dire que ce ne sera pas ce titre que je recommanderai à quiconque, sauf éventuellement à mes ennemis !
Les avis de Papillon et Uncoindeblog (perplexes) et l'avis enthousiaste de Levraoueg.
03 août 2009
L'agneau ---- Christopher Moore
L'ange Gabriel a du pain sur la planche : on lui a demandé
en haut lieu de retrouver Levi alias Biff, le meilleur ami d'enfance du Christ,
et de lui demander d'écrire une sorte d'évangile sur sa relation avec le fils
de Dieu et sur leurs aventures. Mais quand Biff, fort en gueule et décidé de
n'en faire qu'à sa tête, commence à raconter son enfance en compagnie de
Joshua, Gabriel en apprend de belles car les deux gamins sont loin d'être sages
et leur adolescence est aussi agitée que leurs premières années …
Ne vous fiez pas à la parution dans la collection Folio Policier car ce roman n'a rien de policier … ce serait plutôt un croisement de roman historique totalement déjanté et d'évangile non sponsorisé par l'Eglise ! A partir de recherches documentées, Christopher Moore a imaginé l'enfance, l'adolescence et l'entrée dans l'âge adulte de Jésus (renommé Joshua) en compagnie de son meilleur pote et j'ai trouvé ça plutôt cool. On découvre des êtres qui sont loin d'être parfaits mais qui en sont ainsi plus humains et leurs aventures sont variées et très rocambolesques : on va les suivre de Palestine en Afghanistan, en Chine et en Inde et on découvre qu'être le Messie n'est pas toujours facile, surtout que rien ne paraît évident à Joshua qui se cherche à travers tous ces voyages. Je ne suis pas une fan de religion mais je le suis de Christopher Moore et je dois dire que ce roman complètement loufoque et si typique du style de l'auteur m'a malgré tout beaucoup plu, tout en restant inclassable et unique en son genre !
19 mai 2009
La locataire ---- Hilary Mantel
Dans l'Angleterre des années 1980, Muriel Axon vient juste
de sortir de l'institution spécialisée où elle avait été internée après la mort
plus ou moins accidentelle de sa mère. Elle entend bien récupérer la maison
familiale qui a été vendue aux Sidney, famille dysfonctionnelle au possible.
Elle veut aussi se venger de ceux qu'elle considère comme les responsables de
ses malheurs. Pour cela, Muriel a plus d'un tour dans son sac et elle sait
observer les gens pour mieux les imiter. C'est donc déguisée en femme de ménage
qu'elle va infiltrer la maison convoitée, mais c'est aussi en aide-soignante
dans un hôpital qu'elle va renouer avec les personnes de son passé …
L'originalité de l'histoire et la mention de l'humour noir sur la 4ème de couverture m'ont décidée à emprunter ce livre à la biblio sans en savoir plus, à part de trouver l'image de couverture particulièrement étrange et inquiétante. Tout d'abord, ce livre est paru en 1986 et hormis quelques allusions à certains évènements de l'époque (comme la grève des mineurs anglais), l'ensemble reste assez intemporel et pourrait se passer de nos jours. Le personnage de Muriel est vraiment effrayant, ses raisonnements donnant souvent froid dans le dos tout en restant cohérents malgré ses délires et on apprend petit à petit ce qui s'est passé avant son internement en asile psychiatrique. Mais ce que j'ai préféré, c'est la description des Sidney, une famille assez bourgeoise truffée de problèmes mais somme toute banale et pouvant ressembler à bien d'autres familles. L'humour grinçant typiquement anglais est effectivement présent mais voisine très souvent avec un malaise ambiant. Les différents personnages se croisent, les histoires se relient avec Muriel influençant de façon perverse les gens qu'elle côtoie quotidiennement, faisant ressortir leurs névroses et leurs instabilités. J'avoue que j'ai été impressionnée par la précision de la construction de l'histoire et la psychologie des personnages, à voir tous les fils se rejoindre pour un final pour le moins surprenant, qui m'a laissée perplexe et frustrée mais qui reste, avec sa violence sous-jacente, dans la lignée du roman.
Les avis de Cathulu, Clarabel et Laure.
15 mai 2009
Darling Jim de Christian Mørk
A Malahide, non loin de Dublin, les corps sans vie de
Moira et ses deux nièces, Fiona et Róisín, laissent supposer les pires choses :
il semblerait que la tante ait séquestré et empoisonné les deux jeunes femmes
mais les voisins ne comprennent pas pourquoi. Peu de temps après cette macabre
découverte, Niall, un jeune postier, tombe par hasard sur le journal de Fiona
et découvre une partie des raisons qui ont entraîné le décès de ces femmes :
quelques années auparavant, dans leur ville natale près de Cork, est apparu Jim
Quick, un seanchaí, conteur de légendes irlandaises, homme ténébreux au charme irrésistible semant apparemment la mort et la violence partout où il passe …
Voilà un polar original et bien mené que j'ai dévoré en deux jours. Le début, très fort, m'a accroché tout de suite et ensuite, difficile de reposer le livre ! L'auteur a utilisé la narration à tiroirs, ce qui m'a beaucoup plu et a donné une dimension plus riche au roman : on a la vision de Niall le postier qui va se mettre à enquêter, on a le point de vue de Fiona via son journal pour une première partie de l'histoire puis le point de vue de Róisín pour la suite. A cela se mêlent les légendes racontées par Jim Quick, qui ne sont pas sans indices sur la psychologie des personnages. L'atmosphère est assez étrange, flirtant parfois avec le fantastique tout en restant crédible (sauf vers la fin sur quelques détails mais cela ne porte pas vraiment à conséquence et ne gâche en rien la lecture). Et étrangement, même si j'ai adoré le concept et la façon de mener cette histoire sortant de l'ordinaire, je ne peux pas dire que je me suis attachée aux personnages : les femmes semblent un peu trop pathétiques à mon goût (même si certaines ont des sursauts de courage et d'affirmation de soi) et les hommes m'ont paru soit ils sont sans consistance, soit un peu trop sûrs d'eux, soit pas assez mûrs, trop adolescents. C'est là que tout le talent de l'auteur a joué : il a réussi à me cheviller au livre pendant quelques heures malgré ses quelques petits défauts pour m'entraîner dans les brumes irlandaises à la recherche de la vérité sur Darling Jim ! A découvrir absolument pour sortir des sentiers battus habituels mais attendez-vous à laisser de côté vos tâches quotidiennes le temps de cette lecture !
L'avis d'Yvon.
06 mai 2009
La résistance : l'histoire de Peter ---- Gemma Malley
En 2150, en Angleterre, la mort n'existe plus. Mais cela
implique des obligations d'un autre côté : on ne fait plus de bébés pour éviter
le surpeuplement et la pénurie de matières énergétiques. Tous les enfants nés
hors des lois, les Surplus, sont enfermés dans des institutions et deviendront
plus tard des esclaves. Peter et Anna en savent quelque chose car ils se sont
échappés d'uns institution et sont devenus des Légaux. Mais la Longévité leur
paraît contre nature et ils ont rejoint le Réseau souterrain pour entraîner en
lutte contre celle-ci, monopole du grand-père de Peter qui dirige le
laboratoire fournissant les pilules miracles …
Suite de "La déclaration", qui racontait l'histoire d'Anna, on
retrouve les personnages principaux en se focalisant cette fois sur Peter. La
première moitié du roman est assez lente, il y a beaucoup de questionnements de
la part du jeune homme, qui me semble quand même bien crédule et confiant (au
vu de son passé, cela paraît quand même incroyable … il me semble que je serais
complètement parano à sa place). La seconde partie est plus dynamique :
l'action repasse au premier plan, avec rebondissements, poursuites, captures et
autres révélations mais je n'ai pas retrouvé réellement l'attachement aux
personnages que j'avais ressenti dans le premier tome. Tout m'a paru un peu
forcé et convenu et certaines réflexions de l'auteure mises dans la bouche des
personnages m'ont passablement irritée mais les questions soulevées par la
Longévité et le type de société qu'elle a entraîné sont vraiment intéressantes
et assez bien vues. J'avoue aussi que certaines allusions à des évènements
ayant eu lieu dans "La déclaration" me sont passées à côté car mes
souvenirs étaient assez flous concernant certains détails et personnages. Quant
à la fin, elle appelle à grands cris une suite. J'ai donc lu lu l'ensemble avec
facilité et plaisir mais ma préférence continue d'aller au premier volume où on
découvrait pour la première fois ce monde où il ne fait pas forcément bon vivre
!
Les avis de Karine, Clochette et Amy.
25 avril 2009
Les vivants et les ombres ---- Diane Meur
Dans les années 1800, en Galicie, la maison de la famille
Zemka est témoin de bien des évènements, qu'ils soient historiques ou
familiaux. Celle-ci, devenue narratrice, se rappelle les nombreux hommes et
femmes qui sont passés entre ses murs, à commencer par son constructeur, le comte
Ponarski, puis l'arrivée, grâce à un mariage d'intérêt du noble déchu Josef
Zemka, qui peut ainsi reconquérir ce qu'il considère comme lui étant dû. Mais
des troubles agitent la Pologne et les pays environnants et les Zemka,
volontairement ou non, seront alors entraînés dans l'Histoire mais c'est
surtout les femmes qui paieront un lourd tribut dans ces périodes agitées où
leur condition est souvent de se taire et de tenir les rênes de la maisonnée …
Après un début difficile pendant les trente premières pages, le temps de mettre en place une partie des personnages et surtout de s'habituer à l'originalité de la narration, j'ai très vite plongé avec délice dans les rebondissements agitant la famille Zemka. Les personnages nombreux et variés m'ont accompagnée pendant des heures passionnantes où j'ai découvert peu à peu leur caractère, leurs secrets inavouables, leurs besoins et leurs espoirs. Les femmes, qui fascinent particulièrement la maison, sont une part importante du livre et sont, malgré leurs défauts, attachantes et vraies. De leur côté, les hommes peuvent être particulièrement agaçants dans leur entêtement et leur machisme mais n'en demeurent pas moins réussis. L'Histoire se mêle aux querelles familiales et aux liens qui se font et se défont et là, j'avoue que j'ai été parfois un peu perdue, ne connaissant strictement rien à cette période et cette région d'Europe. Les tensions entre Polonais et Ruthènes, les problèmes de féodalité encore présente, voilà des thèmes que j'ignorais totalement et qui m'ont permis de découvrir un pan méconnu de l'Histoire sans pour autant m'ennuyer. Car Diane Meur, grâce à une écriture soignée mais légère, nous entraîne dans cette saga familiale remplie de passions et de drames et on ne s'y perd ni ne s'en lasse jamais ! Alors n'ayez pas peur et plongez-vous dans la vie d'une noble maison galicienne du 19ème siècle en prise avec son temps !
Les avis de Florinette, Michel, Gachucha et Sentinelle.
28 janvier 2009
Un jour sans ---- Mark McNay
Sean travaille en compagnie de son oncle dans l'usine de
poulets du coin. Il est marié à Maggie et ils ont une fille adolescente. Les
fins de mois sont souvent dures et Sean essaie, souvent sans succès, de mettre
un peu de beurre dans les épinards en jouant aux courses. Alors quand son frère
Archie, petit trafiquant, lui laisse une jolie petite somme d'argent avant
d'aller en prison, Sean ne peut s'empêcher de taper dedans pour payer
différentes choses, comme les cadeaux de Noël ou quelques paris. Mais Sean a
maintenant un gros problème : Archie va bientôt sortir de prison et il va
vouloir son fric …
Voilà encore un livre sélectionné pour le prix Inter-Comités d'entreprises CEZAM 2009 (j'avance, j'avance, plus que trois à lire) et j'avoue que, si j'ai été dubitative au départ, j'ai finalement plutôt apprécié cette lecture. J'ai eu un peu de mal au début avec le style (les dialogues ne sont pas signalés par des guillemets ou des tirets alors il faut s'habituer à les repérer). De plus, je craignais que ce soit une histoire de familles pauvres qui galèrent et qui se retrouvent dans des situations impossibles mais ce roman tend plutôt vers le roman noir, avec un suspense qui se développe dans la seconde moitié de l'histoire. C'est peut-être un peu long à mettre en place mais l'ensemble passe bien malgré tout et cela m'a vaguement fait penser à "Swap" d'Antony Moore, sélectionné lui aussi pour le prix CEZAM (sûrement pour le côté un peu loser et pour l'engrenage infernal dans lequel tournent les personnages). La fin m'a beaucoup plu mais je l'ai trouvée un peu abrupte et j'aurais voulu en savoir plus (surtout ce qui se passait après !). Ce ne sera pas mon favori pour le prix mais il aura une place plus qu'honorable !
26 janvier 2009
Le combat d'hiver ---- Jean-Claude Mourlevat
Suite à l'arrivée de la Phalange au pouvoir, Milena et
Helen vivent dans un internat-prison très dur et le début de l'hiver n'arrange
pas les choses. Son moral étant au plus bas, Helen demande à aller voir sa
consoleuse et son amie l'accompagne. Sur le trajet, elles rencontrent par
hasard Bartolemeo et Milos, de l'internat de garçons voisin du leur, et ils
s'échangent quelques mots. Mais au moment de rentrer, Helen s'aperçoit que
Milena s'est enfuie en compagnie d'un des jeunes hommes, voulant découvrir ce
qui est arrivé à leurs parents quelques années plus tôt …
Me revoilà avec un roman jeunesse dont j'avais lu d'excellents billets sur les blogs et que j'avais noté depuis un moment (de toute façon, avec une telle couverture, il ne pouvait qu'attirer mon attention !). L'histoire raconte les aventures de quatre jeunes gens qui ont perdu leurs parents dans la lutte contre le pouvoir totalitaire en place mais je ne veux pas en dire trop non plus pour ne pas gâcher le plaisir de lecture des personnes qui se lanceront dans ce roman. Beaucoup d'aspects de l'histoire m'ont fait penser au livre de Gemma Malley, "La déclaration", que j'avais lu l'été dernier. On y retrouve un internat où il ne fait pas bon vivre, un régime qui brime les gens et qui a main basse sur tout, des adolescents qui ne connaissent pas leur histoire familiale mais qui vont la découvrir peu à peu. Mais dans le cas du roman de Jean-Claude Mourlevat, le fantastique est peut-être un peu plus présent (avec certaines races d'humains qui se rapprocheraient des animaux) et le chant et la musique sont des parties importantes dans le contexte. Est-ce pour cela que j'ai un peu moins accroché, que cela m'a fait moins frissonner ? Autant "La déclaration" m'avait paru très crédible et concevable dans un futur éloigné, "Le combat d'hiver" me semble plus imaginé, plus gentil malgré une violence très présente (je ne peux pas vous dire ce qui m'a paru gentil sans révéler des parts importantes de l'histoire mais disons que cela a rapport avec le chant). Par contre, il me semble qu'il s'adresse autant aux filles qu'aux garçons (car on suit vraiment tous les personnages) alors que le roman de Gemma Malley était peut-être plus accès vers les filles. Toujours est-il que j'ai quand même lu ce livre avec plaisir et rapidement car on a envie de savoir ce qui va arriver à nos quatre héros et héroïnes, même si j'ai été déçue par certaines choses qui ne m'ont ni touchée ni convaincue !
Les avis enthousiastes de Laure, Elfique, Clarabel, Clochette, Chiffonnette et Fashion.
21 janvier 2009
Swap ---- Antony Moore
Harvey a une douzaine d'années quand il effectue un
échange avec Bleeder, le souffre-douleur de l'école : il récupère un bout de
plastique contre le comics Superman N°1. Vingt ans après, Harvey n'a pas
beaucoup évolué : il reste un éternel adolescent, tient une boutique de BD à
Londres et n'a pas de petite amie régulière, pour ne pas dire pas du tout. Il
s'en veut terriblement de cet échange d'adolescent, car maintenant, il sait
combien cette BD vaut cher et il ne peut s'empêcher d'imaginer ce qu'il aurait
pu faire avec cet argent. Quand la réunion des anciens élèves a lieu dans sa
ville d'origine en Cornouailles, il décide d'y aller et de retrouver Bleeder
pour lui demander ce qu'il a fait de cet album, prêt à tout pour le récupérer …
Voilà encore un roman sélectionné pour le prix Inter-Comités d'entreprises CEZAM 2009 et j'avoue que j'ai apprécié cette lecture, mélangeant un peu de suspense, un brin d'humour grinçant et des personnages hauts en couleur mais pas très brillants côté sociabilité et réussite. Je me suis très vite immergée dans l'histoire, et même si on voit comment tout va tourner pour notre anti-héros alors que lui-même ne le voit pas vraiment, je me suis bien amusée à le voir s'empêtrer dans des ennuis sans nom et surtout sans fin. Je ne peux pas dire que je me suis réellement attachée à ce loser de premier ordre mais il a un petit côté vulnérable assez sympathique, même si on a souvent envie de le secouer un bon coup pour qu'il réagisse. Je pourrais quand même reprocher un humour peut-être un peu faiblard et parfois facile (on pourrait s'attendre à mieux de la part d'un roman anglais) mais l'ensemble reste divertissant à défaut d'être surprenant et acide.
Les avis d'Amanda, BelleSahi, Cuné, Cathulu et Yv.
04 décembre 2008
L'homme qui marchait sur la Lune ---- Howard McCord
William Gasper est un homme seul. Il fuit ses semblables
et se réfugie sur une montagne qui a pour nom la Lune, quelque part en plein
cœur du Nevada. Il passe ses journées à marcher, à observer la nature et les
étoiles, il se contente de peu et médite plus souvent qu'il ne le voudrait. Des
bribes de mémoire lui viennent souvent à l'esprit mais il ne sait plus si ces
souvenirs sont réels ou s'il les a seulement imaginés. Il se rappelle un temps
où il chassait pour le compte de l'armée américaine, où il était souvent le
tueur embusqué charger d'éliminer des personnes mais, alors qu'il se réveille
un matin, il a la sensation qu'il n'est plus seul sur la montagne et qu'il est
peut-être suivi …
J'aime bien cette maison d'édition et j'aime aussi les récits qui parlent de nature … enfin, en général ! Mais là, je n'ai pas aimé du tout. En fait, cela parle de nature mais peut-être de façon un peu trop technique ou précise, ce qui fait que je n'ai pas réussi à me faire une idée mentale du décor, ce qui est un comble. Bien sûr, je sais ce que c'est qu'une montagne, une faille et autres détails mais que telle crête court du nord au sud alors que telle autre va de l'est à l'ouest est peut-être un peu trop de détails pour moi et ne m'a pas aidé en rien. Quant aux pensées du personnage principal, tueur rangé mais qui garde la chasse dans le sens, elles m'ont carrément ennuyée au plus haut point. J'avais parfois envie de le pousser dans une crevasse pour qu'il arrête de bavasser sur des questions pseudo-existentielles et sur son ancien métier. L'histoire mélange réalité et rêve mais j'ai trouvé les pensées de Gasper tout aussi ésotériques et nébuleuses. Quant à la fin, elle m'a paru un peu artificielle, comme si l'auteur se sentait obligé de terminer sur une surprise (qui n'en a pas été vraiment une pour moi). J'aurais du me méfier quand Cuné a cité Cormac McCarthy en référence dans son billet, vu que c'est un auteur que je n'aime pas vraiment !
La quatrième de couverture précise que ce roman est devenu
un livre culte … en tout cas, pas pour moi ou alors dans les lectures les plus
soporifiques que j'ai pu avoir !
Les avis plus enthousiastes de Cuné, Emeraude et Cathulu.
L'avis plus mitigé de Papillon.




