Sweeney Todd : le collier de perles et le diabolique barbier de Fleet Street ---- J.M. Rymer
A la fin du XVIIIème siècle, à Londres, dans Fleet Street, se trouve la boutique d'un barbier nommé Sweeney Todd. L'homme est proprement effrayant : son physique est ingrat, ses sourires ressemblent à des rictus et son rire est propre à donner des cauchemars. Mais en plus de ça, Sweeney Todd n'a pas un caractère plaisant : il terrorise et frappe son jeune et nouvel apprenti dès que celui-ci fait ce qui lui paraît un pas de travers. Mais le pire, c'est que certains clients semblent quitter la boutique de façon mystérieuse : à un moment, ils sont là et l'instant d'après, ils n'y sont plus ! Et quand un homme en charge d'une mission pour un ami disparaît alors qu'il transportait un collier de perles destiné à une jeune fille, certaines personnes vont finir par trouver cette boutique vraiment très étrange …
Si le personnage de Sweeney Todd est peu connu en France, sauf depuis le film de Tim Burton, il semblerait bien qu'il ait eu beaucoup de succès en Grande-Bretagne, avec des nombreuses adaptations. Je pensais donc qu'il s'agissait d'une histoire populaire comme il en existe dans tous les pays mais quand j'ai découvert que c'était d'abord un livre, écrit dans les années 1840 par un auteur inconnu en France, j'ai voulu savoir ce qu'il en était de l'histoire originelle. J'ai beaucoup apprécié me plonger dans un Londres plutôt sombre qu'on pourrait même qualifier d'exotique tant la façon de vivre était différente à l'époque, surtout dans les quartiers populaires. On retrouve le genre de personnages typiques des romans de l'époque : la jeune fille qui attend son amoureux, l'homme qui tombe sous le charme et est prêt à l'aider à le retrouver, le jeune garçon pauvre qui doit travailler dur, le méchant particulièrement horrible et sa cohorte de collègues et associés dans le crime et le mal, le tout présenté dans un style un peu suranné et parfois flirtant avec le grandiloquent, comme il se devait pour les histoires publiées sous forme de feuilleton. De ce côté-là, je dois dire que c'est un classique du genre, avec juste ce qu'il faut de suspense. Mais, et ce « mais » est totalement indépendant du roman, le fait que j'ai vu il y a quelques années le film de Tim Burton a, il me semble, un peu gâché ma lecture, même si l'histoire se révèle être différente dans son déroulement. En effet, le roman base son suspense et son mystère sur Sweeney Todd et ses agissements et certains liens entre des personnages ne sont révélés au lecteur qu'à la toute fin du roman mais quand on a vu le film, on connait donc déjà ces liens et forcément, le suspense s'en trouve amoindri ! Il me semble que, si je n'avais pas connu les bases de l'histoire avant cette lecture, j'aurais été étonnée par la fin et beaucoup plus surprise et que cela aurait pu être une lecture coup de coeur. Alors, je n'ai qu'un conseil à vous donner : si vous ne connaissez pas l'histoire de Sweeney Todd et que vous n'avez pas vu le film, il vaut mieux commencer par lire le roman pour y conserver toute sa saveur mais sinon, c'est quand même une lecture bien sympathique (enfin, je ne sais pas si je peux vraiment utiliser un tel adjectif pour une histoire parlant d'un être aussi antipathique de Sweeney Todd !).
Merci à Newsbook et aux éditions Callidor pour cette belle découverte !![]()
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The tales of Beedle the bard (Les contes de Beedle le barde) ---- J K Rowling
Beedle le barde a compilé plusieurs contes et chacun peut apprendre aux jeunes sorciers certaines choses sur la vie et sur les relations entre sorciers et Moldus. Il y a celui du jeune sorcier qui refuse d'aider des Moldus mais qui va se retrouver en butte avec son propre chaudron ou bien celui de la fontaine magique et de la quête pour y arriver …
Etant fan de la saga Harry Potter, je n'allais pas passer à côté de ce petit recueil de contes, soit disant traduits par Hermione et commentés par le professeur Dumbledore. Chaque conte est un peu bâti comme nos contes traditionnels, avec une sorte de morale finale, mais tout se passe dans l'univers des sorciers et de la magie. C'est facile à lire mais je n'y ai pas trouvé autant de plaisir qu'avec la lecture des livres d'Harry Potter. On y retrouve un certain monde mais celui-ci est moins « étonnant » que celui qu'on a pu découvrir avant, puisque, finalement, les contes qu'on lisait enfant comportaient déjà leur dose de magie et ceux de Beedle le barde m'ont paru assez similaires et sans grande originalité. Les moments les plus sympathiques sont les commentaires de Dumbledore car eux nous replongent vraiment dans l'univers d'Harry Potter grâce aux différentes références. Mais hormis cela et le fait de faire une bonne action en achetant ce livre (une partie de l'argent récolté lors de la vente va servir à aider les enfants en difficulté), je ne le trouve pas indispensable, à moins d'être un véritable inconditionnel de la saga de J.K. Rowling !
*Lu en anglais*
Les avis de Lillounette, Isil, Acro, Karine, Madame Charlotte, Zarline, Praline.
Marina ---- Carlos Ruiz Zafon
En septembre
1979, le jeune Óscar,
15 ans, est interne dans un collège de Barcelone mais il a
pris l'habitude d'aller se balader dans les rues environnantes dès
que les cours sont terminés. Au cours d'une de ces promenades, il
découvre une maison qu'il pense être à l'abandon mais réalise que
Marina, une jeune fille d'à peu près son âge, vit là avec son
père. Des liens d'amitié se tissent très vite et Marine entraine
Óscar
dans un cimetière oublié où elle est fascinée par l'arrivée
d'une silhouette de femme toute en noir, qui vient se recueillir sur
une tombe anonyme qui n'a pour signe distinctif qu'un dessin de
papillon noir …
Ce nouveau roman
de Carlos Ruiz Zafón
a été écrit et publié en Espagne il y a plus de 10 ans nous
arrive juste à présent mais heureusement qu'il nous est quand même
parvenu car c'est encore un excellent moment de lecture que voilà !
C'est avec plaisir que je me suis replongée dans la Barcelone de cet
auteur, avec ses mystères et son ambiance gothique, même si les
héros sont différents de ses deux autres livres publiés en France.
Le fantastique est à nouveau à l'honneur, avec des personnages très
mystérieux, des morts, des histoires s'étalant sur tout le début
du vingtième siècle et sur une partie de l'Europe, des maisons
abandonnées, des théâtres en ruine et une atmosphère
particulièrement prenante et une conclusion digne des classiques du
genre. D'ailleurs, l'auteur s'est inspiré de plusieurs romans
fantastiques pour créer son histoire, mais je ne vous dirai pas
lesquels pour vous laisser la surprise mais il donne une nouvelle
vision de certains mythes, que je trouve assez réussie. Le seul
petit bémol que je mets est sur la crédibilité sur la « liberté »
dont jouit Óscar,
qui rentre et sort de son internat à toute heure comme il a envie,
sans que personne ne lui demande des comptes. Mais hormis ce détail,
c'est une lecture magique et prenante, aux personnages soit
attachants soit étranges, qui donne une vision inoubliable d'une
Barcelone mystérieuse.
L'avis de Thalie.
Merci à Bob et aux éditions Robert Laffont.
Les sortilèges du Cap Cod ---- Richard Russo
Jack Griffin et
sa femme, tous deux travaillant dans une université de
Nouvelle-Angleterre, sont invités au mariage d'une amie de leur
fille au Cap Cod. Joy étant retenue par des rendez-vous, Jack part
tout seul, Joy devant le retrouver directement sur le lieu de la
cérémonie. Le Cap Cod ayant été le lieu de vacances idéal des
parents de Jack, il veut aussi profiter de ce voyage pour disperser
les cendres de son père, décédé depuis peu …
Je n'avais jamais été déçue par un roman de Richard Russo jusqu'à présent mais là, je dois dire que la magie n'a pas opéré pour moi et je me suis plutôt trainée tout au long de cette lecture. Cette histoire de couple, de mariage, d'amour, de famille, le tout situé dans le milieu universitaire, ne m'a ni convaincue ni attendrie. Est-ce parce que le milieu que décrit l'auteur est différent de ceux qu'il décrivait dans ses autres romans ? Est-ce parce que l'histoire n'est pas ancrée dans une petite village mais dans un lieu plus vaste qui est le Cap Cod (avec même des incursions à Los Angeles !) ? Toujours est-il que je n'ai pas trouvé les personnages attachants et l'histoire passionnante, j'ai même la sensation d'être passée à côté de l'essence même de ce roman car j'avais parfois du mal à comprendre leurs motivations. Qui plus est, j'ai aussi trouvé qu'il y avait un peu trop de personnages et je me suis souvent mélangé les pinceaux avec eux (contrairement aux autres romans de l'auteur où les personnages doivent être tout aussi nombreux mais que j'ai réussi à associer à un lieu ou une activité dans le village ou la ville où ils vivaient). Par contre, côté style, rien à dire, c'est toujours parfait ! Bref, ce fut une cruelle déception pour moi qui m'attendais à être une nouvelle fois enchantée !
Les avis de Cathulu, Amanda, Leiloona, Kathel, Cuné, Majanissa et d'autres avis chez Bob.
La forêt des damnés ---- Carrie Ryan
Mary vit dans un village un peu particulier : celui-ci est entouré de grillage pour l'isoler de la forêt qui l'entoure de toutes parts et dans laquelle vivent des zombies. Ceux-ci essaient toujours d'attraper les habitants à travers les mailles car ils sont poussés par leur besoin de chair humaine fraiche et la moindre morsure suffit à transformer quiconque en non-mort affamé à son tour. D'ailleurs, le père de Mary a disparu il y a peu et sa mère espère toujours l'apercevoir de l'autre côté du grillage, quitte à s'approcher un peu trop de la barrière .…
Après avoir lu quelques billets très tentants sur ce roman jeunesse, j'ai enfin réussi à mettre la main dessus à la bibliothèque. Dès le départ, j'ai été entrainée dans le monde de Mary, même si celui-ci donne peu d'envie d'y vivre, surtout avec tout ce qui va se passer au fil des pages. Mary, qui n'a jamais connu le monde avant les zombies, a toujours été bercée par les histoires que sa mère lui racontait : l'océan, les villes et les immeubles mais tout le monde s'accorde à dire que tout ça est du domaine de la légende. La vie du village est basée sur la religion car il est dirigé par une congrégation de Soeurs et sur la conservation de l'espère humaine. Les jeunes gens doivent se marier et faire des enfants et l'avenir de Mary semble tout tracé jusqu'à ce que le chaos se déchaine sur les habitants. L'atmosphère m'a un peu fait penser au film « Le village » vu que le point de départ est similaire. On va suivre les aventures de Mary et d'une poignée de ses amis et si j'ai trouvé Mary assez égoïste et peu attachante à cause de cela, cela ne m'a pas empêchée de me passionner pour ce qui allait leur arriver. Et il y en a, des choses, dans ce roman : mystère sur le village, sur ce qu'il peut y avoir autour, sur ce qui s'est passé avant l'arrivée des zombies, aventures, rebondissements, histoire d'amour, questionnement sur le rôle de chacun et la trace qu'on laisse sur Terre. On a souvent de quoi trembler pour les protagonistes ! La fin est d'ailleurs assez poignante (mais je ne révèlerai pas pourquoi !) mais j'ai trouvé un peu décevant de ne pas en apprendre plus sur certaines choses mais c'est le premier tome d'une trilogie donc j'espère avoir des réponses dans le tome suivant qui se passe à l'époque de la fille de Mary (et qui n'est donc pas une suite à proprement parler vu qu'il se passe un bon moment entre les deux tomes … on peut donc se limiter à la lecture de La forêt des damnés sans aucun problème). Les seuls bémols que je peux souligner sont quand même une sensation de déjà vu (vu que je suis une fan des films de zombies, le sujet a été traité de toutes les manières possibles), un postulat de départ pas forcément crédible (si cette invasion de zombies a eu lieu, il y a de nombreuses générations et que les survivants ont essayé de se défendre, en tuant un certain nombre et en leur coupant ensuite les « vivres » en se protégeant derrière des grilles, resterait-il beaucoup de zombies en état de se déplacer et d'attaquer ?) et une héroïne qui évolue peu malgré tout ce qui lui arrive et qui n'est pas plus attachante qu'au départ alors qu'on pourrait penser qu'elle allait mûrir. Mais sinon, j'ai quand même dévoré ce roman et compte bien lire la suite !
Les avis de Clarabel, Chrestomanci, Séverine, Lily, Fashion, Lou et d'autres avis chez Bob.
Une petite fille trop gâtée ---- Ann Rule
En 1974, Pat vient d 'épouser Tom Allanson et ils se sont installés dans une plantation dans l'état de Georgie, où ils élèvent des chevaux. Tous les deux sont divorcés et ont des enfants de leurs premiers mariages et certains sont installés avec eux. Les parents de Tom n'acceptent pas la nouvelle femme de leur fils alors que celle-ci tente de faire de son mieux pour que Tom se réconcilie avec son père à qui il ne parle plus depuis plusieurs semaines. Mais ce bonheur éclate quand les parents de Tom sont sauvagement assassinés dans leur maison et que Tom est accusé du meurtre ...
Ann Rule est réputée pour ses romans
basés sur des faits réels. En fait, je ne suis pas sûre que la
définition de « roman » soit appropriée car elle
raconte les enquêtes qu'elle a menées sur des meurtres ayant eu
lieu dans un passé plus ou moins lointain, étant elle-même une
ancienne policière. Dans ce livre, elle se penche sur le cas de
Patricia Vann Radcliffe Taylor Allanson et ses relations avec son
entourage. Cette femme, particulièrement toxique à mes yeux, a
commencé à faire parler d'elle en 1974 et cela a duré plus de
vingt ans. Au départ du livre, on ne sait pas très bien où on va,
même si on sait, au vu du titre et de la couverture que Pat n'est
pas celle qu'elle paraît être mais l'auteure reste assez vague
quant à sa responsabilité, ce qui donne un démarrage un peu lent
et qui a peiné à maintenir mon intérêt. Elle raconte surtout les
faits mais cela va vite devenir très prenant quand elle va ensuite
développer la psychologie de cette femme, monstre d'égoïsme, en
s'appuyant sur ses actions. On peut découvrir différents angles de
vue en fonction des personnes et si cela semble peut-être répétitif
par moments, cela ne donne que plus de véracité et de sérieux sur
l'enquête. Je dois dire que je me suis souvent énervée toute seule
en lisant tout ce qu'elle faisait, m'énervant aussi bien sur elle
que sur son entourage qui semblait aveugle à ses agissements ! Et
là, pas question de faire retomber la pression en se disant que ce
n'est qu'une fiction car tout cela a bien eu lieu ! Alors, même si
vous n'êtes pas fan de romans policiers, ne vous laissez pas rebuter
par un début un peu lent et je ne peux que vous conseiller de
découvrir une femme qu'on est presque heureux de détester !
Les avis de Majanissa et Armande.
Fin de série ---- Christian Rauth
Rob Marin joue
le rôle d'un flic dans une série télé à succès qui se passe à
Marseille. Profitant de sa réussite, il a convaincu la production
d'engager Lucas Kalou, un de ses amis que les dettes acculent aux
petits rôles depuis le ratage magistral de son dernier film. Mais
lors d'une scène où Lucas doit faire semblant de tirer sur la
vedette de la série, Eddy Ordo, avant de se suicider, aucun des deux
acteurs ne se relèvent. L'arme factice avait été remplacée par un
revolver en parfait état de marche et Rob ne comprend pas que la
police puisse penser que Lucas soit responsable de cet échange. Il
décide alors de mener l'enquête de son côté ...
L'auteur, Christian Rauth, connait bien le contexte de son histoire, étant lui-même acteur, dont un rôle de policier dans la série Navarro mais comme je ne suis pas très séries françaises, je ne l'avais jamais vu dans quoi que ce soit. Mais l'idée de voir un acteur jouant le rôle d'un flic se retrouver à réellement enquêter et à confronter ainsi la fiction et la réalité m'a attirée au départ, en tout cas suffisamment pour que je sois tentée de lire ce roman policier. Au départ, les expressions typiquement marseillaises qui émaillaient les pages m'ont passablement agacée car cela me paraissait artificiel et un peu trop appuyé mais soit je m'y suis habituée, soit l'auteur a un peu levé le pied de ce côté-là (et il me semble bien que ce soit plutôt cette dernière possibilité). Quant à l'histoire, elle est peut-être un peu longue à se mettre en place mais une fois lancée, elle fait son petit bonhomme de chemin avec plus ou moins de réussite. Les parties les plus réussies sont celles où le partenariat entre Rob l'acteur et le lieutenant Plume, le vrai policier, est à l'honneur. J'ai trouvé que leur duo fonctionnait particulièrement bien en mélangeant humour, émotion et action et que les deux personnages étaient vraiment attachants. Ce que j'ai le moins aimé est l'histoire policière proprement dite, et plus particulièrement l'explication finale que j'ai un peu trouvée tirée par les cheveux et assez peu crédible. Disons qu'il ne faut pas lire ce roman pour son suspense (qui pourtant est bien là malgré tout) mais pour ses personnages hauts en couleur et bien sympathiques !
Cicatrices ---- Ian Rankin
L'inspecteur Rebus, suite à un accident chez lui d'après
ce qu'il affirme, se retrouve les mains ébouillantées, ce qui fait que les
gestes quotidiens deviennent impossibles à faire tout seul. Qui plus est, une
enquête interne est ouverte sur la mort d'un petit truand dans un incendie et
Rebus fait partie des suspects suite à des témoignages le situant sur les lieux
du crime. Mais le responsable de l'enquête sur une fusillade dans un lycée
d'une petite ville du bord de mer non loin d'Edimbourg demande l'aide de John
Rebus car l'homme qui a tué deux adolescents avant de se donner la mort faisait
partie du SAS, une branche spéciale de l'armée que Rebus avait failli rejoindre
dans sa jeunesse …
Je ne lis malheureusement pas les enquêtes de l'inspecteur John Rebus dans leur ordre chronologique alors je dois avouer que je suis sûrement assez mal placée pour parler de l'évolution de certains personnages, dont John Rebus lui-même. Mais, après un début qui me semblait assez en relation avec le tome précédent (mais sans en être vraiment sûre vu que je ne l'ai pas lu) et qui m'a un peu perturbée (comme si je tombais en plein milieu d'une discussion sans en connaître le sujet par exemple), j'ai quand même été vite embarquée dans l'histoire. D'ailleurs, une partie de l'histoire que je pensais être développée dans le roman précédent, celle du petit truand retrouvé mort dans un incendie, trouve sa conclusion dans ce tome et au final, je ne suis pas convaincue qu'elle faisait vraiment partie d'un tome précédent car Rankin nous fournit suffisamment d'infos pour suivre et comprendre ce qui a eu lieu précédemment. Quant à l'histoire principale, celle de la fusillade de l'école associée au milieu militaire, elle est plutôt passionnante et de nombreux retournements de situation ont maintenu mon intérêt. Le moins qu'on puisse dire, c'est que ce n'est pas une enquête simple et elle permet de mettre en lumière une partie du passé de Rebus. Quelques touches d'humour, souvent du fait du cynisme de Rebus, m'ont paru alléger l'histoire, que j'ai peut-être trouvée un peu moins sombre mais mieux conçue que ma lecture précédente d'un Ian Rankin (Le fond de l'enfer). Difficile de résister à John Rebus malgré son sale caractère car j'adore sa façon d'être et de travailler : il n'a que très rarement peur de dire ce qu'il pense même si cela dérange ou si cela doit lui créer des ennuis et je le trouve très attachant dans sa façon d'essayer d'éloigner les gens de son entourage … il me fait penser parfois au docteur House ! Et il est donc évident que je n'arrêterai pas ma lecture des enquêtes de John Rebus de sitôt !
A.N.G.E. tome 1 : Antichristus ---- Anne Robillard
L'A.N.G.E. est une société secrète chargée de veiller sur
l'humanité. Leurs agents sont là pour nous protéger des agissements d'une autre
société secrète, l'Alliance, qui sert le Mal. Océane travaille depuis quelques
années pour l'A.N.G.E. et se voit en charge de briefer la jeune Cindy. Toutes
les deux sont affectées sur un travail de routine et elles doivent surveiller
les activités d'un pseudo-gourou. Mais elles découvrent que les forces du Mal
semblent avoir pris de l'assurance et que des prédictions bibliques sont
peut-être sur le point de s'accomplir …
Premier tome d'une série jeunesse, l'auteure québécoise entraine cette fois ses lecteurs dans une aventure mêlant technologies futuristes, Histoire, religion et surnaturel mais pour moi, c'était la première fois que je la lisais. Si l'écriture n'est pas transcendante, les chapitres sont courts et j'ai trouvé qu'ils donnaient un bon rythme au livre que j'ai lu rapidement et facilement. Les personnages sont quand même assez nombreux, entre ceux du côté du Bien et ceux du côté du Mal, mais on ne se mélange pas les pinceaux et je ne peux pas dire qu'un personnage m'ait marqué plus qu'un autre (peut-être le technicien Vincent mais ça, c'est parce que j'aime bien les geeks ! mdr !). Il y a un peu de suspense mais ce n'est pas insoutenable car je me suis doutée de ce qui allait se passer (c'est quand même un roman jeunesse) mais je trouve le combat entre les bons et les méchants assez original (malgré quelques moments clichés) et bien mené : qui fait quoi, les différentes organisations, les prophéties, tout cela est bien tourné et m'a intéressée car l'auteure ne prêche pas une quelconque religion. Il ne faut certes pas s'attendre à une histoire hyper-fouillée mais certaines choses restent encore un peu mystérieuses mais je suppose (et j'espère) qu'on en saura plus dans le tome suivant, que je compte bien lire s'il rencontre mon chemin car c'est une lecture-détente qui m'a convenu !
L'heure de l'ange ---- Anne Rice
Toby O'Dare est un tueurà gages connu sous le nom de Lucky
le Renard. Il reçoit ses ordres d'un homme âgé, qu'il appelle l'Homme Juste et
ne se pose pas vraiment de questions sur les personnes qu'il doit exécuter.
Mais après un travail particulièrement pénible, le jeune homme est abordé par
Malchiah, un homme mystérieux qui lui déclare être un ange venu racheter son
âme en lui proposant un travail : il emmènera Toby dans l'Angleterre du
Moyen-Age pour qu'il sauve une famille juive injustement accusée de meurtre …
Je suis une fan d'Anne Rice, de ses chroniques de vampires et plus particulièrement de sa saga des sorcières qui m'avait particulièrement fascinée. Mais dans ce premier opus de sa nouvelle série sur les anges, je n'ai pas retrouvé la magie qui m'entrainait au fil des pages, à tel point que j'avais presque du mal à penser que ce livre était du même auteur que Lestat et les sorcières Mayfair ! Tout d'abord, le début du roman est assez poussif : on découvre le personnage principal, Toby, et il nous parle de ses sentiments, de sa vie et de son travail mais il est très difficile de s'impliquer dans ces descriptions, voire même tout simplement de s'y intéresser. L'ensemble reste flou, lourd, trop métaphysique pour moi et il m'a fallu attendre plus de la moitié du livre, quand Toby se retrouve plongé au Moyen-Age pour trouver un peu plus de rythme et de motivation à ma lecture. L'histoire n'a au final rien d'inattendu ou de surprenant mais l'affrontement des chrétiens et des juifs à l'époque (si on peut appeler ça un affrontement et pas carrément une persécution) est assez bien mené et reste intéressant et bien documenté. Je reproche quand même un trop grand nombre de descriptions inutiles et beaucoup trop de réflexions religieuses. Bien sûr, le thème s'y prête mais j'ai quand même eu la sensation que l'auteure essayait de nous convaincre que Dieu est la seule chose valable sur Terre et cela me semblait un peu trop forcé, voire un brin désespéré. Et puis, je n'ai pas trouvé le personnage de Toby très attachant malgré sa vie difficile. Il m'a paru creux et assez énervant avec son retour vers Dieu et ses prières alors que le contexte de l'histoire rend cette conversion logique mais un peu facile et précipitée à mon avis. Autant dire que malgré ses quelques qualités, je ne pense pas continuer à lire la suite des aventures de Toby O'Dare.
Les avis de Hilde, Uncoindeblog et Armande.












