Un mariage trop parfait ---- Victoria Clayton
Miranda Stowe est une jeune veuve
qui doit faire face aux difficultés financières de la maisonnée. Son mari Jack,
coureur de jupons invétéré, lui lègue Westray, le manoir du 15ème siècle dans lequel ses 3 enfants et elle continuent donc à vivre mais peu
d’argent pour maintenir le train de vie relativement aisé auquel ils étaient
tous habitués. Qui plus est, Miranda a à sa charge sa vieille nanny Rose et son
jardinier et homme à tout faire Ivor. La mort violente et soudaine intrigue les
gens du village et Miranda est une séduisante jeune femme, libre à présent.
Mais dédaignant toutes les offres des messieurs environnants, elle décide
d’ouvrir sa maison à des hôtes payants, créant ainsi un bed & breakfast
chaleureux qui voit passer des personnes parfois plus qu’étranges ...
Après un départ et une mise en place des personnages un peu lente et confuse (on découvre beaucoup de personnages d’un coup et on finit par mélanger un peu les noms), l’histoire s’installe tranquillement Je me suis laissée mener par la vie quotidienne de Miranda au gré des pages, par ses difficultés à surmonter la mort de son mari et à devoir élever seule ses enfants, à trouver des solutions aux différents problèmes qui surviennent peu à peu. L’histoire est sensée se passer dans le milieu des années 1970 mais elle laisse une impression très actuelle … trop peut-être ! On aurait très bien pu croire que cela se passait il y a 2 ou 3 ans, hormis sur quelques détails peu importants dans le déroulement de l’histoire. Pourquoi avoir voulu la situer dans cette époque dans ce cas-là ? Ce n’est pas un roman où il se passe des tas de choses à chaque chapitre mais on a quand même quelques surprises intéressantes vers la fin. Bien sûr, la fin en elle-même n’a rien d’étonnant. On peut savoir comment cela va se terminer dès les 20 premières pages ! Mais cela n’enlève rien au plaisir de la lecture. Un bon petit livre honnête, facile à lire et dont le personnage le plus attachant à mes yeux reste le manoir de Westray !