La planète disneylandisée, chroniques d'un tour du monde ---- Sylvie Brunel
Sylvie Brunel et sa famille ont décidé d'effectuer un tour
du monde pour découvrir la planète et accessoirement fuir leur maison plus ou
moins inhabitable pour cause de travaux. Son mari et ses 3 enfants (deux filles
de 9 et 15 ans et un garçon de 12 ans) lui laissent la lourde tâche d'organiser
leur périple (peut-être parce qu'elle est professeur de géographie à
l'université de Montpellier?). Ils vont visiter la Nouvelle-Zélande,
l'Australie, les USA et le Canada, le Brésil, la Polynésie et Sylvie Brunel,
tout en racontant leurs aventures, en profite pou réfléchir sur l'évolution du
tourisme et la création de zones façonnées par la main humaine pour mieux
accueillir les visiteurs …
Comme l'auteur avait effectué un tour du monde similaire au notre (à part que nous avons eu largement plus de temps qu'elle pour en profiter vu qu'en fait, on a fait 2 demi tours du monde), j'ai de suite été très attirée par ce document. Effectivement, cette lecture m'a donné des petites bouffées de nostalgie ! Sylvie Brunel raconte les aventures de sa petite famille, se rapprochant plus du journal de voyage que de l'essai sur le tourisme, le tout narré avec beaucoup d'humour. Par contre, j'ai trouvé quelques répétitions, quelques rabâchages geignards sur les conséquences du tourisme (mais qui ne se limitent pas au tourisme : l'auteur parle aussi des organisations humanitaires, en autres, et pas de façon très tendre pour elles). J'ai aussi été surprise par quelques évènements qui leur sont arrivés : pour avoir visité parfois les mêmes endroits qu'eux et à la même période, je n'ai pas été d'accord avec ce que l'auteur décrivait ! Par exemple, elle dit que les trajets en Nouvelle-Zélande sont interminables, ce qui est vrai, mais elle explique que c'est à cause d'une limitation de vitesse peu élevée et que la répression contre les chauffards est importante. Elle oublie juste de préciser que les routes néo-zélandaises sont très gâtées en virages et que rouler plus vite augmente considérablement les risques de sortie de route (les virages serrés ne sont pas signalés plus que les autres). De même, ils ont trouvé peu de panneaux routiers pour se diriger. Quant à nous, nous avons roulé des milliers de kilomètres en tous sens, sans GPS (oui, oui, juste une carte papier … à l'âge de l'informatique !), et nous ne nous sommes jamais perdus ! Mais à part quelques détails qui passeront sans difficulté pour le lecteur qui ne connaît pas les pays dont Sylvie Brunel parle, cela reste une lecture sympathique et amusante dans l'ensemble, avec quelques réflexions parfois très justes sur le comportement des touristes et de ceux qui en font une poule aux œufs d'or !