Marina ---- Carlos Ruiz Zafon
En septembre
1979, le jeune Óscar,
15 ans, est interne dans un collège de Barcelone mais il a
pris l'habitude d'aller se balader dans les rues environnantes dès
que les cours sont terminés. Au cours d'une de ces promenades, il
découvre une maison qu'il pense être à l'abandon mais réalise que
Marina, une jeune fille d'à peu près son âge, vit là avec son
père. Des liens d'amitié se tissent très vite et Marine entraine
Óscar
dans un cimetière oublié où elle est fascinée par l'arrivée
d'une silhouette de femme toute en noir, qui vient se recueillir sur
une tombe anonyme qui n'a pour signe distinctif qu'un dessin de
papillon noir …
Ce nouveau roman
de Carlos Ruiz Zafón
a été écrit et publié en Espagne il y a plus de 10 ans nous
arrive juste à présent mais heureusement qu'il nous est quand même
parvenu car c'est encore un excellent moment de lecture que voilà !
C'est avec plaisir que je me suis replongée dans la Barcelone de cet
auteur, avec ses mystères et son ambiance gothique, même si les
héros sont différents de ses deux autres livres publiés en France.
Le fantastique est à nouveau à l'honneur, avec des personnages très
mystérieux, des morts, des histoires s'étalant sur tout le début
du vingtième siècle et sur une partie de l'Europe, des maisons
abandonnées, des théâtres en ruine et une atmosphère
particulièrement prenante et une conclusion digne des classiques du
genre. D'ailleurs, l'auteur s'est inspiré de plusieurs romans
fantastiques pour créer son histoire, mais je ne vous dirai pas
lesquels pour vous laisser la surprise mais il donne une nouvelle
vision de certains mythes, que je trouve assez réussie. Le seul
petit bémol que je mets est sur la crédibilité sur la « liberté »
dont jouit Óscar,
qui rentre et sort de son internat à toute heure comme il a envie,
sans que personne ne lui demande des comptes. Mais hormis ce détail,
c'est une lecture magique et prenante, aux personnages soit
attachants soit étranges, qui donne une vision inoubliable d'une
Barcelone mystérieuse.
L'avis de Thalie.
Merci à Bob et aux éditions Robert Laffont.