Ne vous retournez pas ---- Maud Tabachnik
Frederich Lacy vient d'arriver à Akron, Ohio, où il a trouvé un travail de serveur après avoir des années en cavale dans des communautés marginales au Canada. Tueur en série aux pulsions sadiques, il a réussi à échapper à la police grâce à son intelligence et à sa prudence. Stan Levine, lui, est inspecteur de police à Milwaukee où il a atterri après des années à rechercher Edgar Nichols, un tueur en série ayant sévi à New York plus de dix ans auparavant et qui a tué la fille de Levine, qu'il avait pris en otage pour défier l'inspecteur. Séparé de sa femme, ne voyant plus ses autres enfants, Levine est désabusé et sans espoir mais Milwaukee est secouée par une vague d'attentats terroristes, monopolisant les forces de police et Stan Levine apparaît à la télévision dans le cadre de cette enquête. Frederich Lacy, le voyant, décide de rejoindre Milwaukee et commet un meurtre qui va rappeler des souvenirs horribles à Levine …
J'avais découvert l'inspecteur Stan Levine et le tueur en série Edgar Nichols dans Le cinquième jour, un de mes polars favoris (lu bien avant la création de ce blog). Ce roman est une sorte de suite car l'auteure met à nouveau en scène ces deux personnages, avec, en toile de fond, une Amérique en proie à des attentats islamiques. Il y a donc deux histoires qui vont se développer dans le polar : la traque et la confrontation de Nichols et Levine et la vie d'un agent du FBI infiltré dans les milieux islamiques. J'ai trouvé que le contexte ancrait bien l'ensemble dans notre époque, augmentant aussi les dangers et les possibles rebondissements dans l'histoire. Mais malgré un partage assez équitable entre ces deux aspects du livre, j'ai trouvé que l'histoire des attentats paraît secondaire, moins travaillée et surtout avec un final qui m'a paru un peu précipité et peu développé alors qu'il m'est apparu facile de m'attacher à l'agent du FBI infiltré. Le thème principal du polar reste donc le tandem Levine-Nichols mais, si j'avais trouvé Nichols particulièrement tordu et réussi dans Le cinquième jour, il m'a semblé plus pâle, plus « quelconque », même si l'auteure s'est à nouveau inspirée de certains tueurs en série et de certains évènements ayant eu lieu et que quelques scènes soient violentes et très graphiques. Peut-être que je deviens de plus en plus blasée ! Ou bien Nichols a vieilli et paraît moins enclin à tuer ! Bon, j'ai quand même dévoré le roman et il est intéressant de voir les deux hommes à nouveau en concurrence. Mais je continue à préférer nettement Le cinquième jour, bien plus puissant émotionnellement.