Comme un plateau ---- Emilie Plateau
Emilie vivait en Flandre chez son amie mais elle doit déménager à Bruxelles. Mais les loyers sont trop chers pour son budget ou alors les logements proposés dans ses moyens n’étaient pas forcément adaptés à ses besoins. Elle se voit donc dans l’obligation de choisir la colocation et se retrouve dans une maison à Jette, avec une journaliste suédoise, une costumière de Suisse, un informaticien français, un artiste multimédia flamand et une autre personne, travaillant dans le cinéma et dont elle ne sait rien. Les premiers jours sont difficiles car Emilie passe beaucoup de temps dans sa chambre et n’ose pas vraiment s’intégrer à la vie en communauté mais des liens vont se tisser peu à peu, commençant d’abord par la préparation des repas …
J’avais déjà lu les tribulations de cette auteure lors de son séjour au Québec (De l’autre côté à Montréal) et j’avais assez bien aimé le propos. Quand je suis tombée sur ce titre à la médiathèque et que j’ai vu que c’était la même histoire mais cette fois pour une installation à Bruxelles (ou dans ses environs), j’ai été curieuse de découvrir comment cela s’était passé (le séjour à Bruxelles étant antérieur à celui du Québec si je ne me trompe pas). J’ai tout de suite reconnu le graphisme noir et blanc tout simple mais terriblement petit, de même que le texte et je dois dire que, pour mes pauvres yeux, c’est un peu une épreuve (on va dire que c’est un test pour savoir si je dois changer mes lunettes !). On ne peut pas dire qu’elle utilise à plein la page … et pourtant, le format de l’album n’est pas bien grand (16x16 cm) et il peut y avoir de un à dix dessins par page. Mais il faut dire qu’il y a peu de décor, l’auteure se focalisant surtout sur la représentation des personnages et sur leurs interactions (il y a donc pas mal de dialogues). Elle commence par la recherche du logement, la présentation de certains colocataires potentiels (certains semblent vraiment bizarres !) et son installation dans la maison choisie. Ensuite, on voit l’évolution des relations entre elle et ses colocataires, comment ceux-ci peuvent s’absenter et être provisoirement remplacés par d’autres. C’est intéressant de voir les différentes nationalités interagir et il y a des moments amusants. Il s’agit tout simplement du quotidien, avec ses hauts et ses bas et ses petits détails qui peuvent paraître parfois insignifiants mais qui font souvent la saveur des choses. Certaines réflexions, comme celles sur la colocataire italienne, sont bien humaines et m’ont fait bien rire (la pauvre en prend plein la tête mais il semble qu’elle le mérite !). C’est donc un album dans la lignée de ma lecture précédente de cette jeune auteure, je n’en garderai pas de souvenirs inoubliables mais cela permet de passer un bon moment sympa.