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24 juin 2020

The graveyard apartment ---- Mariko Koike

ThegraveyardapartmentLa famille Kano s’installe dans leur tout nouvel appartement en mars 1987. Teppei et Misao viennent d’acheter ce logement situé au huitième étage d’un nouvel immeuble bâti dans un quartier de Tokyo il y a moins d’un an et sont ravis de la grandeur des pièces, de la luminosité, du fait que les animaux y soient acceptés et de la proximité des commerces, écoles et transports. Le seul reproche que Misao peut faire au lieu est sa proximité avec un cimetière traditionnel, un monastère et un peu plus loin, un crématorium. Mais au lendemain de leur installation, Misao découvre Pyoko, leur bouvreuil domestique, mort dans le fond de sa cage. Elle explique la chose à leur fille de cinq ans, Tamao qui est consolée par Cookie, le chien de la famille. Mais quelques jours plus tard, Tamao raconte à sa mère que Pyoko vient souvent la voir et lui dit qu’il se trouve dans un endroit très sombre, effrayant et dangereux. Misao est alors convaincue que Tamao imagine parler à Pyoko et qu’elle a encore du mal à différencier réalité et rêves malgré ses cinq ans …

Me revoilà encore avec une histoire de maison hantée … enfin, ici, il s’agit plutôt d’un immeuble hanté ! J’étais intéressée pour découvrir la littérature fantastique japonaise car, à part quelques romans qui auraient eu une légère tendance à flirter avec le genre, c’est plutôt des mangas ou des films que je connaissais. Ce roman, écrit en 1986 et traduit dans les années 2010 en anglais (mais toujours pas en français), était listé comme un récit intéressant et effrayant. Je savais au moins qu’il allait être dépaysant puisqu’il se déroule dans le Japon des années 1980, à Tokyo. Le début s’annonce prometteur avec la mort de l’oiseau et son « retour » quand il prend contact avec la petite fille du couple mais l’aspect un peu étrange s’arrête vite. On découvre surtout l’installation des Kano, l’organisation familiale, le passé assez triste et pesant de Teppei et Misao mais rien d’effrayant ni de bizarre ne se passe vraiment, à part quelques détails terriblement insignifiants (des problèmes avec la télé par exemple mais alors, si on prend cela en compte, moi aussi, j’habite dans une maison hantée !) ou alors le fait que Misao a du mal à vivre près d’un cimetière où des corps sont enterrés, ce qui, pour nous Occidentaux, paraît totalement normal (j’ai vécu à côté d’un cimetière pendant dix ans et au moins, on est sûr de ne pas déranger les voisins la nuit !). Le début est donc très lent et ressemble à un roman lambda, à part que je découvre comment les Japonais vivaient dans une grande ville il y a presque 35 ans (je suppose que beaucoup de choses ont changé depuis). J’avoue que je me suis souvent demandé où allait l’histoire et si quelque chose allait enfin arriver : il y a bien un sous-sol avec des box de rangement qui est un peu angoissant vu qu’il n’y a qu’un seul accès par l’ascenseur et que visiblement, les normes japonaises de sécurité à ce niveau-là sont plutôt laxistes mais à part l’ambiance, pas d’action. Et puis, tout à coup, vers le milieu du livre environ, ça commence enfin à bouger et des choses effrayantes et inexplicables surviennent, ce qui a relancé plaisamment ma lecture. Je ne m’ennuyais pas vraiment avant mais je commençais à trouver quand même le temps un peu long, surtout quand on a envie d’une bonne histoire bien tordue et inquiétante. A partir de cette bascule, les choses se sont donc animées et sont devenues un peu plus intéressantes, même si certains évènements m’ont paru tiré par les cheveux et tournés plus vers la science-fiction que vers le fantastique. De même, les personnages m’ont parfois (voire même souvent) agacés par le côté un peu bornés et peu réactifs ou alors avec un côté carrément neuneu. Mais malgré tout, l’atmosphère que l’auteure a créée a plutôt bien pris avec moi car le contraste monde/immeuble moderne et fantastique fonctionne convenablement. C’est vrai qu’en y réfléchissant, les histoires de maisons hantées se passent très très souvent dans de vieilles baraques ou d’anciens manoirs ou châteaux ! Arrivée au dernier tiers, quand le récit accélère encore un peu, je n’ai pas pu lâcher le livre car je voulais savoir la fin et en même temps, j’avais peur qu’elle soit peu à ma convenance. Mais non, même si beaucoup de choses sont suggérées, le final est conforme à mes attentes (même si j’aurais voulu que ce soit plus marqué) et dans la lignée du genre ! C’est donc plus un roman d’atmopshère que de frisson que j’ai découvert mais malgré les longueurs du début, j’ai assez bien accroché !

*Lu en anglais*

Non traduit en français à ce jour

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Commentaires
S
ça me tente ça, j'ai un faible pour les maisons hantées
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