Le cheval pâle ---- Agatha Christie
Un prête est retrouvé mort dans la rue, après avoir été assommé au retour d’une visite à une femme mourante qu’il a écouté en confession avant de lui donner les derniers sacrements. Lors de l’autopsie,le médecin légiste découvre alors une liste de noms de famille, sans précision de prénom, dans la chaussure du mort mais ne comprend pas ce qui peut les relier. Certains sont des noms courants mais d’autres sont plus rares et un appel téléphonique à l’un deux lui apprend que la dame s’appelant ainsi est morte d’une tumeur au cerveau il y a cinq mois. Une enquête effectuée sur le trajet du prêtre permet d’apprendre, grâce au témoignage d’un pharmacien présent dans sa boutique lors du passage de l’homme d’église, que cellui-ci semblait être suivi par un homme grand et mince et au nez en bec d’aigle. Mais la piste s’arrête là et quand le médecin rencontre un de ses camarades d’université, Mark Easterbrook, célibataire aisé vivant à Londres, il lui parle de cette affaire étrange. Mark est à son tour intrigué et décide, avec l’accord de la police, de mener sa propre enquête sur la liste de noms car celui de sa vieille tante décédée pourrait en faire partie …
J’ai passé beaucoup de temps à essayer de rédiger un résumé compréhensible car le début du roman saute d’une scène à l’autre sans qu’il semble y avoir de véritable lien. Bien sûr, ceux-ci vont apparaître au fur et à mesure. En tout cas, cela faisait vraiment très longtemps que je n’avais pas lu un roman d’Agatha Christie … au moins trente ans, si ce n’est plus !!!! Mon exemplaire est donc une traduction pas très récente, avec des mots délicieusement surannés du genre « fichaises » (on dirait maintenant « foutaises ») et il m’a fallu quelques pages d’adaptation pour m’y habituer. En fait, si j’ai choisi ce titre, c’est que j’ai son adaptation télé par la BBC à regarder et que je préfère lire le livre d’abord (bon, depuis ma lecture, j’ai regardé l’adaptation et je peux la résumer en très peu de mots : une vraie daube qui n’a que très peu de rapports avec le roman !). En plus, je gardais un bon souvenir de ce livre, lu dans mon adolescence, même si je ne m’en rappelais pas grand chose (pour ne pas dire rien du tout !). Ce qui m’a le plus plu, c’est l’aspect fantastique suggéré par l’histoire, avec ces femmes un peu sorcières et glaçantes dans leurs agissements. C’est étonnant de découvrir cela dans un livre de cette auteure et surtout écrit au début des années 60 et qui se déroule à cette époque … on s’attendrait plus à découvrir ce genre de récit prendre place dans les années 1920 ou 1930, à un moment où ces pratiques étaient plus à la mode et les gens plus crédules. Bien sûr, on sait qu’avec cette auteure, les choses ne sont jamais ce qu’elles paraissent être mais je me suis longtemps demandé comment elle allait expliquer le déroulement des faits et quand enfin, on découvre le pourquoi, le comment et le qui, je me suis dit : elle est très forte, la dame, même si ce n’est pas forcément son meilleur livre ! Ce n’est pas pour rien qu’elle est surnommée la Reine du crime ! En tout cas, je vois que mon plaisir lors de cette relecture est resté le même que la première fois !