LasingulieretristessedugateauaucitronRose Edelstein mène une vie normale avec ses parents et son frère dans un quartier résidentiel de Los Angeles. Pour fêter ses 9 ans, sa mère lui confectionne son dessert favori : un gâteau au citron mais quand Rose goûte une part avant même d'attendre le repas, elle découvre qu'elle est capable de ressentir ce que sa mère ressentait au moment où elle a cuisiné : un vide immense, un désespoir intense et le besoin d'être aimée. Effrayée par cette découverte, la petite fille ne veut plus manger des plats faits maison. Elle préfère les plats industriels, moins chargés d'émotions, ce qui lui permet d'affiner peu à peu son système de détection, pouvant ainsi savoir d'où proviennent les ingrédients et qui a cultivés les matières premières. Mais sa famille n'est pas au courant de son don car elle n'ose pas en parler, sauf à George, l'ami de son frère passionné par les sciences …

J'avais entendu parler de ce roman dans les médias avec de très bonnes critiques mais je n'étais pas vraiment tentée par cette lecture malgré une idée de départ originale. Et puis, le voilà dans la sélection pour la soirée littéraire de ma médiathèque donc je me suis finalement retrouvée à le lire … et j'en ressors avec des impressions mitigées. Au départ, j'ai aimé découvrir Rose et son talent un peu étrange, même si je ne suis pas du tout fan de livres parlant de cuisine. Je trouve qu'il était facile de s'attacher à elle, de comprendre son angoisse, de la voir essayer d'apprivoiser son don. Mais j'ai ressenti une espèce de lassitude vers la moitié du livre car je ne trouvais pas que l'histoire avançait beaucoup, même s'il y a des révélations sur la famille de Rose à ce moment-là (et d'autres qui arriveront plus tard). Même ces rebondissements m'ont paru artificiels, peu intéressants et sans grand intérêt dans l'évolution du roman. La suite a été dans la même veine : je trouvais que tout tournait en rond, que rien n'avançait ni ne changeait et mon intérêt diminuait peu à peu au fil des pages. Hormis Rose, je n'ai pas trouvé les autres personnages attachants ni passionnants. Je comprends les métaphores que l'auteure a voulu créer avec le don de Rose et la nourriture mais bon, il me semblait que le message aurait pu largement être passé au travers de 200 pages au lieu des presque 350 pages du roman. Heureusement, dans l'ensemble, je l'ai quand même vite lu, ce qui a limité mon impression négative (je n'ose pas imaginer mon ressenti si je m'étais trainé ce livre pendant une semaine !). Et au final, pour un livre parlant des émotions que Rose ressent en mangeant, je n'ai pas ressenti grand chose de mon côté, à part un ennui grandissant !

Les avis de Cathulu et de Jérôme.