ApreslachuteEn 2035, un petit groupe de survivants vit dans un complexe fermé surnommé l'Abri. Parmi eux se trouvent quelques adultes se souvenant encore de la vie avant l'Apocalypse. Personne ne sait comment il est arrivé là et d'où proviennent les machines qui les aident dans la vie quotidienne, surtout celle qu'ils appellent le Soustracteur. Cet appareil permet aux adolescents du groupe de se projeter dans le passé, dans l'année 2013, où ils récupèrent matériels divers et volent des bébés ou des enfants à leurs parents. Ces enlèvements ne passent pas inaperçus à l'époque et Julie, statisticienne en 2013, travaille sur ces affaires, chargée de créer un algorithme pour les relier entre elles et éventuellement prévoir les prochaines attaques. Pendant ce temps, à l'abri du regard des hommes, une mutation étrange survient dans les bactéries en contact avec les plantes …

Me voilà encore avec un roman post-apocalyptique ! Je crois que je suis dans ce bain pour un petit moment (en fait, tant que j'en trouverai à la médiathèque !) mais rassurez-vous, je lis aussi d'autres choses en parallèle ! En fait, cette fois, c'est un peu le hasard si j'ai mis la main sur ce titre. J'avais lu Le nexus du Docteur Erdmann de cette auteure dans le cadre de mon club lecture et j'étais curieuse de découvrir ce qu'elle avait écrit d'autre. Du coup, quand j'ai vu ce titre à la bibliothèque, je l'ai emprunté et le hasard a fait que c'était un roman post-apocalyptique. Une préface concernant l'auteure et son oeuvre m'a aussi permis de découvrir qu'en fait, j'avais déjà lu quelque chose d'elle (Le prince de l'aube) il y a très longtemps mais comme c'était plutôt de la fantasy, je n'avais pas fait le rapprochement (sans compter ma mémoire défaillante vu que cette lecture devait dater d'au moins 20 ou 25 ans et à l'époque, je ne notais rien de mes lectures). Donc, ici, il est question d'un futur post-apocalyptique (on n'est qu'en 2035 … ce n'est pas si lointain) où survivent une petite communauté, avec l'aide de mystérieux Tesslies semblables à des robots mais pratiquement toujours absents du paysage. Seuls l'Abri et les machines fournies par eux semblent vraiment utiles. On découvre, à travers Pete, un adolescent de la communauté, la vie de ces personnes, McAllister, la chef du groupe, les quelques rares adultes, les adolescents souvent dotés de malformations diverses, et enfin les enfants et les bébés volés. Ceux-ci ont un rôle bien précis et leur rapt a de multiples raisons. Parallèlement, on se plonge dans l'enquête au côté de Julie, qui travaille pour le FBI en charge des enlèvements d'enfants en 2013 mais on aborde aussi sa vie privée et sa façon de voir la vie. Elle semble peut-être un peu solitaire mais elle assume et a beaucoup de caractère. Et puis, il y a les chapitres avec les changements dans la nature, les mutations non prévues et qui vont menacer la survie des humains. En évoluant dans ces différentes époques, cela va nous permettre de voir ce qui s'est passé pour rendre le monde inhabitable et la théorie développée m'a bien plu car elle peut être crédible et du coup, fait peur sans grand effet de manches. Pour autant, le roman n'est pas négatif, ce que j'ai apprécié, mais il nous permet de se questionner sur notre attitude vis à vis de la nature et de la Terre en général, notre façon de vivre, la possibilité de voir se développer un avenir sombre si on continue ainsi, ce dont j'étais déjà convaincue avant cette lecture. Les personnages sont attachants malgré leurs défauts (ou peut-être justement à cause de ceux-ci) et l'écriture est fluide, avec de nombreux courts chapitres, ce qui favorise un rythme rapide et prenant. Prise dans l'histoire, je l'ai dévoré en quelques heures ! C'est un roman qui peut facilement passer inaperçu (pas de couverture tape à l'oeil, pas « d'hyper-renommée » de l'auteure) mais qui mérite pourtant d'être lu !