LekiddeloklahomaEtats-Unis, années 1920 et 1930. Le journaliste Tony Antonelli travaille pour la revue True Detective et propose à son patron un reportage de quatre pages sur le marshall Carl Webster, en passe de devenir le policier le plus connu du pays. Il faut dire que, dès l'âge de quinze ans, le jeune Carl a été confronté à la violence lors d'un vol et d'un meurtre dans l'épicerie de son village, menés par le bandit Emmett Long, puis lors d'un vol de bétail sur l'exploitation familiale où ses tirs précis ont tué un des voleurs. Son sang-froid et son don de tireur le font repérer par les marshalls en charge de l'enquête. Carl s'enrôle alors dans la police dès ses seize ans et n'a de cesse de pister Emmett Long mais surtout Jack Belmont, le fils d'un exploitant pétrolier qui n'a qu'une idée : devenir l'ennemi public numéro un …

J'aime bien cette collection qui adapte des romans policiers en bande dessinée. Je suis loin d'avoir tout lu des titres proposés mais dès que je tombe sur un de ceux que je n'ai pas encore lu, je n'hésite pas ! En plus, quand la couverture est aussi belle, c'est un plus. J'ai tout de suite été séduite par le graphisme classique et réaliste mais très soigné, très détaillé, aux couleurs douces tirant souvent vers l'ocre et le marron. Cela m'a vaguement fait penser au style de Miles Hyman mais en plus fin. J'ai parfois eu un peu de mal à reconnaître certains personnages mais cela est resté peu fréquent et cela n'a finalement pas été un réel problème. L'histoire se passe dans les années 1920 et 1930, au temps de la prohibition et des gangsters célèbres comme Al Capone, et on a donc l'atmosphère des romans noirs de l'époque mais avec un petit côté campagnard car tout se déroule dans le centre des USA : Oklahoma (comme le titre l'indique) ou bien Kansas et qu'on est souvent dans des petites villes voire même des villages. On suit la carrière de Carl Webster mais aussi celle de Jack Belmont et c'est essentiellement sur leur confrontation que le récit est focalisé. Mais j'ai parfois eu la sensation que la narration n'était pas fluide, comme si j'avais raté des pans de l'histoire, avec des petits sauts dans le temps et un manque de transition entre eux. C'est Tony le journaliste qui raconte l'histoire à son patron mais ce problème n'est apparu que dans la seconde moitié de l'album donc je ne pense pas que ce soit là la raison sinon cela serait apparu dès le départ. C'est assez difficile à définir car ce n'est pas très marqué mais ça a gêné en partie ma lecture. Sinon, j'ai été un peu déçue par la fin qui m'a fait l'effet de ne pas être à la hauteur de l'ensemble malgré une certaine ironie. Une lecture mitigée donc, avec un coup de coeur pour le dessin mais des bémols sur la narration et sur l'histoire qui m'a finalement paru assez banale.