UnimmenseasiledefousHEARTS2

Le petit village de Notwithstanding est niché au cœur de la campagne anglaise, quelque part entre Londres et Portsmouth. Ses habitants, hauts en couleur, s’y croisent, partagent, y vivent et y meurent. Il y a le propriétaire d’Archie, un chien un peu bête mais attachant, qui vit encore avec sa mère. Il y a Mrs Griffiths, qui déteste les chanteurs de Noël qui font du porte à porte mais cette année, son récent veuvage va peut-être l’amener à changer d’avis. Il y a le Mahous Brochet, qui vit dans l’étang et qui est le rêve de tout pêcheur, y compris le jeune Robert. Il y a les improbables rencontres qui amèneront la création du quatuor à vent du village. Il y a Mrs Mac, qui continue à parler et à aller au cimetière avec son mari, bien que celui-ci soit décédé …

Le titre a tout pour interpeller, surtout si on connaît un peu l’Angleterre et ses habitants. Et comme c’est un pays que j’aime énormément, je ne pouvais résister à cet appel ! De cet auteur, je ne connaissais que vaguement son roman adapté au cinéma, La mandoline du capitaine Corelli, qui ne me tentait pas vraiment. Mais là, des petites histoires racontant la vie des habitants excentriques d’un village anglais, ça me convenait très bien. Et je n’ai pas été déçue ! Les premières histoires sont amusantes, avec un humour typiquement british et je pensais que l’ensemble du recueil allait être à l’avenant mais au final, c’est surtout la nostalgie et l’émotion qui dominent. Les touches d’humour ne manquent pas et elles sont disséminées un peu partout par petites touches mais il est évident que l’auteur regrette un peu l’époque où les habitants du village se connaissaient tous car cela faisait plusieurs générations que ces familles étaient installées là. On voit aussi l’évolution du lieu, avec les modifications provoquées par la modernité et par l’arrivée de nouveaux habitants venus de Londres et essentiellement citadins. Les histoires sont plus ou moins longues mais elles présentent toutes des personnages un peu bizarres mais terriblement attachants et dans lesquels je me suis parfois reconnue (non, on ne dit rien à propos de mes possibles excentricités !). J’ai ri, j’ai souri mais j’ai aussi souvent eu la larme à l’œil, voire même plus ! Un vrai régal !