31 décembre 2009

Saint-Germain, puis rouler vers l'ouest ! ---- Bruno Le Floc'h

SaintgermainpuisroulerverslouestAlexis est saxophoniste et joue souvent avec un groupe à Saint-Germain-des-Prés. Il vit avec Mary mais passe beaucoup plus de temps à boire et à délirer avec ses amis qu'à s'occuper de la jeune femme. Celle-ci décide de le quitter et le jeune homme ne pense alors qu'à la retrouver. Un de ses amis lui apprend qu'elle est probablement partie à Dinard et Alexis prend immédiatement la route pour la rejoindre …

Cet auteur-dessinateur de bandes dessinées doit venir à ma médiathèque (il est breton donc ça aide ! mdr !) et j'ai donc commencé à lire les albums qu'il avait fait. Je ne sais pas ce que je vais penser de l'ensemble de son œuvre mais pour ma première lecture, cela a été assez mitigé. Tout d'abord, je n'ai pas vraiment aimé les dessins, qui me semblent pas terminés, le fond étant souvent laissé blanc. Je pense que c'est voulu pour se concentrer sur les personnages mais cela me laisse quand même une sensation d'inachevé, de bâclé. Les premières pages qui misent sur le rouge m'ont paru aussi trop agressives au niveau couleur mais heureusement, celles-ci vont devenir plus claires et plus agréables au fil des pages. Mais ce qui m'a le plus gênée, c'est la représentation des personnages et plus particulièrement du personnage principal : on dirait qu'Alexis a eu la petite vérole car des petits points apparaissent partout sur son visage. Je suppose que c'est sa barbe qui pousse mais bon, je n'ai jamais vu personne avoir de la barbe juste sous les yeux ou sur les tempes !!! Quant à l'histoire, c'est essentiellement un road-movie, celui d'Alexis à la poursuite de Mary mais je n'ai jamais pu m'attacher à ce personnage creux et égoïste, imbu de lui-même et qui est assez porté sur la bouteille. Du coup, je n'étais que peu intéressée par ce qui pouvait lui arriver et son attachement à Mary m'a paru peu crédible au vu de son comportement. Le seul point positif est les quelques vignettes où j'ai pu reconnaître des sites bretons mais cela est vraiment un peu trop léger et vous pouvez donc en déduire que je n'ai pas été enchantée par cette lecture !

Posté par sassenach à 16:03 - - Commentaires [4] - Rétroliens [0]


Le fils de l'ogre ---- Grégory Mardon

LefilsdelogreIl était une fois, dans une contrée et un temps éloignés, le jeune Benoît qui vivait avec sa mère, brodeuse et vendeuse de tissus. Le jeune garçon est fasciné par le bourreau et ne rate jamais une exécution, qui sont nombreuses car le roi est sévère et ne tolère pas les délits. Un jour, il suit celui-ci jusqu'à sa chaumière dans les bois et découvre que l'homme et la reine sont amants …

Cet album en noir et blanc raconte une histoire assez horrible sous la forme d'un conte pas vraiment pour les enfants. Le dessin crayonné joue énormément sur les expressions et la noirceur de certains personnages ou ambiances. C'est tellement réussi que j'en ai eu par moments des frissons ! La tragédie de Benoît, qui n'est pas du tout un personnage attachant à cause de sa cruauté et son égoïsme, est soulignée par l'utilisation du noir et blanc, souvent plus noir que blanc du fait du thème abordé et par la simplification de certains visages quand les sentiments sont trop exacerbés par l'horreur de la vie de l'époque moyennageuse. Contrairement à ce que le titre laisse entendre, il n'est pas question de fantastique ou de créatures mythiques dans cette histoire, finalement toute simple mais qui aborde de nombreux sentiments : l'attachement d'un garçon pour sa mère, l'absence du père magnifié à travers l'imagination de son fils, la responsabilité de ses actes. La fin, qui amène une vision amère et ironique de la vie de Benoît, est très percutante ! C'est vraiment un excellent album, très abouti au niveau dessin et au niveau narratif, qu'il faut vraiment découvrir !

L'avis de Laurent.

Posté par sassenach à 11:03 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
29 décembre 2009

Le fond de l'enfer ---- Ian Rankin

LefonddelenferLe corps d'un jeune homme est découvert dans un squat d'Edimbourg. Il est apparemment mort d'une overdose mais la présence d'un pentagramme et la position du corps laissent penser que le décès pourrait être du à un rituel magique. Et quand la petite amie du mort confie à l'inspecteur Rebus que le corps a été déplacé et qu'elle est convaincue qu'il a été assassiné, le policier commence à penser que ce décès n'est pas si accidentel que cela …

C'est la première fois que je lis cet auteur et j'ai donc découvert l'inspecteur Rebus avec ce deuxième opus dans l'ordre chronologique de cette série. Ian Rankin nous donne suffisamment d'infos pour qu'on ne soit jamais perdu dans la vie privée de John Rebus car celle-ci représente une partie non négligeable de l'ensemble. L'enquête par elle-même n'est peut-être pas l'enquête du siècle (le livre date quand même de 1990 mais cela n'a pas vraiment vieilli, à part le fait que les lecteurs se sont peut-être habitués à des intrigues beaucoup plus tortueuses) mais j'ai été intéressée par l'histoire et ses quelques rebondissements, qui, s'ils ne m'ont pas étonnée, ont été agréables à découvrir. J'ai d'ailleurs trouvé ce livre très facile à lire et j'ai aimé la dualité d'un grand nombre de personnages, qui donne un aspect particulièrement réaliste à l'ensemble. Néanmoins, il n'est pas facile de savoir ce que j'ai ressenti en découvrant l'inspecteur Rebus car il y a eu des moments où je l'ai trouvé attachant et d'autres où il m'a paru plus agaçant qu'autre chose. Par contre, le personnage du jeune policier Brian Holmes m'a particulièrement plu. Dans tous les cas, je pense que je lirai d'autres livres de cette série pour savoir ce que les personnages récurrents sont devenus et comment ils ont évolués.

L'avis de Uncoindeblog.

Posté par sassenach à 18:45 - - Commentaires [5] - Rétroliens [0]
27 décembre 2009

Droit du sol ---- Charles Masson

DroitdusolA Mayotte, de nombreux étrangers des îles voisines arrivent clandestinement en barque pour tenter leur chance et trouver de quoi gagner un peu d'argent. Les habitants d'origine ne voient pas toujours leur venue d'un bon œil et c'est encore moins toléré chez les habitants originaires de France. Il faut dire que les "mouzoungou" sont essentiellement des gendarmes chargés de contrôler l'arrivée de clandestins mais heureusement, il y a aussi des médecins, des infirmières qui sont prêts à défendre et aider les pauvres gens quels qu'ils soient …

Album choral, on va suivre la vie de Danièle, infirmière qui arrive de France avec de belles intentions, de Jacques qui a créé une famille avec Marie, une locale, de Serge, célibataire en mal d'amour qui vend des téléphones mobiles et qui rêve de trouver l'âme sœur, de Pierre, un médecin qui a fui Paris et une relation où il se sentait pris au piège, de Yasmina, enceinte, qui arrive en barque dans l'espoir d'un monde meilleur. Les chapitres alternent les personnages mais l'île étant petite, il arrive bien sûr que leurs histoires se recoupent ou s'entrecroisent, l'histoire la plus puissante et la plus touchante étant, bien sûr, celle de Yasmina, même si elle comporte peu de pages au total. Par contre, j'ai été un peu étonnée et déçue de n'apprécier aucun des personnages : j'ai trouvé que même ceux qui étaient sensés être tolérants et pleins de bonne volonté avaient souvent des attitudes paternalistes et très colonialistes (même si ce n'est sûrement pas ce que l'auteur a voulu). D'autres sont carrément pitoyables, comme Serge, avec des motivations troubles mais qu'on peut comprendre, à défaut de les accepter, et d'autres sont carrément infâmes. Le dessin noir et blanc se prête bien à l'effet documentaire mais j'ai eu du mal à différencier quelques personnages (surtout Jacques et Pierre, qui sont trop similaires dans le graphisme). Dans l'ensemble, l'album veut montrer sans concession la réalité de la vie à Mayotte où l'auteur s'est rendu pour mieux en rendre compte mais j'ai trouvé l'ensemble très "comme il faut", avec juste ce qu'il fallait pour remuer un peu les consciences sans trop les traumatiser quand même. Donc pas de grande surprise pour ceux qui ont eu l'occasion de se pencher sur le destin de cette île de l'Océan Indien ou de voyager et d'être en contact avec des personnes venant de cette région mais un bon moyen de découvrir le sort des gens qui émigrent pour une vie meilleure dans un pays à l'avenir assez incertain, malgré la volonté des habitants de devenir un département français d'outre-mer.

Posté par sassenach à 08:08 - - Commentaires [2] - Rétroliens [0]
26 décembre 2009

Porte-plume, atelier d'écriture et de création littéraire ---- Bernard Lecherbonnier

PorteplumeEcrire un roman ou un scénario ne se fait pas tout seul et nombre d'auteurs se sont posé des questions avant de trouver leur voie : doit-on écrire un plan avant de se lancer, comment trouver un style qui nous est propre, comment créer des personnages dont les lecteurs se souviendront …

Cet essai d'un auteur à la carrière littéraire variée nous parle de tous les sujets en rapport avec l'écriture, que ce soit celle d'un roman, d'une autobiographie ou d'un scénario. Autant dire que le sujet est large et pourtant, les points communs sont nombreux. Pour illustrer son propos, l'auteur s'appuie sur des exemples concrets : il cite des auteurs, des livres, des films, ce qui est très intéressant et aide à une meilleure compréhension. En plus, pour les lecteurs, il est toujours passionnant d'apprendre les détails d'une création littéraire, les motivations qui poussent à écrire ou les petites manies des écrivains. Chaque chapitre couvre un thème et se termine par une suggestion d'exercice pour qui veut essayer d'améliorer sa prose. Je dois dire que je suis bien trop fainéante pour avoir tenté d'en faire un (sans compter le manque de temps actuellement !). La rédaction de scénarios est une part importante du livre (au moins un bon tiers) mais si on aime autant le cinéma que la lecture, comme moi, on y trouve beaucoup d'intérêt. Mais il me semble que ce livre, qui se veut une aide à l'écriture pour toute personne qui aimerait rédiger autre chose que de la correspondance classique et des listes de courses, ne me serait pas vraiment d'une grande utilité : les exercices sont relativement complexes et demandent déjà une certaine expérience. On découvre plein d'anecdotes mais, contrairement au livre de Stephen King sur l'écriture (On writing – Ecriture, mémoires d'un métier) qui m'avait fait voir les romans d'un nouvel œil, le livre de Bernard Lecherbonnier ne me laissera probablement pas un souvenir marquant.

L'avis de Constance.

Lupourmassecritique

Posté par sassenach à 12:12 - - Commentaires [2] - Rétroliens [0]


24 décembre 2009

Joyeux Noël :)

joyeuxnoel

Je vous souhaite un Joyeux Noël ... passez un excellent réveillon, recevez et donnez plein de cadeaux et passez une merveilleuse journée demain :)

De notre côté, on est malade, mon homme et moi ... le médecin pense que c'est la grippe ! Voilà un cadeau de Noël qu'on n'attendait pas et surtout qu'on n'avait pas demandé ! mdr !

Et pour ceux et celles qui parlent anglais, je ne peux résister à vous rajouter ce petit dessin ô combien juste et en l'honneur des lecteurs que nous sommes :)

merryxmas

Posté par sassenach à 18:33 - - Commentaires [18] - Rétroliens [0]
23 décembre 2009

Southland ---- Nina Revoyr

SouthlandHEARTS2


En 1994, Frank, le grand-père de Jackie Ishida, une jeune étudiante en droit d'origine japonaise, vient de mourir soudainement. Sur demande de sa tante, chez qui le vieil homme habitait, Jackie accepte de rechercher un certain Curtis car Frank l'a couché sur un vieux testament en lui laissant la boutique qu'il tenait dans le quartier de Crenshaw, juste avant les émeutes de Watts en 1965. Mais Jackie est surprise par ce qu'elle découvre : quatre adolescents noirs ont été tués dans l'épicerie de Frank au moment des émeutes …

Ceci est ma deuxième incursion dans un livre de cette auteure et là encore, je n'ai pa été déçue du voyage. Je ne sais pas exactement de quelle façon les personnages qu'elle crée me touchent autant car je n'ai pas de nombreux points communs avec eux mais il me semble que les relations familiales décrites sont très justes et empreintes de nostalgie. Jackie est loin d'être parfaite et il est donc plus facile de s'identifier à elle et on retrouve, comme dans Si loin de vous, les non-dits, les occasions manquées de parler et de partager avec ceux qui nous entourent et qu'on aime sans s'en rendre compte. L'histoire alterne entre 1994 et le passé, que ce soit 1965 voire même avant (en 1939 par exemple). Les points de vue sont différents aussi : Jackie pour le présent, Frank, Curtis ou d'autres personnages pour le passé. En marge de l'intrigue principale sur la mort des ados, on a l'occasion d'apprendre de nombreuses choses : les camps d'internement pour les personnes d'origine japonaise aux USA pendant la guerre, les émeutes raciales de Watts en 1965, l'évolution de certains quartiers de Los Angeles, les problèmes de racisme et d'immigration, la difficulté de s'identifier à une communauté ou un groupe de personnes. Ce fut donc une lecture passionnante, émouvante et forte, qui ne choisit pas la voie de la facilité à la fin et qui laisse une impression marquante.

Posté par sassenach à 15:25 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
17 décembre 2009

Le ciel de Bay City ---- Catherine Mavrikakis

LecieldebaycityA Bay City, petite ville du Michigan, Amy passe son enfance et son adolescence dans la maison middle-class de sa famille : il y a sa mère, sa tante et son mari ainsi que leur fils, du même âge qu'Amy. Les deux femmes, d'origine juive polonaise, ont vécu la seconde guerre mondiale en France avant de rejoindre les Etats-Unis une fois adultes et les secrets familiaux sont nombreux. Quand le jour des 18 ans d'Amy arrive, en 1979, la jeune fille ne peut plus supporter les non-dits et ne pense qu'à aller à l'université en laissant derrière elle Bay City et tout ceux qui s'y rattachent. Mais la maison prend feu dans la nuit, entraînant dans la mort toute la famille et laissant Amy face à son histoire …

J'avoue que je ne sais pas trop quoi dire sur ce roman qui parle du devoir de mémoire, de la difficulté de communiquer dans les familles, de reconnaître et d'accepter son histoire familiale et surtout ses tragédies. Je ne sais pas quoi dire car je n'ai pas apprécié cette lecture et que, malgré son sujet grave, je n'ai pas été le moins du monde touchée par Amy. Ici, pas de dialogue, c'est les pensées d'Amy, qui vont et viennent entre le passé et le présent, qui nous présentent l'histoire de cette jeune fille hantée par des cauchemars de guerre et d'holocauste alors qu'elle est née au début des années 60. On ne sait plus si Amy devient petit à petit folle ou si elle est, au contraire, extrêmement lucide. En tout cas, de mon côté, j'ai trouvé que l'histoire tournait un peu en rond, avec de nombreuses répétitions et une noirceur omniprésente à chaque page. Amy refuse de vivre et ce mal-être est, à mes yeux, du à un mélange de ses pulsions d'adolescente et de la honte d'être vivante alors qu'une grande partie de sa famille a disparu dans les camps de concentration. Mais ce pessimisme obstiné, avec une jeune fille qui essaie de ne voir aucun avenir positif, a eu largement de quoi me lasser, surtout que, malgré son désir de mort, Amy semble avoir une aptitude certaine à survivre, alors que je n'avais qu'une idée : voir enfin se terminer ce livre et les plaintes, même justifiées, de son héroïne.

L'avis de Papillon.

Posté par sassenach à 18:15 - Commentaires [9] - Rétroliens [0]
16 décembre 2009

Hiver ---- Mons Kalletoft

HiverC'est le mois de février le plus froid de mémoire d'homme dans la région suédoise de Linköping et Malin Fors, officier de police, doit enquêter avec ses collègues sur un meurtre très étrange. Le 31 janvier, le corps d'un homme nu, gelé et couvert de blessures est découvert pendu à un arbre en plein champ. La jeune femme se demande très vite s'il s'agit d'un sacrifice humain aux dieux vikings ou si un psychopathe sévit dans la région …

Avec une telle couverture, je ne pouvais qu'être attirée par ce livre, même si je n'avais jamais entendu parler de cet auteur auparavant (il est apparemment très connu en Suède). En plus, la saison se prêtait bien à cette lecture et je dois dire que je m'y suis immergée d'autant plus ces derniers jours avec l'arrivée du froid ! Ce roman policier est apparemment le premier d'une série avec Malin Fors qui a ses petits défauts (un penchant pour l'alcool, assez excusable vu son travail) et ses grandes qualités (son entêtement, sa précision dans son travail). Comme tout personnage attachant que l'on pourra suivre sur plusieurs aventures, la jeune femme reste assez mystérieuse et j'ai eu envie d'en savoir plus sur sa vie et ses motivations mais je pense que tout cela nous sera distillé au fur et à mesure des livres. L'intrigue policière est assez rude car l'équipe policière est confrontée à une faune particulière : des jeunes délinquants qui persécutent des citoyens, des accros au culte des Ases (les dieux vikings), une famille marginale de frères menés à la baguette par leur mère. La narration est assez lente, on est loin des thrillers haletants mais l'atmosphère glaciale et glauque est très bien rendue, les personnages minutieusement décortiqués, le tout étant rythmé de façon originale par les pensées du mort. J'ai tout particulièrement aimé la fin qui pourrait laisser un malaise mais que j'ai trouvé totalement en adéquation avec le reste du livre.

L'avis de Cuné.

Posté par sassenach à 08:48 - - Commentaires [6] - Rétroliens [0]
14 décembre 2009

Rosalie Blum ---- Camille Jourdy

Rosalieblum1Rosalieblum2Rosalieblum3





Tome 1 : Une impression de déjà-vu
Tome 2 : Haut les mains, peau de lapin !
Tome 3 : Au hasard Balthazar !

Vincent Machot, la trentaine, tient un salon de coiffure, vit dans l'appartement situé en dessous de celui de sa mère âgée et a une relation amoureuse longue distance avec Marianne. Sa vie est sans surprise mais un jour, alors qu'il entre par hasard dans une épicerie, il a la sensation d'avoir déjà rencontré la femme qui est derrière la caisse. Intrigué et histoire de mettre un peu d'animation dans sa routine, Vincent se met à la suivre partout …

J'avais souvent repoussé la lecture de cette trilogie car je n'étais pas trop attirée par les dessins pas toujours très avantageux pour les personnages. Mais finalement, ce trait un peu naïf tout en étant précis et souvent très détaillé (surtout dans les décors, qui sont très réussis) correspond totalement à l'histoire un peu déjantée de cette série. Les personnages sont vraiment très hauts en couleurs et m'ont très souvent fait rire, particulièrement la mère de Vincent qui est très étrange. Ma curiosité a aussi fini par être piquée par la relation trouble entre Vincent et Rosalie (alors qu'il ne se passe pas grand chose quand on y réfléchit bien) et j'ai voulu savoir le fin mot de l'histoire. Et là, il faut effectivement reconnaître que la révélation des dernières pages est très fine, très bien trouvée et très bien amenée et donne une dimension supplémentaire à la lecture. La petite touche de folie qui semble avoir atteint les protagonistes se teinte d'émotion et de sentiment et on ne voit plus les petites villes de province de la même façon après cette lecture amusante et pleine d'optimisme malgré le thème sous-jacent doux-amer de la solitude.

RoaarrChallengeChallenge Roaarrr : Fauve Prix Révélation 2010 (pour le tome 3).

Posté par sassenach à 16:13 - - Commentaires [2] - Rétroliens [0]


  1  2