La bibliothèque du dolmen

Mes lectures : livres, bandes dessinées, coups de coeur ou de gueule, découvertes d'auteurs et autres thèmes littéraires

25 novembre 2009

Les liaisons dangereuses ---- Pierre Choderlos de Laclos

LesliaisonsdangereusesDans la noble société française du 18ème siècle, Madame de Merteuil demande à son ami et ancien amant Monsieur de Valmont de déniaiser une jeune fille dont la main est promise à un homme sur lequel elle estime devoir se venger. Mais le vicomte de Valmont n'est pas très intéressé par l'affaire car il est dans ses projets de vaincre la vertu de Madame de Tourvel, une femme pieuse et mariée qui n'a aucune chance de céder aux charmes du séducteur …

Toujours dans le cadre des rencontres adaptations de livres en film, j'ai relu ce classique de la littérature française et je dois dire que j'ai été assez surprise ! Quand je l'avais lu alors que j'étais en seconde, j'avais adoré ce roman et ne me rappelle pas avoir eu de difficultés particulières mais cette fois, j'ai trouvé le style très lourd et de nombreuses redondances dans les lettres. Bien sûr, il n'y a plus le plaisir de la découverte et l'histoire était bien restée ancrée dans ma mémoire grâce aux adaptations ciné que j'avais vu au fil des années. Mais j'ai eu énormément de mal à cette lecture, devant parfois relire 3 ou 4 fois la même phrase avant qu'elle réussisse à pénétrer mon cerveau ! Sinon, au niveau de l'histoire proprement, j'ai à nouveau trouvé celle-ci très réussie, avec la montée en puissance de l'opposition Merteuil-Valmont. Et malgré le côté sulfureux qui s'est longtemps attaché à cette œuvre, tout est suggéré (est-ce aussi à cause de cela qu'il m'a fallu relire des phrases ?) et au final, la morale est sauve, ce qui est, à mes yeux, un peu décevant mais assez ironique. Maintenant, j'ai encore à voir quelques films tirés de ce livre car les adaptations ont été nombreuses !

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31 octobre 2009

La promesse des ténèbres ---- Maxime Chattam

LapromessedestenebresNew York, décembre 2000. Brady est journaliste indépendant et est marié à Annabel, une inspectrice de la police de la Grosse Pomme. Leurs vies semblent bien rangées et normales jusqu'au jour où Brady est mis en contact avec Rubis, une jeune actrice de porno trash, qui se suicide devant ses yeux. Brady veut alors comprendre pourquoi cette jeune femme triste en est arrivée là et il va plonger au cœur des ténèbres et du monde souterrain s'étendant sous la mégapole …

Pour les fans de Maxime Chattam, ce roman se situe avant la Trilogie du Mal car on y retrouve Annabel et son collègue flic Jack qui apparaissaient dans "In tenebris", que j'avais beaucoup aimé à l'époque (mais pas de billet dessus malheureusement). Pour ce nouvel opus, l'histoire se concentre sur le personnage du mari d'Annabel, Brady, que j'ai trouvé fade et peu attachant. Je dois dire que je me suis peu souciée de ce qui pouvait lui arriver et j'ai même eu un certain plaisir à la fin (sans révéler celle-ci, bien sûr !), qui m'a semblé très méritée ! Les thèmes abordés (porno trash, snuff movies, violence et sexe, SDF …) sont néanmoins intéressants à défaut d'être originaux mais la partie sur le peuple-taupe vivant dans les souterrains de New York est passionnante et donne envie d'en savoir plus (je me rappelle avoir vu un reportage là-dessus, qui m'avait déjà fasciné à l'époque). Sinon, comme pour les autres romans de l'auteur, on flirte toujours un peu avec le fantastique et la violence est omniprésente (alors âmes sensibles s'abstenir !) mais je ne me suis pas jetée sur le livre dès que j'avais un moment. D'ailleurs, il m'a fallu plusieurs jours pour en venir à bout, ce qui n'est pas très bon signe pour un thriller, du moins à mes yeux ! J'ai aussi été irritée par certaines tournures de phrases (du style "en montant les yeux" au lieu de "en levant les yeux") qui laissent à penser qu'il serait peut-être temps pour Chattam de produire moins souvent mais mieux, défauts que j'ai aussi trouvés dans mes dernières lectures de cet auteur. Donc, pour moi, un roman qui, malgré son titre, n'a pas tenu ses promesses !

L'avis de La liseuse.

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16 juin 2009

Les rues de feu ---- Thomas H Cook

LesruesdefeuEn 1963, des manifestations noires, menées par les partisans de Martin Luther King après chaque discours de celui-ci à l'église, secouent la ville de Birmingham, Alabama. Même si celles-ci sont pacifistes, les forces de police sont mobilisées et arrêtent un maximum de participants. Mais au milieu de ce chaos, une fillette noire d'une douzaine d'années est retrouvée morte dans un terrain de sport du quartier noir. Ben, flic intégre et têtu, est chargé de cette enquête dans un climat de suspicion et de racisme …

J'avais adoré ma précédente lecture de cet auteur (Les feuilles mortes) et quand j'ai vu que ma biblio avait celui-ci disponible, je me suis jetée dessus. Eh bien, on peut dire que les livres se suivent mais ne se ressemblent pas car j'ai moyennement apprécié cette fois-ci. Je ne sais pas si l'auteur s'est amélioré entre les deux (il faut dire qu'il y a plus de 10 ans entre Les rues de feu, qui date de 1989, et Les feuilles mortes, qui est récent) mais cela m'en a tout l'air. En plus, la traduction ne m'a pas trop convenu car le vocabulaire utilisé (surtout celui des flics et des noirs) est plus typique de l'époque de l'histoire. Je comprends que c'est pour faire plus réel mais cela ne facilite pas forcément la lecture ! Le contexte historique de l'enquête est particulièrement intéressant mais l'histoire proprement dite a un petit air de déjà vu et semble plutôt banale. Il n'y a pas de surprise concernant les coupables ou leurs motivations, malgré les rebondissements requis par le genre. Mais le pire se situe dans le dernier tiers du roman. Tout allait pour le mieux (si on peut dire) jusque là, et là, voilà que l'histoire part en sucette : des personnes apprennent qu'untel est mort mais 20 ou 30 pages plus loin, c'est comme s'ils n'étaient pas au courant. Et c'est sans parler des alibis qui ne tiennent pas la route au vu des activités précédentes relatées dans l'histoire ou bien des objets qui se déplacent mystérieusement sur les scènes de crime ! Bref, c'est presque comme si l'auteur avait hésité entre deux versions de l'histoire et qu'il s'était mélangé les pinceaux quant aux morceaux à conserver !!! Autant dire que cela gâche l'impression générale mais cela ne m'empêchera pas de lire autre chose de cet auteur si cela se présente.

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09 mai 2009

Un peu de respect, j'suis ta mère ! ---- Hernán Casciari

UnpeuderespectjsuistamereMirta, la cinquantaine, vit à Mercedes, non loin de Buenos Aires et décide en septembre 2003 d'écrire un blog sur sa vie et celle de sa famille très originale pour le moins : son mari ne lui parle presque jamais et quand c'est le cas, ce n'est pas pour lui faire des compliments, son fils aîné hésite encore concernant son orientation sexuelle, son deuxième passe son temps à fumer des joints et à courir après les filles et sa petite dernière, malgré ses 14 ans, sait comment aguicher les garçons. Et c'est aussi sans compter le grand-père, qui n'est pas le dernier à faire des bêtises …

Le titre et le concept de ce livre avaient tout pour m'attirer et je dois dire que je n'ai pas été déçue ! Après un début pas piqué des vers vu le langage et le comportement des membres de cette famille qui risque d'en dérouter plus d'un, voire même de les faire fuir, j'ai découvert un pan de la vie en Argentine, dans une petite ville de province et le moins qu'on puisse dire est que cette famille Bertotti est vraiment loufoque et bizarre à tous les points de vue. Seule la mère, narratrice du blog, semble garder les pieds sur terre et se lamente sur les frasques de sa famille. Le langage est souvent cru, les gros mots sont légion, rien n'est édulcoré et les situations sont abracadabrantes mais hilarantes. C'est complètement déjanté mais cela m'a fait souvent rire aux éclats. Mais au fil des billets de Mirta, on tombe par moments sur un billet attendrissant qui fait monter les larmes aux yeux : elle y parle du fait de vieillir, de voir grandir et partir ses enfants, de la difficulté de l'absence de tendresse, de l'importance de la famille, de la maison familiale qui contient les souvenirs de chacun … Ces petites touches légères d'émotion ont donc amplement contrebalancé le côté parfois "too much" des Bertotti et font que cette lecture me laissera probablement un excellent souvenir en plus de m'avoir fait passé un très bon moment de détente. A noter que ce roman est une fiction, d'abord sorti sous forme de blog en Argentine sans que l'auteur ne révèle qui il était (le blog et Mirta ont donc reçus beaucoup de commentaires avant que le public apprenne que la famille Bertotti n'étaient qu'une invention de Hernán Casciari).

L'avis de Clarabel.

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06 avril 2009

Noir américain ---- Armand Cabasson

NoiramericainLe rêve américain peut parfois tourner au cauchemar. Dans un pays où la violence est souvent présente, où les valeurs familiales ne veulent pas forcément dire grand chose, on peut trouver une jeune enfant qui est amie avec un monstre, un homme défiguré qui semble solitaire, un grand méchant loup, un tueur qui a ses propres raisons d'éliminer des personnes ou bien un shérif frustré dans une petite ville en plein milieu du désert …

Recueil de 10 nouvelles percutantes, j'ai trouvé ce livre au rayon ados de ma biblio. Le sujet m'a de suite interpelée, ayant été moi-même bercée par le rêve américain, tout en sachant que rien n'est parfait nulle part. Et je dois dire que j'ai été agréablement surprise par la qualité de ces nouvelles ! Certaines sont purement noires, d'autres louchent sur le fantastique sans y rentrer, une revient même sur le passé des Etats-Unis mais toutes sont bien tournées avec des fins très réussies et toutes décrivent des personnes qu'on a aucun mal à imaginer dans des contextes dans le domaine du possible (voire peut-être même du déjà vu dans la réalité !). Le livre se lit très vite et s'il y a de fortes chances qu'il plaise à des ados, il m'a en tout cas séduite grâce à des histoires originales et bien menées.

L'avis de Clarabel.

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05 mars 2009

Les feuilles mortes ---- Thomas H Cook

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Eric Moore tient le magasin de photo de la petite ville de Wesley, où sa femme, Meredith, travaille comme professeur à l'école. Leur fils Keith, 15 ans, est un adolescent renfermé mais qui ressemble à tous les jeunes de son âge aux yeux de ses parents. La famille vit heureuse dans une agréable maison et tout semble parfait pour eux. Un soir, Keith va garder Amy, 8 ans, la fille d'une famille de la ville qui a l'habitude de l'appeler quand leur baby-sitter attitrée n'est pas disponible. Mais au matin, la petite fille a disparu et tous les soupçons se tournent vers Keith …

Voilà un roman que j'ai littéralement dévoré en un après-midi ! Tout d'abord, il est particulièrement bien écrit, les phrases coulent toutes seules et la psychologie des personnages est vraiment fouillée et recherchée. La montée en puissance des soupçons, l'alternance de la vie présente du narrateur avec ses souvenirs d'enfance, le parallèle entre les différentes familles avec tous les secrets tus et l'absence de communication, les doutes qui s'installent, les questions qui se posent, tout ça tient le lecteur en haleine et je n'ai eu aucun mal à comprendre le cheminement des personnages, leur raisonnement, leur peur, leur douleur et leur désespoir et de les trouver très humains et surtout très réalistes. A cet ensemble vient s'ajouter la partie policière de l'histoire (même si celle-ci n'est pas au premier plan) car je me suis forcément moi aussi demandé ce qui est arrivé à Amy et qui aurait pu lui faire du mal. Cela donne un excellent polar doublé d'une étude psychologique brillante … une vraie réussite très prenante !

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03 octobre 2008

Le théorème d'Almodovar ---- Antoni Casas Ros

LetheoremedalmodovarLe narrateur, Antoni, est défiguré lors d'un accident de voiture alors qu'il venait juste de décrocher sa maitrise de mathématiques. Sa petite amie meurt dans l'accident et le jeune homme, malheureux et solitaire, s'enferme dans des appartements dont il ne sort que la nuit, le visage couvert. Vivant depuis quelque temps à Gênes, il rencontre Lisa, un transsexuel prostitué, lors d'une de ses sorties et devient ami avec lui, sentant que son visage effrayant n'est pas un problème dans leur relation …

Lu dans le cadre du prix Landerneau, j'ai du me forcer pour aller jusqu'au bout tellement je n'ai pas aimé ce roman. D'ailleurs, peut-on parler de roman ici ? C'est à mi-chemin entre l'auto-biographie et l'essai philosophique, le tout doublé d'un certain délire bizarroïde de l'auteur, et franchement, je me serais fort bien passée de tout cela ! Le style est assez pompeux et très hermétique, tout comme les idées développées sur la solitude, la perception des corps et de la beauté, sur les apparences, sur l'amour et sur la mort. Mais tout cela m'a semblé un peu artificiel, comme s'il fallait choquer le public pour qu'un roman est une chance de voir le jour et tout cela m'a semblé quand même très "à la mode" et finalement très convenu (je ne sais pas pourquoi, mais cela m'a parfois fait penser aux "Bienveillantes" de Littell). Bon, inutile de dire que je ne suis pas prête de relire Antoni Casas Ros car ce qu'il a dire ne m'intéresse pas une seconde et probablement qu'il fera partie de mon "bottom 5" de l'année !

PrixLanderneauLu dans le cadre du prix Landerneau.

Les avis variés (des pour et des contre) de Papillon, Anne, Lily, Pascal, Cathulu, Fashion, Caro[line], Katell, Lou, Stéphanie et Lucy.

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30 septembre 2008

La main de Dieu ---- Yasmine Char

LamaindedieuDans le Liban en guerre, une jeune fille flirte avec la mort en se promenant régulièrement dans la ligne de démarcation où un sniper sévit. Elle a 15 ans, sa mère française les a quittés, son père et elle, pour suivre un autre homme, la jeune fille se sent à l'étroit et brimée dans la famille paternelle, où les filles sont mal considérées, où elle continue de payer pour la faute de sa mère et où son père est malheureux et malade. Mais un beau jour, un homme qui l'aborde dans la rue, il est correspondant de guerre et elle tombe sous le charme …

J'ai repris pour un temps mes lectures des livres sélectionnés pour le prix Landerneau (je dois être la seule à ne pas avoir encore tout lu !) et j'ai voulu caser ce petit livre entre deux autres romans plus conséquents. Et encore une fois, mon avis va arriver comme un son discordant par rapport à tous les autres billets, qui sont positifs voire enthousiastes. Dès les premières pages, j'ai senti que cela n'allait pas trop coller entre ce livre et moi ! Le style alternant le "je" et le "elle", les envolées lyriques et poétiques, les phrases courtes et hâchées et les questionnements de la jeune fille ne sont vraiment pas ma tasse de thé. Et c'est aussi sans compter le thème (pays en guerre, histoire d'amour) qui m'a semblé vu et revu, sans surprise et sans grande originalité (et pourtant, je n'en lis pas tant que ça !). Autant dire qu'il m'a semblé que les 96 pages en faisaient plutôt 400 tellement je me suis ennuyée. Heureusement que tout le monde n'a pas le même avis que moi : le prix Landerneau officiel lui a été décerné ! Mais de mon côté, je n'ai eu aucun sentiment pour cette jeune fille, ni pour qui que ce soit d'autre dans ce roman.

PrixLanderneauLu dans le cadre du prix Landerneau.

Les avis de Caro[line], Amanda, Fashion, Cathulu, Katell, Lily, Michel, Malice, Anne, Papillon, Pascal, Lou et Stéphanie.

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23 septembre 2008

Au coeur du mal ---- Chelsea Cain

AucoeurdumalL'inspecteur Archie Sheridan a été longtemps à la tête d'une équipe d'enquêteurs à la poursuite d'un tueur en série redoutable qui s'est finalement révélé être une femme, beauté fatale et cruelle, qui a jeté son dévolu sur l'inspecteur. Effectivement, deux ans auparavant, celui-ci a été séduit et torturé par la redoutable Gretchen Lowell avant d'être secouru par la police alors qu'il était aux portes de la mort. Il se révèle que c'est Gretchen elle-même qui lui a apporté les premiers secours et qui a appelé la police. Depuis, la tueuse sans pitié est en prison mais continue à poser son ombre sur la vie d'Archie, qui se voit reprendre du service à la poursuite d'un nouveau tueur de jeunes filles …

J'aime bien lire des thrillers quand je sens que je risque de tomber en panne de lecture car ils sont toujours vite lus et me poussent souvent à tourner les pages avec avidité. Celui-là ne fait pas exception à la règle, avec ses chapitres assez courts et son rythme relativement soutenu. Il n'y a pourtant pas de grandes poursuites ou autres moments d'action musclés mais une alternance des époques passé/présent qui maintient l'attention en éveil. Pour moi, c'est surtout la relation entre Archie et Grechten, relation malsaine mais hypnotique et bien rendue (attention, il y a quelques moments assez durs) qui m'a plu, me faisant un peu penser à la relation Clarisse/Hannibal Lecter du "Silence des agneaux" de Thomas Harris. Quant à l'autre affaire policière, elle est somme toute banale et sans vraie surprise mais cette petite déception est compensée par une bonne psychologie des personnages. Une lecture très honnête qui sort son épingle du jeu, même si elle manque parfois un peu d'originalité.

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12 août 2008

Lettres à sa fille ---- Calamity Jane

Lettresasafille

Dans la deuxième moitié des années 1800, Calamity Jane, de part son style de vie et son veuvage, a du abandonner sa fille toute jeune contre sa volonté. Jane reste néanmoins en contact avec sa famille d'adoption, elle reçoit régulièrement des nouvelles de sa fille et écrit des lettres qu'elle accumule dans un album pour que cette dernière puisse les lire plus tard. Elle y raconte sa vie et ses difficultés …

Recueil de lettres de Calamity Jane à sa fille, on y découvre une femme très humaine et peu heureuse. Sa vie n'est pas facile, elle a du abandonner sa fille, elle est seule et les emplois qu'elle occupe vont d'hotesse de saloon à conductrice de diligence. Elle refuse de tourner le dos à la liberté et donc est assez mal vue, surtout par les femmes mais elle vient souvent en aide aux personnes dans le besoin et s'en occupant sans rien attendre en retour. Elle raconte tout cela à sa fille, lui explique pourquoi elle a du l'abandonner et combien elle lui manque et même si on sait que Calamity Jane était sujette aux mensonges et à l'embellissement de la vérité, on ressent quand même l'amour d'une mère pour sa fille et le choix terrible qu'elle a du faire pour donner une chance de vie meilleure à sa progéniture. On peut quand même reprocher à l'édition dans laquelle je l'ai lu de ne pas avoir un dossier complémentaire sur la vie de Calamity Jane, qui ferait merveille pour améliorer cette lecture un peu courte et un peu frustrante de par sa brieveté !

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