27 mai 2009
Le courage du papillon ---- Norma Fox Mazer
Les sœurs Herbert sont cinq et sont très liées. Il y a
Beauty, l'aînée qui veille sur la petite troupe, Mim, effacée et calme,
Faithful, la grande gueule, Fancy, qui ne veut ni ne peut mûrir et la petite
dernière Autumn, qui a 11 ans. Leur famille a des grosses difficultés
financières mais, si les parents ne semblent pas très compétents, les filles se
serrent les coudes. Mais elles ignorent qu'un homme les observe tous les jours
et qu'il lutte contre des pulsions inavouables …
Me voilà à nouveau avec un roman jeunesse (et attendez-vous à voir d'autres billets arriver sous peu car ce sont mes lectures actuelles !). Ici, il est assez difficile de classer ce roman dans une catégorie : il mélange habilement suspense et vie quotidienne. On découvre la vie des 5 sœurs, leurs problèmes, leurs envies, leurs colères, tout ça grâce à une alternance dans les chapitres et on sait toujours de qui l'auteure parle, même si le nom de la sœur concernée n'est pas cité tout de suite. Elles ont chacune leur "voix", leurs habitudes et leurs centres d'intérêt et il est facile de les reconnaître. Petit à petit, le suspense va crescendo car on (c'est-à-dire le lecteur) voit cet homme en attente, toujours sur le fil du rasoir et prêt à basculer. Je dois avouer que, malgré l'absence de description précise et détaillée (beaucoup de choses sont suggérées), cet homme fait froid dans le dos et on a envie de crier aux sœurs de se méfier alors qu'elles sont totalement dans leur monde. Le seul reproche que je pourrais faire à ce roman est une espèce de déséquilibre entre l'avant et l'après "évènement". La fin m'a alors semblé précipitée, comme si l'auteure donnait plus d'importance à la vie de la famille Herbert avant et que l'évènement n'était finalement pas si important que ça car les conséquences sont peu développées. Cela reste néanmoins une très bonne lecture jeunesse.
Les avis de Clarabel et Cathulu.
21 mars 2009
Six pieds sous terre ---- Ray French
Aidan Walsh, la cinquantaine vit et travaille dans la
petite ville galloise de Crindau. Il est veuf depuis déjà plusieurs années, a
élevé seul son fils et sa fille, grands et autonomes à présent et voit son
emploi de manutentionnaire à l'usine locale menacé car celle-ci doit fermer.
Pour protester contre tous ces licenciements motivés surtout par l'appât d'un
gain plus important ailleurs, Aidan décide de s'enterrer dans un cercueil dans
son jardin. Ses amis trouvent ce projet fou mais le soutiennent malgré tout et
Dylan, le fils d'Aidan, organise alors la venue de journalistes pour que l'action
de son père ne passe pas inaperçue …
Un thème aussi original et un peu bizarre m'a évidemment attirée quand j'ai vu ce livre à la biblio et des avis assez positifs de mon club lecture m'ont finalement décidée à l'emprunter. Comme je suis dans un creux de lecture, il m'a fallu bien plus longtemps que d'habitude pour le lire mais j'ai quand même énormément apprécié cette histoire humaine d'actualité. Les problèmes que connaît Aidan sont les mêmes que ceux de nombreuses personnes et l'auteur en fait un personnage très attachant et très réussi car Aidan doute souvent de lui, il ne sait plus quoi faire pour essayer de sauver le peu qui reste. Il n'est pas parfait mais il a le mérite d'essayer et de réagir comme il peut et cela m'a beaucoup plu. L'histoire familiale et les relations parent-enfants ne sont pas en reste non plus, ainsi que le rôle des médias, la politique et le monde du travail qui sont égratignés au passage. Pourtant, malgré des thèmes de base assez sombres, l'ensemble est agréable à lire, souvent amusant, parfois émouvant et quelques scènes dans le cercueil sont marquantes (même si certaines choses perdent un peu de leur crédibilité car contradictoires). Voilà donc un roman assez caustique, sans prétention mais riche en originalité et en thèmes variés et qui mérite, à mes yeux, de ne pas passer inaperçu !
L'avis d'Amanda.
17 décembre 2008
Qui comme Ulysse ---- Georges Flipo
Les voyages font partie de la vie de beaucoup de
personnes, qu'ils soient grands ou petits et permettent de rencontrer des
personnes et des cultures différentes : on peut tomber sur un groupe de
touristes en voyage organisé au Rajahstan et confrontés à la misère, sur un groupe d'entreprise entrainé dans une
marche dans le désert tunisien par le PDG de la boite, sur un touriste en Thaïlande à qui une personne de son groupe n'arrête pas de lui parler des
filles du pays, sur un prêtre est fan de tauromachie et demande à être invité à
la fête organisée dans un village indien au Pérou, sur un couple qui participe au carnaval de Venise …
Ce recueil de 14 nouvelles a pour thème principal le voyage, comme vous avez pu le deviner au petit résumé et aux nombreux billets que vous avez lus si vous vous êtes baladés récemment sur la blogosphère. De mon côté, j'ai quand même trouvé que ce lien avec le voyage était parfois assez ténu et certaines nouvelles ressemblaient plutôt à des tranches de vie quotidienne, à la différence près que l'histoire avait lieu dans un pays étranger pour le personnage principal. Qui plus est, j'ai trouvé le tout un peu trop orienté "Amérique du Sud", continent dont que je ne raffole pas vraiment depuis que j'ai commencé à apprendre l'espagnol à l'école ... pourtant, vivant dans le sud de la France, dans un coin où la culture a toujours été très tournée vers l'Espagne, j'aurais du aimer ça ! Mais là, 6 histoires sur 14 ayant trait de près ou de loin avec l'Amérique du Sud, c'est un peu trop pour moi ! Comme pour tout recueil de ce genre, il y a toujours quelques nouvelles qui m'ont laissée indifférente, comme "Les sources froides" (qui raconte le retour au pays d'une fille qui vient aider son père lors d'une exposition de ses toiles) ou "Qui comme Ulysse" (dans laquelle un auteur cherche l'inspiration en préparant des empenadas) ou bien encore "Confiteria ideal" (ou comment le tango peut modifier la perception qu'on a de la vie des autres et de nous-même). D'autres sont plus abouties, plus émouvantes, plus poétiques et m'ont donc plus touchée comme "L'île Sainte-Absence" (une jeune fille en vacances à Cabourg observe une île en face de l'appartement où elle passe la majeure partie de ses journées), qui reste ma préférée de l'ensemble, même si on devine très vite comment cela va tourner et ce qu'il en est. De même, "La route de la soie" (un homme rédige un blog sur ces voyages … mais qui ne sont qu'imaginaires) est très mordant et m'a fait sourire. Mais dans l'ensemble, je n'ai pas eu de grande surprise et on devine un peu trop vite la fin des histoires alors que je préfère en général, à l'instar de beaucoup de lecteurs français comme le dit d'ailleurs si bien Georges Flipo dans une des nouvelles du recueil, des nouvelles plus percutantes et surtout beaucoup plus grinçantes (mais je dois être trop cynique !). Une lecture agréable quoique légèrement décevante qui ne me laissera pas beaucoup de souvenirs … il a fallu que je revienne souvent au livre pour me remettre en mémoire des histoires lors de la rédaction de ce billet car j'en avais oublié les trois quarts (c'est malheureusement souvent mon cas avec les nouvelles, je n'en retiens toujours qu'une ou deux et les autres passent à la trappe !). Cela reste quand même une façon bien sympathique pour découvrir cet auteur qui a une belle plume et qui croque les travers humains !
Le blog de l'auteur.
Les avis enthousiastes de Tamara, Antigone, Papillon, Cuné, Laure, Cathulu, Keisha, Fashion (avec une interview de l'auteur, qui, justement nous parle des chutes des nouvelles !), Amanda, LVE, Katell, Pascal, Florinette, Lou et j'en oublie !
10 décembre 2008
Trop la honte ---- Ludovic Flamant et Emmanuelle Eeckhout
Le jeune narrateur connaît toutes les situations
embarrassantes où on rêverait de pouvoir se cacher dans un trou de souris pour
se faire oublier, celles où c'est vraiment trop la honte pour celui à qui cela
arrive …
Ce petit album s'adresse aux plus jeunes comme aux plus grands car on a tous connus au moins une de ces situations où on ne se sent vraiment pas à l'aise et complètement honteux et ridicule ! Les dessins frais et tout mignons sont là pour illustrer de façon très réussie tous ces cas de gêne absolue et doivent faire rire beaucoup les enfants (bon, moi aussi, j'ai ri !). Et puis, la fin est tellement vraie et tellement juste ! Un petit livre sympa à lire en famille.
Les avis de BelleSahi et Cathulu.
09 novembre 2008
Où on va, papa ? ---- Jean-Louis Fournier
Jean-Louis Fournier est le père de deux garçons pas comme
les autres : Mathieu et Thomas. Ces deux enfants, à cause de leur retard de
croissance, tant physique qu'intellectuelle, ne peuvent donc pas partager
beaucoup de choses avec leurs parents et surtout leur père qui aurait tant aimé
leur faire découvrir la musique et la lecture, le sport et la nature. Mais cet
état de fait n'a pas pour autant éloigner l'humour de la vie de l'auteur et des
moments de partage souvent involontaires émailleront la vie familiale …
Bon, alors autant dire tout de suite que mon résumé n'a pas été facile à faire ! Ce livre/document est un ensemble de petites choses, de réflexions, de souvenirs et de questionnements, le tout mis bout à bout et ce n'est pas facile à décrire le contenu de ces pages. L'humour est souvent présent, quelquefois léger, parfois amer et l'émotion surgit quand on ne s'y attend pas, au détour d'une ligne pour frapper le lecteur en plein cœur. Mais pas de pathos, l'auteur ne geint pas sur son sort, il ouvre tout simplement son cœur et sa tête, se met à nu, avec tout cela comporte : ses moments de doute ou de colère (qui n'en aurait pas eu dans son cas ?), ses petites joies presque volées au quotidien, ses regrets et ses souffrances cachées derrière l'humour de protection qui lui a permis finalement de prouver qu'on peut rester debout malgré les épreuves. C'est un magnifique hommage, plein de pudeur, à ses deux garçons qui, malgré leur différence, ont pu ainsi toucher la lectrice que je suis.
Les avis de Gambadou (qui présente aussi un compte-rendu de rencontre avec l'auteur), de Lily, de Laure, de Cathe, Flora et de Cathulu.
Pour voir la remise du prix Femina 2008 à Jean-Louis Fournier, c'est ici.
24 octobre 2008
Cerises givrées ---- Emma Forrest
Sadie Steinberg, 24 ans, célibataire et anglaise, vit à
New York. Elle travaille chez Grrrl où elle est chargée de trouver des noms
pour le moins étranges (du genre "Feu au cul" pour un rouge à lèvres
fushia ou "Junkie" pour un crayon bleu et vert pour les yeux) pour
les produits de maquillage trash qui obtiennent un certain succès auprès des
jeunes filles. Mais Sadie a une ambition bien plus grande : elle veut écrire un
roman ! Mais entre les filles qui bossent avec elles et le charmant garçon
qu'elle vient de rencontrer à la supérette, ce n'est pas facile de trouver
l'inspiration. Surtout que Marley, en plus d'être mignon et totalement accro à
une certaine hygiène de vie, semble apparemment amoureux de Sadie mais a aussi
un problème majeur : sa fille de 8 ans, Montana, qui se révèle pas facile à
apprivoiser et qui ne voit d'un bon œil l'arrivée d'une nouvelle femme dans la
vie de son père adoré …
Le thème de l'auteur en herbe qui se cherche mâtiné de romance m'avait bien accrochée au départ mais ne m'a pas totalement convaincue. En fait, dès le départ, j'ai pris l'héroïne en grippe : elle est immature, tête à claques et capricieuse au possible et on lui mettrait plutôt 12 ans que 24 ! Sans compter le langage assez cru utilisé à fond dès le départ, ce qui ne me gêne pas outre-mesure dans la vie courante mais qui ici saute aux yeux. Heureusement, cela s'améliore un peu de ce côté-là (ou bien alors, je me suis faite ! mdr !). J'ai longuement hésité pour savoir si j'allais continuer cette lecture ou non mais je voulais voir ce qu'allait donner la confrontation Sadie-Montana, qui finalement n'est pas si bien réussie que ça : on dirait deux gamines pas plus mûres l'une que l'autre (si j'avais été en face de ces deux caractérielles, je me serais demandé qui j'allais baffer en premier !) mais Marley, qui lui est très attachant, est là pour rattraper un peu l'ensemble. Et finalement, à mon plus grand étonnement, les pages ont défilé assez rapidement et la fin a fait remonter un peu le livre dans mon estime, lui permettant de décrocher à peine la moyenne (car il y a quand même de bonnes trouvailles, malheureusement pas toujours bien exploitées).
05 août 2008
Le jour où j'ai perdu mes poils ---- Anne Fine
Anthony est un chien bâtard très fier de son pelage mais
un beau jour, il commence à avoir des démangeaisons sur le dos et il est
toujours très difficile de ne pas se gratter dans ces cas-là. Les enfants
remarquent alors que des petits bouts de peau partent au moment des ces
grattages intensifs et Anthony va alors devoir aller chez le vétérinaire qui va
proposer une solution peu au goût du chien …
Après les chats dans "Le chat assassin" et sa suite, Anne Fine s'attaque à la vie d'un chien de façon très amusante. Le tout est très bien illustré par Véronique Deiss, les dessins sont simples, amusants et collent bien à certains passages. J'adore les réflexions très terre à terre d'Anthony et les petits noms qu'il donne à ses propriétaires et qui sont très sarcastiques. Si le début de l'histoire est vraiment très réussi, la deuxième moitié, après le passage chez le vétérinaire, paraît nettement moins crédible à l'adulte que je suis mais doit être très amusante pour les enfants. Mais on sait que ces histoires sont faites pour rire et pour rêver alors le contrat est réussi !
01 avril 2008
Le potentiel érotique de ma femme ---- David Foenkinos
Hector est un collectionneur qui n'a pas de vie en dehors de ses collections. Il ne peut s'empêcher de collectionner divers objets : des timbres, des piques apéritif, des badges de campagne électorale … peu importe. Il souffre de ce problème et veut changer sa vie. Mais alors qu'il touche le fond, il rencontre Marcel qui va l'aider à comprendre la raison de ces collections. Hector commence petit à petit à remonter la pente et à sa plus grande surprise, il rencontre la femme de sa vie. Il se marie rapidement mais découvre qu'il n'en a peut-être pas encore fini avec sa "collectionnite" aigue. Tout à coup, il rêve de collectionner sa femme, surtout quand elle lave les vitres …
Premier roman de cet auteur chouchou (devinez de qui ! mdr !)que je lis, je dois dire que mon avis est mitigé. J'ai beaucoup aimé l'humour qui se dégage de l'histoire, les absurdités de certaines situations qui émaillent le livre et la galerie de personnages plus savoureux les uns que les autres. C'est le côté qui m'a beaucoup plu, même si l'humour s'est quand même limité à me faire sourire (j'ai été un peu déçue car je m'attendais quand même à quelques éclats de rire qui n'ont finalement pas eu lieu). Pour le côté plus négatif, j'ai trouvé le roman beaucoup trop long et répétitif, surtout au niveau du problème des collections. Pourtant il n'est pas bien épais mais j'aurais apprécié d'y trouver une cinquantaine de pages de moins ! J'avais parfois la sensation que l'auteur me matraquait avec certaines choses pour être sûre que la lectrice que je suis avait bien compris. Dans l'ensemble, je suis un peu déçue et mon impression est mitigée : un roman moyen pour le bilan final mais je compte quand même lire un autre titre de cet auteur !
Les avis de Caro[line], Gambadou, Hydromielle, Praline, Anne, Stéphanie, Tamara, Sylire, Emeraude et Amanda.
29 mars 2008
Le dernier des fous ---- Timothy Findley
Hooker a bientôt 12 ans et c'est le début de l'été. L'école vient de se terminer et l'année prochaine, il devrait aller en pension dans une autre école, où personne ne le connaitra lui et sa famille. Il faut dire que Hooker est assez gêné par celle-ci : sa mère reste enfermée toute la journée dans sa chambre et refuse de voir ses enfants, son père ne parle presque jamais, sa tante, qui est venue s'occuper de la famille, ne sourit pas souvent et son grand frère Gilbert boit énormément, traine toute la journée sans travailler, à composer des poèmes. Hooker a heureusement ses chats et la servante noire Iris, avec qui il passe beaucoup de temps. Il ne comprend pas toujours ce qui se passe dans sa famille mais observe le comportement de ses membres en essayant de trouver des explications à l'enchaînement des évènements tragiques qui ont eu lieu ou qui se profilent à l'horizon …
Premier roman de cet auteur canadien que je lis, j'avoue que, même si je reconnais la qualité littéraire de ce livre, je n'ai que moyennement accroché à l'ensemble. L'histoire raconte la descente aux enfers d'une famille qui aurait du être heureuse mais pour qui certains évènements ont modifié le cours des choses. L'atmosphère est lourde et pesante : lourde de non-dits, de questions, de problèmes non résolus, de distance entre les êtres qui s'enferment à l'intérieur d'eux-mêmes, d'impuissance à comprendre et à partager. Même la météo, avec la canicule qui sévit pendant l'été, plombe un peu plus l'ambiance étouffante de cette maison. Mais à force de tout suggérer et de ne rien dire, je me suis un peu sentie comme Hooker … je n'ai pas compris grand chose à l'ensemble ! Est-ce voulu, suis-je passée à côté de quelque chose, je ne sais pas ! Mon cerveau tourne un peu au ralenti en ce moment alors cela se pourrait bien et comme j'ai quand même eu du mal à m'attacher aux personnages, je n'ai pas voulu faire l'effort d'aller au delà des mots et d'essayer d'appréhender leurs problèmes. La fin prévisible n'a rien changé à ma perception de ce roman sombre et trop psychologique à mon goût du moment.
30 janvier 2008
Camino 999 ---- Catherine Fradier
Carla Montalban vient d'une vieille, grande et riche famille espagnole émigrée en France depuis de nombreuses années et est commandant dans la Brigade criminelle de la ville de Lyon. Elle est appréciée et respectée de ses collègues et enquête régulièrement sur des affaires plus ou moins sordides. Mais une série de meurtres dans le milieu des affaires, qui semblent pourtant sans rapport entre eux, va la plonger au cœur d'une organisation internationale et religieuse qui semble avoir des liens avec sa famille …
Voilà encore un livre lu dans le cadre du prix inter-comités d'entreprises CEZAM 2008 … cela avance plutôt rapidement, cette année ! Cette fois, le style de livre est totalement différent des autres titres proposés car l'auteure signe là un thriller mélangeant faits réels, enquête policière et action. J'ai vite lu le roman car son rythme permet une lecture rapide : des chapitres assez courts, qui se terminent souvent de telle façon qu'on en lit un autre pour en savoir plus … de ce côté-là, Catherine Fradier a tenu mon intérêt éveillé tout au long des pages. Les faits réels dont s'inspire vaguement cette histoire ne sont pas récents, ils datent des années 1970-1980 et je n'en ai aucun souvenir car j'étais bien trop jeune pour m'y intéresser à l'époque. D'ailleurs, son roman ne m'a pas donné l'envie de pousser la recherche plus avant et aurait très bien pu être une fiction complète si elle avait créé une base s'inspirant librement de ces faits réels en les modifiant un peu. Je pense que un certain nombre de lecteurs n'auraient pas fait le rapprochement dans ce cas-là. Par contre, le style d'écriture m'a un peu agacée. L'ensemble aurait eu besoin d'une sérieuse relecture et d'un bon travail d'édition et de correction. On trouve quelques fautes et coquilles mais c'est surtout l'emploi de phrases clichés et grandiloquentes qui m'a porté sur les nerfs. J'aurais pu comprendre si cela avait été un premier roman mais ce n'est pas le cas. Je n'ai pas d'exemple à vous donner car je n'ai jamais de papier et de crayon à portée de main quand je lis mais je reconnais qu'un style plus sobre et plus direct aurait mieux fait honneur au roman. Une lecture pas désagréable au final (je suis une accro des thrillers en tous genres alors je ne suis pas complètement partiale !) mais une impression mitigée malgré tout. Dommage car il aurait pu obtenir une très bonne note de ma part !




